Le Salon beige: Emmanuel Macron, vecteur de l’islamisme et des frères musulmans ?-et varia

Le Salon beige:

C’est arrivé un 4 mai…
La question culturelle et identitaire s’est invitée au cœur des stratégies électorales
Emmanuel Macron, vecteur de l’islamisme et des frères musulmans ?
Et des universités de plus qui donnent dans la propagande
Lettre ouverte d’un prêtre diocésain à Mgr Blaquart
Pour ceux qui ont peur… du projet économique de Marine Le Pen
Macron a le visage de cette Europe libérale et égoïste dont les Français ne veulent pourtant pas…
« Macron est un psychopathe » : l’analyse d’un psychiatre italien
Macron, sauveur de l’économie ?
Lettre ouverte aux catholiques perplexes : « L’enjeu de cette présidentielle est un enjeu de civilisation »
Bébés éprouvettes : Deux amis de longue date découvrent qu’ils sont frère et soeur
Bernard Cazeneuve ne se cache même plus : « Il faut gagner l’élection présidentielle ! »
La Commission européenne veut ouvrir à nouveau les vannes de l’immigration clandestine
Education : Macron entérine et prolonge toutes les dispositions de madame Vallaud Belkacem
Abrogation de la loi Taubira : engagement n°87 de Marine Le Pen
Terres de mission : Le renouveau de l’Eglise orthodoxe russe
Brigitte Bardot votera Marine Le Pen
Le collectif Antioche dénonce la connivence entre le haut-clergé et les élites
Messe pour la France ce 3 mai à 19h45 à Paris
Les cathos peuvent voter pour Le Pen
On ne peut pas expliquer aux électeurs que, pendant des mois, on est pour Fillon, puis, le lendemain on est pour Macron
Ce qui se joue cette semaine, c’est la capacité de Marine Le Pen a incarner la principale force de droite
Le Front national a cru, ou feint de croire, qu’il pouvait arriver tout seul au pouvoir
La colère de Finkielkraut contre l’instrumentalisation de la Shoah
Pour les Eveilleurs d’Espérance : Macron c’est non
Alain Dumait votera Marine Le Pen
Pilate et Judas : quel électeur êtes-vous ?
Conférence-témoignage de M et Mme Caron sur l’Espérance, Nantes vendredi 5 mai

C’est arrivé un 4 mai…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 4 mai 1008 (date incertaine) : naissance d’Henri Ier, Roi de France.

Le règne d’Henri 1er est une longue suite de luttes féodales. Il perd la Bourgogne et ne gagne que le Sénonais. C’est durant cette période difficile que les évêques français proclament la paix de Dieu, puis la trêve de Dieu. Voir les chroniques du 14 mai, 20 juillet et 14 août.

le 4 mai 1097 : la première croisade.

Godefroy de Bouillon, à la tête des premiers croisés quittent Nicomédie et se dirigent sur Nicée (actuelle İznik), capitale du sultanat seldjoukide de Roum, leur premier objectif militaire. Le siège commence le 14 mai.

le 4 mai 1493 : le pape Alexandre VI fulmine la bulle Inter cætera qui partage le Nouveau-Monde entre l’Espagne et le Portugal.

Le pape décrète par la bulle Inter cætera que les nouvelles terres découvertes situées à l’ouest d’un méridien à 100 lieues des îles du Cap-Vert reviennent à l’Espagne, celles à l’est revenant au Portugal ; la bulle exclut toute terre connue déjà sous le contrôle d’un État chrétien. La bulle est renforcée cette même année par un accord entre les Espagnols et les Portugais connu sous le nom de traité de Tordesillas.

le 4 mai 1600 : Controverse de Fontainebleau.

A Fontainebleau, devant Henri IV, a lieu une joute théologique entre catholiques et protestants. Le Roi donne raison au cardinal Du Perron et à ses collaborateurs, parmi lesquels le futur cardinal Pierre de Bérulle et tort à Duplessis-Mornay et aux protestants. Monseigneur Du Perron affirme que toutes les citations bibliques contenues dans le livre de Duplessis-Mornay sont fausses. Il met donc au défi l’auteur d’apporter la preuve de la véracité de ces citations. La conférence se tient publiquement devant 200 personnes en présence du Roi. Du Perron relève 500 passages dans le livre de Duplessis-Mornay se référant à la Bible. Duplessis-Mornay se révèle incapable de relever le « défi ». Il est donc abreuvé des sarcasmes du Roi.

le 4 mai 1714 : le duc de Berry Charles meurt lors d’un accident de chasse.

