Ecart de taux : ça sent le roussi !La Chronique Agora

 

 

 

 

Ecart de taux : ça sent le roussi !

 


La Chronique Agora

Paris, mercredi 8 février 2017

  • Simone Wapler : Les créanciers de la France se méfient des élections
    Les partis anti-euro ou enclins à restructurer la dette publique sont dominants. Du coup, les investisseurs étrangers vendent la dette française.
  • Bill Bonner : Dieu a promis d’assainir le marigot
    Le gouvernement est le prix à payer pour éliminer les échanges gagnant-perdant d’une société civilisée, mais il ne doit pas en rajouter.
  • Ferghane Azihari : Le Decodex du Monde est-il une initiative honnête ?
    Comment identifier les vraies informations des fausses informations, les fake news dénoncées par Trump ? Le Monde prétend avoir la solution. Méfiance.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Simone Wapler

Les créanciers de la France se méfient des élections

Les taux montent malgré les 80 Mds€ par mois créés par Mario Draghi pour racheter des obligations dont les investisseurs ne veulent plus.

« Les risques de redénomination de la dette en euro surgissent sur les écrans radars des investisseurs » indique le Financial Times ce matin.

La situation est simple : les investisseurs étrangers achètent la dette de la France, libellée en euro. Cette dette permet à notre Etat de soutenir des pans non performants de notre économie en achetant par exemple des rames de TGV inutiles. Subventionner les entreprises zombies et le capitalisme de copinage conduit aussi la France à importer plus que ce qu’elle exporte, et ceci depuis des années.

Tout ceci, les investisseurs étrangers le savent, contrairement à certains épargnants nationaux qui ne voient aucun inconvénient à souscrire aux emprunts d’Etat au travers de leur assurance-vie.

Mais jusque-là, ils avaient confiance. Ils avaient une foi inébranlable dans la capacité des contribuables français à honorer intérêts et principal.

Des profits à trois chiffres grâce à ce secteur surprenant !
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Pour en faire partie, c’est par ici.

Cependant, la donne vient de changer. Les sondages (même s’ils sont douteux) montrent que l’addition des voix Le Pen (anti-euro), Mélenchon (anti-euro) et Hamon (favorable à une restructuration des dettes européennes) dépasse 50%.

Du coup, nos investisseurs étrangers chaussent leurs lunettes et relisent les petites notes de bas de page intitulées « clauses d’action collective », ou CAC, figurant depuis 2012 sur les obligations libellées en euro.

Il y est écrit que l’émetteur peut forcer ses créanciers privés à accepter des pertes si une majorité de ces derniers l’acceptent… Par le passé, des « petits » porteurs d’obligations souveraines pouvaient bloquer toute restructuration. Maintenant ce n’est plus le cas, les obligations ne sont donc plus vraiment des obligations aussi contraignantes pour le pays émetteur. Supposons que le pays émetteur force les épargnants nationaux à accepter une restructuration : les étrangers seraient aussi contraints de s’aligner.

Du coup, les porteurs de ces titres sont un peu refroidis…

Toutefois, la France n’a pas un énorme stock d’obligations CAC.

Sur ce graphe du Financial Times, en rose pâle les obligations sans CAC et en rose foncé, celles avec CAC.

CAC

Les 10 plus grands pays cumulent 3 600 Mds€ de dettes sans CAC et 2 800 Mds€ avec CAC.

Mais les créanciers pensent que la loi nationale l’emporterait quoiqu’il arrive et n’aiment pas cette idée. Par conséquent, ils vendent, la Banque centrale européenne rachète, mais 80 Mds€ ne suffisent pas à contenir ce mouvement puisque les taux d’emprunts de la France et de l’Allemagne continuent à s’écarter.

Ca sent le roussi…

Evolution de l'écart de taux entre la France et l'Allemagne
Source Boursorama

[NDLR : Chaque jour qui passe confirme la vulnérabilité de la Zone euro. L’écart des taux d’emprunt entre les pays et les déséquilibres commerciaux sont des indices inquiétants. Pour comprendre d’où pourrait venir la rupture et surtout comment mettre votre épargne à l’abri, c’est ici.]

Je vous laisse maintenant en compagnie de Bill Bonner qui creuse toujours son idée révolutionnaire d’amélioration de l’économie par suppression des échanges gagnant-perdant, puis de Ferghane Azihari qui se penche sur le Decodex du Monde.