Il y fait une chute de cheval et meurt brutalement 10 jours plus tard. C’est le troisième petit-fils de Louis XIV.

le 4 mai 1724 : élection du pape Benoit XIII.
le 4 mai 1794 : la colonne infernale Dutruy est au Perrier.
le 4 mai 1814 : Napoléon arrive à l’île d’Elbe en exil.

L’arrivée de Napoléon à l’île d’Elbe ; Gravure de Marc Sandelli, extraite de La Petite Armée de G. Daddi

Il y séjourne jusqu’à son retour en France, le 26 février 1815 (Cf. la chronique du jour). L’île, conquise en 1802 par les Français, devient partie intégrante de l’Italie en 1860.

le 4 mai 1877 : le frère 3 points Gambetta à la Chambre.

« Le catholicisme, voilà l’ennemi »

Note François Marie Algoud dans son livre Histoire de la perversion de l’intelligence et des mœurs. (Edition de Chiré, pages 126).

« Qu’est-ce que le cléricalisme ? Hector Depasse, un écrivain républicain, en donne alors cette définition : « Le cléricalisme est la ligue des partis d’État et d’Église, la confusion de la politique et du culte, le complot de la police et du dogme pour l’asservissement de l’esprit humain. » Se donnant pour but de combattre le cléricalisme, l’anticléricalisme revêt donc à la fois une dimension politique, qui vise les relations entre l’État et la religion, une dimension sociale, qui regarde la place de la religion dans la société, et une dimension philosophique, qui concerne l’emprise de la religion sur l’individu.

[…] Le 4 mai 1877, des députés interpellent le gouvernement sur « l’agitation antipatriotique » entretenue par les « menées ultramontaines ». C’est dans ces circonstances que Gambetta monte à la tribune de la Chambre, et lance une charge contre l’Église en brandissant les règles concordataires. « À quel degré de faiblesse et d’impuissance sommes-nous donc tombés, accuse-t-il, qu’on puisse voir un pape s’adresser directement en France soit à des particuliers, soit à une collectivité, sans recourir à l’intermédiaire des pouvoirs civils ? »

Et de conclure : « Je ne fais que traduire les sentiments intimes du peuple de France en disant du cléricalisme ce qu’en disait un jour mon ami Peyrat : « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 15 et 22)

le 4 mai 1945 : le général Leclerc prend Berchtesgaden.
le 4 mai 2008 : les apparitions du Laus sont reconnues.

Concernant le message donné au Laus, la sainte Vierge dit à Benoite Rencurel :

« J’ai demandé le Laus à mon Fils pour la conversion des pécheurs et Il me l’a donné ». Elle a également demandé la construction d’une grande église et de faire un pèlerinage. Ensuite, Benoite reçoit de la sainte Vierge une longue formation, en vue de sa mission : œuvrer pour faire connaître la Miséricorde de Dieu, spécialement dans le Sacrement de Pénitence. La Vierge attire également l’attention des pèlerins sur l’Eucharistie en multipliant les miracles par l’utilisation de l’huile de la lampe du Tabernacle.

La question culturelle et identitaire s’est invitée au cœur des stratégies électorales

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Le géographe Christophe Guilluy analyse le second tour d’une élection présidentielle qui, selon lui, confirme que la mondialisation ou l’immigration sont devenues les vrais sujets de clivage au-delà de la droite ou de la gauche.

Que nous apprend la carte du vote du premier tour de la présidentielle ?

Il y a une confirmation du mouvement entamé ces dix dernières années avec une forte poussée du FN dans les périphéries. Quelle que soit la région, la dynamique est là. Pour le second tour, ces périphéries devraient logiquement donner de forts scores à Marine Le Pen, alors qu’Emmanuel Macron sera vainqueur dans les centres urbains. Évidemment, ces constatations n’effacent pas la géographie traditionnelle, à savoir l’Est plutôt à droite, l’Ouest à gauche. Mais le fond du décor est en train de s’estomper peu à peu.

L’analyse qui oppose un vote des villes à un vote des campagnes est-elle pertinente ?

Elle est imprécise. Le clivage sépare ceux qui bénéficient de la mondialisation de ceux qui en pâtissent. Il est à la fois géographique et social. Que ce soit aux États-Unis, en Suède, au Danemark, aux Pays-Bas ou en Autriche, les territoires s’adaptent toujours de la même façon au modèle économique mondialisé : les métropoles deviennent de nouvelles citadelles, un monde fermé auquel on ne peut accéder sans ticket d’entrée. Impossible pour les classes populaires d’y acheter leur logement, compliqué d’y louer, à moins d’habiter dans des quartiers de logements sociaux. On nous explique que la révolution numérique efface les différences entre New York et le Cantal, ce n’est pas vrai. Les catégories supérieures se replient de plus en plus dans les territoires gagnants de la mondialisation, alors que la classe moyenne disparaît.

Vous avez l’ habitude de dire que les classes populaires ont tourné le dos à la gauche. Or, 24 % des ouvriers ont voté pour Jean-Luc Mélenchon. Ce n’ est pas négligeable…

Nous assistons à un clivage à l’intérieur même des classes populaires. Le FN reste en tête avec un score de 37 % chez les ouvriers et Jean-Luc Mélenchon engrange effectivement des voix, notamment au sein des catégories populaires de banlieue. Ce sont les mêmes qui avaient voté Hollande en 2012. À l’inverse, les catégories populaires de la France périphérique ont plutôt voté FN. La question culturelle et identitaire s’est invitée au cœur des stratégies électorales des partis politiques.

Donc, pour vous, ce succès de Mélenchon chez les ouvriers, c’ est un vote ethnique ?

Pas seulement, mais il y a une dimension ethnoculturelle très nette. Ce fonctionnement est en place depuis plus de quinze ans, rien de très neuf. Nous ne sommes plus sur un clivage strictement social. Prenez une cité d’Hénin-Baumont par exemple, le « petit Blanc » va voter FN et le « petit beur » va voter Mélenchon… Alors même que les deux partagent une réalité géographique et sociale, leur vote diverge ! Cela signifie bien que la question culturelle et identitaire s’est invitée au cœur des stratégies électorales des partis politiques ! Les partis dits républicains prétendent le contraire la main sur le cœur, mais c’est bien évidemment faux. Au moins sur la question de l’émergence de la société multiculturelle, les partis américains ont moins de pudeur sur le sujet.

C’est ce que vous appelez « l’ insécurité culturelle »…

J’ai élaboré ce concept opérationnel pour analyser les demandes d’attribution de logement dans le parc social et pour étudier les leviers de l’ethnicisation de certaines cités. Je me suis rendu compte que, parfois, alors qu’il n’y avait ni problème d’insécurité physique ni grande précarisation, les habitants d’un quartier cherchaient à déménager pour échapper à une instabilité démographique. Cette instabilité renvoyait aux individus l’idée qu’ils étaient minoritaires ou en passe de le devenir dans leur quartier. Cette prise de conscience faisait flamber les demandes de changement d’attribution. C’est ce fait de ne pas pouvoir partager un capital culturel ou historique commun que j’appelle l’insécurité culturelle. Ce phénomène est assez universel, par exemple, la petite bourgeoisie magrébine quitte les quartiers où se concentre l’immigration africaine. En réalité, personne ne souhaite être minoritaire, car cela signifie dépendre de la bienveillance de la majorité. […]

Dans ce cas, comme expliquer qu’ Emmanuel Macron soit donné gagnant au second tour, alors que la France périphérique représenterait 60 % de la population ?

Ce qui est frappant, c’est qu’il y a un potentiel majoritaire avec des gens qui se croient minoritaires. En somme, c’est un conflit de classe, sans conscience de classe. Nous ne sommes pas la Grèce : il y a encore beaucoup de gens qui ont beaucoup à perdre. Les retraités et les fonctionnaires, qui sont protégés de la mondialisation, n’ont aucune raison de renverser la table. Il y a aussi, à la marge, le vote des minorités qui va se porter vers le parti le moins anti-immigrés. On voit bien que le Front national est bloqué par sa sociologie : les catégories populaires ne lui suffiront pas. Mais les coups de boutoir seront de plus en plus violents. On peut très bien imaginer demain voir un FN atteindre les 30-35 % au premier tour. Cela signifiera que les digues sont en train de céder. Pour l’instant, la difficulté que rencontre Emmanuel Macron est la suivante : comment tenir un discours optimiste sur la mondialisation, tout en captant les voix des perdants de cette mondialisation, ceux dont le niveau de vie a diminué ces vingt dernières années ? Pas facile.