Ce Decodex commence à faire couler de l’encre (numérique) dans le milieu mal-pensant, conspirationniste, complotiste et ruminateur de rumeurs auquel la Chronique appartient selon Le Monde. Je vous recommande aussi sur ce sujet, les éclairages d’Eric Verhaeghe et d’Olivier Berruyer.

Eric, énarque et entrepreneur tient le blog Décider & Entreprendre :

« Imagine-t-on Coca-Cola dresser la liste des boissons bonnes ou pas pour la santé ? Imagine-t-on Coca-Cola lancer un site Internet qui recommande de ne pas boire du Breizh Cola ou du Corsicola parce que ces boissons seraient dangereuses, ou contrefaites ?
Imagine-t-on Renault lancer un site déconseillant de rouler en Volkswagen parce que le moteur des voitures allemandes serait plus polluant ?

Bien entendu, ces marques peuvent toujours s’essayer à dénigrer leurs concurrentes sur des bases qui leur sont propres. Mais elles auront rapidement à faire à quelques procédures juridiques.« 

Olivier tient le blog les-crises.fr et nous partageons beaucoup de ses constats dans le domaine financier. Vous trouverez la liste de ses succulents articles sur le sujet ici.

« On parle bien du Monde, qui nous a vendu les charmes des Khmers Rouges à leur arrivée au pouvoir, Timisoara, les couveuses du Koweït, le vrai-faux plan Fer à cheval d’épuration ethnique au Kosovo, les armes de destruction massive en Irak, les bobards sur la Libye en 2011, ou encore récemment le quasi-génocide lors de la Libération d’Alep Est (sérieux, ça s’est vu grave, même ses confrères le disent)…

Si le Monde pouvait se donner pour mission d’être irréprochable sur son propre travail, cela serait déjà une sacrée avancée pour lutter contre les fausses informations… »

Nous vous importunons peut-être avec ce Decodex, mais nous estimons que cette police de la pensée est un sujet aussi important que celui de la liberté de pouvoir payer en espèces (cash) ou des manipulations monétaires des banquiers centraux. Nous refusons de nous voir mis à l’index.


LES NOTES DE BILL BONNER

Bill Bonner

Dieu a promis d’assainir le marigot

Faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs.
– Isaïe 58:1-12

Le marigot est un lieu où nait l’injustice. Où l’on force les gens à conclure des accords gagnant-perdant. Où le gaspillage, la corruption et le vol leur dérobent temps et argent.

Inutile de savoir si quelque nouvelle loi ou nouvelle mesure politique va réellement produire ce que disent ceux qui l’ont proposée. Il suffit de se poser la question suivante : gagnant-perdant ou gagnant-gagnant ?

Dans l’espace « public », en règle générale, les accords doivent être gagnant-gagnant… sinon le citoyen moyen est perdant. Tu ne voleras point. Tu ne tueras point. Tu ne concluras point d’accords gagnant-perdant.

Pourquoi ?

Parce que seuls les accords gagnant-gagnant favorisent la richesse, le choix et la prospérité.

Dans le cadre d’un accord privé, vous pouvez gagner de l’argent en le prenant à quelqu’un d’autre. Mais tout le monde ne peut gagner de l’argent de cette façon. Donc, en tant que politique ou règle générale, cela ne marche pas. Cela n’enrichit pas le citoyen moyen.

En fait, cela l’appauvrit. En partie en raison des frictions, du gaspillage et des effets dissuasifs que cela crée. En en partie parce que le citoyen moyen n’est jamais du côté gagnant d’un accord gagnant-perdant.

Qui ressent le poids du joug ? Qui est victime de l’injustice ?

Est-ce Wall Street, avec ses millions de contributions versées à l’Etat et ses hommes clés occupant les postes les plus puissants au sein du gouvernement ? Non.

Ou bien les initiés du secteur militaire/de la sécurité, en Virginie du nord qui, depuis la Deuxième Guerre mondiale, ont perçu jusqu’à 50 000 Mds$ (en dollars actuels) de l’argent du contribuable ? Non.

Ou les compères et leurs ententes entre initiés, alors ? Les zombies, avec leurs avantages et le prix de leur silence ? L’establishment de Washington-New York-Californie ? Non, non et non.