Certains analystes affirment que l’ on assiste à une « droitisation de la France »… Pour vous, c’est un leurre ?

Tout d’abord, le clivage gauche-droite ne structure plus complètement l’opinion. La preuve : le candidat de droite comme le candidat de gauche ont été éjectés dès le premier tour. Ceux qui ont franchi l’obstacle, ce sont des candidats qui se revendiquent « ni de droite ni de gauche ». Ce vieux clivage n’est encore pertinent que pour les retraités et les fonctionnaires. Les autres électeurs se déterminent désormais par des thématiques, comme la mondialisation ou l’immigration. Cela n’en fait pas spécifiquement des gens de gauche ou de droite. Si le pays avait vraiment « basculé à droite », l’État providence serait par exemple remis en question par l’opinion. Or, c’est tout le contraire. L’attachement aux services publics se vérifie, tout particulièrement dans la France périphérique, où la fermeture d’un bureau de poste peut devenir un casus belli. Même chose sur la question de la laïcité : il existe des électeurs de droite comme de gauche qui y sont attachés. Le clivage gauche-droite était le clivage du XIXe et du XXe siècle. Ce qui détermine le vote aujourd’hui, c’est le rapport à la mondialisation, à l’économie et le niveau de désaffiliation aux partis. […] »

Emmanuel Macron, vecteur de l’islamisme et des frères musulmans ?

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Intéressante présentation par un franco-marocain des agitateurs musulmans très entristes qui entourent le candidat de l’oligarchie. L’un des risques majeurs, non présenté ici mais qui nous semble essentiel, et de nature à mobiliser ceux de notre entourage qui voudraient voter blanc, ou pire (si, si, il y en a, nous avons discuté avec l’un d’eux pas plus tard qu’hier, un ardent participant aux manifs de 2013!), est selon nous la probabilité non négligeable que le fils d’Hollande légifère sur le vote des émigrés dans les 5 ans, ce qui nous condamne alors à la défaite électorale permanente par putsch démographique.

Il conclue par les considérations suivantes.

Que faire le 7 mai ?

J’entends depuis l’annonce des résultats du premier tour des injonctions par-ci, des insultes par-là. Je n’ai jamais vu une telle violence dans les propos, à la veille d’une élection majeure. Comme si le bien était d’un côté et le mal de l’autre. Une binarité simpliste qui n’augure rien de bon pour l’avenir du débat contradictoire et complexe dans une société, la nôtre, demeurant déboussolée par des crises économiques, sociales, identitaires doublées de menaces réelles de toutes ces violences islamistes qui surgissent, ici où là, causant la mort et condamnant la République à être en état d’urgence. Comme si, après une campagne électorale calamiteuse, Emmanuel Macron était de facto «le» candidat légitime pour présider la France, durant les cinq prochaines années.

Ses électeurs, respectables et respectés, constatant son relatif modeste score au premier tour d’une élection qui n’a pas livré ses secrets — le ferait-elle un jour ? –semblent être décidés, au nom de grands principes, à culpabiliser tous les autres humanistes, qui ne partagent pas leurs avis et qui ne veulent voter ni pour Macron, ni pour Le Pen. Pour ce faire, le vote «ni-ni» est considéré comme étant favorable à Marine Le Pen. Pourquoi ne serait-il pas favorable à Macron ? Mais cela n’est pas la vraie question.

Pour culpabiliser ceux qui refusent les postures de «moutons» et de «castors», on sort l’argument de l’antisémitisme, du nazisme et l’autre argument relatif à la Russie de Poutine, entre autres. Comme si un antisémitisme constaté chez des proches de Marine Le Pen serait beaucoup plus dangereux qu’un antisémitisme structurel avéré, constaté chez des proches islamistes d’Emmanuel Macron. Où est la cohérence ? Où sont la justice et la justesse dans le jugement ? La haine du juif, parce qu’il est juif, ne mériterait pas la même condamnation ferme et inconditionnelle selon qu’elle soit exprimée par un proche de Le Pen ou par un proche de Macron ?

Par ailleurs, l’islamisme, qui a détruit des pays et des civilisations millénaires au Proche-Orient comme en Afrique serait-il devenu, le temps des présidentielles, compatible avec les valeurs et les idéaux démocratiques et humanistes ? Quid des liens entre islamisme et nazisme ?

Que dire de cet épouvantail nommé la Russie de Poutine ? Est-il plus (ou moins) nocif, pour la stabilité de la République, qu’une servitude volontaire à la Turquie d’Erdogan ou aux monarchies pétrodollars, l’Arabie-Saoudite et le Qatar, et à leur volonté affichée de contrôler l’islam et la communauté de foi musulmane en France, via leurs agents frérosalafistes, leurs ONG, à travers une stratégie Soft Power assumée et financée, devant laquelle la France de Sarkozy, la France de Hollande-Macron se sont prosternées ?

Le combat contre l’islamisme est, pour beaucoup, un combat secondaire. Soit. Mais ce n’est pas mon avis, car là où l’islamisme s’implante, la paix devient un mirage. Un rêve fragile. Les violences se banalisent. Les libertés fondamentales et les droits humains reculent, petit-à-petit, mais reculent pour disparaître à jamais. Quand j’observe l’arrière-plan, derrière la candidature d’Emmanuel Macron, je vois certaines choses s’organiser. L’islamisme tente d’obtenir ici en France ce qu’il n’a pas pu atteindre dans bien d’autres pays. Ils sont là, derrière les rideaux de fumée, avec leur idéologie de conquête, leur antisémitisme décomplexé mais masqué, leur haine de l’autre, leur détestation de la laïcité, de la République, leur volonté d’asservir des esprits, des corps et des espaces, leurs structures de lobbying et d’entrisme. Ils sont venus de divers chemins pour rejoindre «En Marche !», en direction du Tamkine.

Peu importe que, par le passé récent, ils ont infiltré des formations politiques de gauche, du centre ou de droite. Ils ont même tenté de placer des «frères» au Front National, à l’image d’un certain Camel Bechikh. Aujourd’hui, c’est cap sur Macron.

Leurs intérêts y sont. Ils ont fait comme ce que le prophète Jacob (Israël), le père du prophète Joseph, avait demandé à ses fils, selon le récit coranique, d’accéder à l’Egypte par diverses portes : «Ô mes fils, n’entrez pas par une seule porte, mais entrez par portes séparées» (Coran, 12, 67). Ils ont diversifiés les portes politiques d’accès au cœur de la République.

Si Macron est élu président, tout laisse à penser qu’ils gagneront en poids, en efficacité, surtout à destination des jeunes. Affaiblis au Caire et dans d’autres capitales arabes, ils comptent rebondir à Paris. Leur contre-projet de société semble être parfaitement compatible avec une certaine conception de la société française chez Emmanuel Macron. Ils vont voter massivement pour lui. Je ne ferai pas de même, à moins que le candidat d’ «En Marche !» prenne position claire et rende publique la liste intégrale de ses candidats aux législatives, avant le second tour.

Pour l’instant, je ne voterai ni pour lui, ni pour Marine Le Pen. L’histoire jugera. L’histoire me jugera. Je me remettrai à son jugement, librement.

Et des universités de plus qui donnent dans la propagande

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Lettre ouverte d’un prêtre diocésain à Mgr Blaquart

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Nous publions volontiers cette lettre d’un prêtre, certes anonyme mais nous en garantissons l’authenticité :

A Monseigneur Jacques Blaquart,

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C’est un prêtre profondément blessé qui vous écrit (et qui pourrait le faire pour bien d’autres interventions d’Evêques malheureusement), et je n’emploie pas ce terme pour faire pleurer dans les chaumières. Evêque catholique, Successeur des Apôtres, vous avez outrepassé votre mission au travers de l’interview que vous avez donné concernant les élections et que je découvre avec effarement sur internet, redifusé sur le site du Diocèse d’Angoulême, votre Diocèse d’origine, comme s’il s’agissait de la parole du Pape. Je devine que si j’avais dit 1/10e de ce que vous avez dit mais en faveur de Madame Le Pen, mon Evêque m’aurait aussitôt mis au pilori. Et vous, vous pouvez asséner vos propos sans problème, blesser de nombreux catholique mais aussi non croyants par des paroles légères où le «moi je» répété plusieurs fois n’est pas digne du Pasteur d’un Diocèse, qui plus est au moment où ce Diocèse célèbre Sainte Jeanne d’Arc comme je le constate sur votre site, et dont il semble que vous ayez oublié la devise: «Dieu premier servi».