Nous avons eu beaucoup de retours à propos de notre formule. Certains positifs… certains négatifs… et d’autres qui nous laissent pensif. (Modestement, nous sommes prêt à tout moment à la confronter à la formule idiote de Piketty « r>g »). [NDR : Dans son ouvrage, Le capital au XXIe siècle, Piketty présume que le rendement du capital (r) progresse plus vite que l’économie (g).]

Notre formule n’est pas universelle, toutefois. Elle ne s’apparente pas au deuxième principe de la thermodynamique, ni à « All you need is love » [NDR : chanson des Beatles, qui véhicule un idéal de paix, d’amour et d’unité]. Elle décrit simplement la façon dont fonctionne une économie civilisée.

Accepter le prix à payer pour éliminer les échanges gagnant-perdant

Et elle semble aboutir à une conclusion troublante et impossible. Si le gagnant-gagnant est positif et que le gagnant-perdant est négatif… pourquoi avoir un gouvernement, alors ? Tous les accords du gouvernement sont gagnant-perdant.

« Saviez-vous qu’il existait des abeilles voleuses ? », nous a demandé un apiculteur, samedi dernier. « Elles ne collectent pas le miel. Elles se contentent de le voler dans d’autres ruches. On doit les avoir à l’oeil. »

Oui, cher lecteur, certaines abeilles pratiquent le gagnant-perdant, également. Les abeilles voleuses sont les gagnantes. Les abeilles volées y perdent.

Notre formule ne nous dit pas quoi en faire, de ces abeilles voleuses… Elle nous dit seulement que nous serions plus riches sans elles. Nous accepterons le prix à payer pour nous prémunir d’elles et les dissuader, en faisant de notre mieux pour que ce prix soit le moins cher possible.

Mais c’est comme dans la vie, n’est-ce pas ? Il y a forcément des braqueurs, des filous et des brutes. Et, pour autant que je sache, il y a forcément un gouvernement.

Certains accords gagnant-perdant – imposés par l’Etat – peuvent être nécessaires. Mais ce que la formule nous dit, c’est que Jefferson avait raison : moins il y en a, mieux on se porte.

« Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins », affirmait-il.

Pour que Trump gouverne bien, il doit réduire la portée du gouvernement. Il doit assainir le marigot.

Il doit chasser les usuriers du temple… renvoyer les soldats dans leurs casernes… et empêcher les personnes âgées d’exploiter les jeunes.

Un défi de taille…

3 683 € d’économie d’impôts ?!
C’est POSSIBLE : Hervé l’a fait… et cela a été beaucoup plus simple qu’on pourrait le penser.

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LES NOTES DE FERGHANE AZIHARI

Ferghane Azihari

Le Decodex du Monde est-il une initiative honnête ?

Le Decodex, lancé par Le Monde, est un outil prétendument destiné à nous aider à identifier ce qui relève des vraies et des fausses informations. Dit comme ça, aucun problème me direz-vous. Néanmoins il s’agit là d’une initiative tout à fait discutable puisqu’elle tend à faire croire au public que l’information serait neutre par essence, ce qui n’est pas le cas et ne le sera jamais.

Une information est toujours biaisée : la manipulation consiste à faire croire que ce n’est jamais le cas

L’information est nécessairement biaisée. Notre manière de produire de l’information reflète une certaine perception de la réalité susceptible d’être confrontée à des visions concurrentes. On peut déplorer ce biais et considérer qu’il s’agit – à tort ou à raison – d’une imperfection du marché des idées. Il faut néanmoins avoir la lucidité et l’honnêteté d’admettre cet état de fait.

Ces biais sont particulièrement visibles dans le domaine de la politique où l’usage d’un vocabulaire plutôt qu’un autre traduit déjà une forme de militantisme. L’emploi d’un terme n’est jamais anodin et est nécessairement au service d’une grille de lecture militante susceptible d’être confirmée ou combattue par le choix des mots.

Le vocabulaire politique et la subversion du langage

Prenons l’exemple des politiques monétaires si vous le voulez bien, puisqu’il s’agit là d’un domaine qui sollicite particulièrement notre attention sur ce site. Si demain un gang dans votre quartier vous menace de vous racketter pour avoir sollicité une monnaie autre que celle qu’on vous intimait d’utiliser, il y a de fortes chances que tout le monde crie à l’extorsion.