Tout d’abord vous vous appuyez sur l’expression «Non possumus» de nos frères martyrs des premiers siècles pour asseoir votre argumentation. Monseigneur c’est grave et injuriant pour tous ces martyrs et montre que, malheureusement, et avec tout le respect que je vous dois, vous n’avez pas encore l’étoffe de ces martyrs. Ils ont versé leur sang pour le Christ, seul Dieu, pour la Vérité, et non pour une opinion politique qui, surtout aujourd’hui avec tous les candidats qui se sont présentés à nos suffrages et spécialement avec Monsieur Macron, s’éloigne très fortement de cette Vérité. Comment peut-on faire un tel rapprochement? J’avoue ne pas croire qu’un Evêque ait pu prononcer une telle énormité. Seriez-vous un nouveau Cauchon?

Ensuite vous invoquez l’Evangile et c’est encore plus grave. Car pour justifier vos dires vous le tirez à vous avec des approximations et surtout des réductions. Très bien de nous dire: «Les exigences de l’évangile, est-ce de rejeter le pauvre? L’étranger? Le replis sur soi? Est-ce que l’évangile ne nous dit pas plutôt: prends soin du blessé, celui qui est d’un autre pays que toi? Regardez le Samaritain avec cet homme juif blessé au bord du chemin. Jésus est très clair, il va même jusqu’à dire tu aimeras ton ennemi. Ou je pense aussi à ce Proverbe: si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. Et je parle là seulement de l’ennemi. Alors je sais qu’on est dans des situations compliquées, mais moi, comme chrétien si j’ai une personne en détresse devant moi je ne peux pas la laisser tomber. Parce que c’est l’évangile.» Je crois que Monsieur Macron de façon plus grave que Madame Le Pen, va laisser sur le bord de la route bien des pauvres, il l’a d’ailleurs déjà prouvé. Et vous ajoutez ensuite: «Ma position est assez claire, c’est sur l’évangile que je reviens sans arrêt… Je suis extrêmement clair avec les valeurs de l’évangile qui ne sont pas négociables.» Pourquoi n’évoquez-vous pas dans ce cas des passages de l’Evangile et même de toute l’Ecriture qui parlent de respect de la vie, de tout ce qui touche à la morale personnelle et familiale, qui font partie des points non négociables comme nous l’a rappelé en son temps le Pape Benoît XVI, et qui sont à l’opposé de tout ce que nous promet Monsieur Macron. Ce dernier n’est-il pas lui aussi dans le rejet, et plus gravement qu’une Madame Le Pen, lorsqu’il prône toutes les déviances que sont la GPA et la PMA, sans parler des déviances homosexuelles? Sont-ce là des valeurs compatibles avec l’Evangile?

Non Monseigneur. Et je crois que votre prise de position va profondément diviser votre Diocèse qui, comme je le constate, a placé Madame Le Pen en tête au premier tour, comme elle va blesser bien des catholiques fidèles et aimant leur Eglise, sans compter les prêtres. Vous dites: «Je les respecte», en parlant de ceux qui votent FN. Est-ce si vrai? Ont-ils encore leur mot à dire? Allons-nous être obligés de choisir entre un évangile édulcoré et l’Evangile du Christ? Dans ce cas, mon choix et celui de nombreux frères prêtres et laïcs est fait. Malheureusement il ne leur est pas possible de s’exprimer librement et sans anonymat pour vous le faire savoir, et c’est grave. On voit cela sous des régimes totalitaires.

Monseigneur, par votre prise de position vous nous poussez à faire le pas et à aller mettre le 7 mai prochain un bulletin de vote pour Madame Le Pen. Et nous ne nous sentons pas du tout sous le coup de votre invective: «Y a-t-il une responsabilité collective dans la montée des extrêmes? Oui, je crois qu’on est tous responsables. À partir du moment où on ne prend pas soin de celui qui est en détresse, on encourage les extrêmes. Si on s’enferme dans la peur, si on se sent exclu, si on ne va pas vers eux, on est responsable de cette montée.» Dans notre ministère de prêtres nous sommes quotidiennement en présence de gens en détresse et, loin de nous enfermer dans la peur, nous allons vers eux et nous ne croyons pas être de ceux qui encouragent les extrêmes, Monsieur Macron en étant une et de la pire espèce car il arrive à endormir les catholiques qui n’auront pas assez de leurs deux yeux pour pleurer.

Je ne sais ce que vous ferez de ces lignes. Peu m’importe. J’ai appris de mes parents à aimer mon pays et l’Eglise, et ils m’ont aussi appris que Jésus a dit: «Que votre oui soit oui, et votre non soit non». Aujourd’hui, c’est un non franc que je vous adresse à la suite de vos propos. C’est un non franc que j’adresse à un Pasteur qui a outrepassé sa mission et qui ne peut en aucun cas exiger d’être suivi, même par ses prêtres, sur cette question.

Soyez assuré cependant de mon respect et de mes prières à votre intention, spécialement auprès de Notre Dame, Reine des Martyrs et Reine de France et de sainte Jeanne d’Arc, la Sainte de la Patrie comme l’appelait le Cardinal Touchet votre prédecesseur, que vous fêtez en ces jours à Orléans.

Un prêtre de France

Pour ceux qui ont peur… du projet économique de Marine Le Pen

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Ecoutez Jean Messiha :

Macron a le visage de cette Europe libérale et égoïste dont les Français ne veulent pourtant pas…

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De Stéphane Audeguy dans La Croix :

« (…) Comme en 2002, on va nous répéter que les deux candidats ne se valent pas. Nous voterons probablement non pas pour M. Macron, mais contre la xénophobie, contre une certaine bêtise, et pour la démocratie.

J’arrête ici le « nous » : si c’est une infamie d’ignorer leur existence, il y a une indignité à parler pour les autres. Pour moi, tout est facile, puisque j’ai un métier valorisant, de bonnes conditions de travail, des conditions de vie plaisantes. J’irai voter. Mais pour toute une France sinistrée, sera-ce aussi aisé ? Personne ne parle plus de classes sociales : mais enfin, qui ne voit que l’électorat de Mme Le Pen ne vit pas dans le même monde que celui de M. Macron ?

Pour la première fois, un parti d’extrême droite peut véritablement accéder à la présidence de la République. Il ne suffit pas d’appeler à voter pour le candidat qui se présente comme démocrate, et qui, comme « Marine », navigue à vue, sans autre boussole que sa petite personne. La France de Macron, on la connaît : c’est celle qui a voté pour ce traité européen que jadis les Français, dans leur majorité, refusaient ; et qu’on leur imposa !

Je me rappelle avoir été invité, le soir du « non », chez de bons bourgeois libéraux (aux deux sens du terme). Je me souviens de leur colère arrogante contre tous ces pauvres qui votaient si mal, qui ne comprenaient rien… Je me souviens, donc, d’avoir vu le visage de cette Europe libérale et égoïste dont je ne veux pas : si dans dix jours Mme Le Pen est élue, c’est à eux que nous devrons cette catastrophe ; et non à tous ces malheureux dont on dénie depuis si longtemps l’existence, les souffrances, le désespoir. »

« Macron est un psychopathe » : l’analyse d’un psychiatre italien

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Macron, sauveur de l’économie ?

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Un grand nombre d’« économistes » présente le duel Marine-Macron sous l’angle suivant : nous aurions le choix entre sauter dans l’inconnu ou le chaos avec Marine, ou poursuivre le redressement enclenché par Macron.

Il importe donc de se poser une question simple : Macron a-t-il une vraie compétence pour résoudre les difficultés considérables auxquelles est confrontée la France, tant sur le plan macro-économique que sur le plan micro-économique ?

Commençons par les compétences macro-économique du candidat, en rappelant préalablement sa fonction de principal décideur économique du quinquennat Hollande, puisqu’il fut :

du 15 mai 2012 au 15 juillet 2014, Secrétaire général de l’Élysée, responsable du pôle « Économie et Finance »,
et du 26 août 2014 au 30 août 2016, ministre de l’Économie et des Finances.