L’Article 312-1 du Code pénal définit en effet l’extorsion comme : « le fait d’obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d’un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque. »

Le gang en question serait sans doute réprimé d’une manière ou d’une autre. Pourtant cette extorsion sera rebaptisée « cours légal » par la magie du vocabulaire politique dès lors qu’elle sera pratiquée par une organisation se réclamant du statut « d’Etat ». Le cours légal est le mécanisme par lequel l’Etat vous contraint à utiliser l’euro sous peine de vous infliger une amende (Articles R642-2 et R642-3 du Code pénal).
[NDLR : Savez-vous que certaines pièces en or, et même en argent, ont « cours légal » ? Cette particularité leur confère des propriétés très intéressantes, fiscalement. Avec les incertitudes sur l’euro et le réveil de l’inflation, l’or et l’argent sont promis à une belle hausse en 2017. Encore faut-il savoir quoi acheter. Pour le découvrir, cliquez ici.
]

Tout n’est qu’une question de point de vue

Quelle différence entre le cours légal et l’extorsion si ce n’est l’identité de l’organisation à l’oeuvre ? Dans un cas, cette organisation sera investie du monopole de la violence légitime. Dans l’autre, non. Pourtant, nous définissons ces phénomènes identiques avec deux mots différents dans les médias. Dans un cas, l’usage de la notion de cours légal traduira la volonté de légitimer une organisation tandis que l’extorsion sera réservée aux organisations dont on nie toute légitimité à porter atteinte aux biens d’autrui.

Tout l’aspect malhonnête du Decodex réside justement dans la négation du biais inhérent à la production de l’information en proclamant que les médias mainstream seraient nécessairement plus fiables que les magazines moins orthodoxes, ce qui reste à démontrer.

Les médias mainstream : une confiance en chute libre

Le Decodex apparaît en effet à un moment où beaucoup se tournent vers des médias dits alternatifs en réaction à la défiance grandissante que suscite la presse traditionnelle. L’enquête annuelle réalisée début janvier par l’institut Kantar pour le quotidien La Croix révèle ainsi que 67% des sondés pensent que les journalistes ne sont pas indépendants du pouvoir et des pressions politiques.

Comment infirmer ces soupçons quand la presse – quatrième pouvoir auto-proclamé – est généreusement financée par la même organisation contre laquelle elle est censée nous protéger en nous délivrant des informations susceptibles d’encourager l’exercice de notre esprit critique ?

tableau
Source : Ministère de la culture

Plutôt que de verser dans l’arrogance, nos journalistes subventionnés devraient s’interroger sur leur rôle dans le délitement de la confiance du public envers la presse traditionnelle et les partis de gouvernement.

 

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Auteur : erlande

68 ans;45 ans d'expérience dans la communication à haut niveau;licencié en lettres classiques;catholique;gaulliste de gauche à la Malraux;libéral-étatiste à la Jacques Rueff;maître:Saint Thomas d'Aquin:pro-vie sans concession.Centres 'intérêt avec connaissances:théologie,metaphysie,philosophies particulières,morale,affectivité,esthétique,politique,économie,démographie,histoire,sciences physique:physique,astrophysique;sciences de la vie:biologie;sciences humaines:psychologie cognitive,sociologie;statistiques;beaux-arts:littérature,poésie,théâtre,essais,pamphlets;musique classique.Expériences proffessionnelles:toujours chef et responsable:chômage,jeunesse,toxicomanies,énergies,enseignant,conseil en communication:para-pubis,industrie,services;livres;expérience parallèle:campagne électorale gaulliste.Documentation:5 000 livres,plusieurs centaines d'articles.Personnalité:indifférent à l'argent et aux biens matériels;généraliste et pas spécialiste:de minimis non curat praetor;pas de loisirs,plus de vacances;mémoire d'éléphant,pessimiste actif,pas homme de ressentiment;peur de rien sauf du jugement de Dieu.Santé physique:aveugle d'un oeil,l'autre très faible;gammapathie monoclonale stable;compressions de divers nerfs mal placés et plus opérable;névralgies violentes insoignables;trous dans les poumons non cancéreux pour le moment,insomniaque.Situation matérielle:fauché comme les blés.Combatif mais sans haine.Ma devise:servir.Bref,un apax qui exaspère tout le monde mais la réciproque est vraie!

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