Concernant la direction économique générale de notre pays, les résultats obtenus par Macron s’apparentent à une Bérézina ou à un Waterloo, comme on voudra, puisque :

la dette publique a continué d’enfler de façon démesurée, en passant de 1800 milliards à 2200 milliards d’euros, traduisant la folie dépensière de l’Etat,
le nombre de chômeurs toutes catégories s’est considérablement accru, passant de 5 millions à 6,2 millions, révélant l’extrême précarité de l’emploi en France,
le déficit commercial est resté lourdement déficitaire, de près de 50 milliards d’euros en 2016, montrant que la maison France n’est plus compétitive,
la croissance est restée à un très bas niveau, de l’ordre de 1% par an, signifiant que la France ne produit pas suffisamment pour se développer normalement,
les caisses sociales restent très lourdement déficitaires : l’assistanat improductif grève de manière considérable les forces productives que sont les entreprises, seules créatrices de richesse.

Ainsi, sur le plan macro-économique, la messe est dite : Macron fut un piètre ministre, ne comprenant sans doute pas les rouages économiques fondamentaux, et se montrant donc incapable d’agir en profondeur pour redresser l’économie.

Il est donc logique que son programme actuel soit totalement insuffisant pour redresser la barre, et que le candidat dise tout ou presque, et le contraire de tout ou presque. Un seul exemple : comment peut-il vouloir ouvrir les frontières à une immigration non contrôlée, quand n’importe quel étudiant de première année d’économie sait que cela se traduira mécaniquement par un chômage accru, une dette publique non maîtrisée et des caisses sociales en faillite ?

Analysons maintenant quelques points de son programme micro-économique. Le candidat prévoit :

une baisse de l’impôt sur les sociétés, ramené en cinq ans de 33,3% à 25%, ce qui est un petit pas, mais pas de baisse de l’impôt pour les classes moyennes et les retraités, voyant globalement leurs impôts fortement augmenter, alors qu’ils sont déjà étranglés par les impôts actuels ;
un ISF élargi frappant les particuliers sur leur seul patrimoine immobilier, qui est le bien le plus précieux des classes moyennes, cet ISF ne touchant plus les détenteurs d’actions ou autres outils de placement, qui sont les amis financiers du candidat ;
des réductions de charges, des formations à grande échelle touchant deux millions de personnes, dixit Macron, mais payées comment puisque le déficit est partout …
un statu quo sur le système financier européen, piloté par une BCE qui inonde les marchés d’une bonne vraie monnaie de singe, au moyen d’une utilisation frénétique de la planche à billet : lorsque va sonner prochainement l’heure de vérité, et que la bulle financière va exploser, les placements des ménages seront très largement mis à contribution, n’en doutons pas ;
la libre circulation totale des marchandises, tuant de mois en mois nos derniers vestiges industriels, l’industrie ne représentant plus que 12% de notre PIB, contre 25% il y a 15 ans, et bientôt autour de 0% au train où vont les choses.

Le Medef signe ce programme, s’enthousiasme pour Macron, a trouvé son sauveur : c’est à se demander si ces chefs d’entreprise ont lu, une fois dans leur vie, un Que sais-je du genre : Comprendre toute l’économie en 50 pages.

Lorsque j’étais en doctorat d’économie, l’un de nos brillants professeurs martelait l’idée suivante : l’économie est une science inexacte, mais ô combien sérieuse. Le candidat, ses économistes et ses soutiens ont-ils vraiment conscience du sérieux de l’inexacte science économique ? Au vu des résultats économiques obtenus par Macron pendant cinq ans, la réponse est définitive : le candidat ne maîtrise en rien la science économique, et les Français paieront cher sa déficience, s’il est élu.

François Billot de Lochner, président de la Fondation de Service politique, de Liberté politique et de France Audace.

Lettre ouverte aux catholiques perplexes : « L’enjeu de cette présidentielle est un enjeu de civilisation »

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Bruno Gollnisch, député européen, membre du bureau politique du FN et Pascal Gannat, président du groupe FN au conseil régional Pays-de-la-Loire et membre du bureau politique du FN, tous deux catholiques pratiquants, publient aujourd’hui cette lettre ouverte destinée aux catholiques :

« À la veille de cette échéance décisive pour l’avenir de notre pays, vous vous interrogez peut-être encore. Au-delà de sa personne, vous n’avez pas de sympathie particulière pour le programme de Monsieur Macron, ni pour l’action passée de ceux qui le soutiennent aujourd’hui, mais vous hésitez à voter pour sa concurrente.

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Peut-être êtes-vous de ceux qui avez cru, en votant pour François Fillon, soutenir des convictions plus proche des vôtres, bien qu’en matière de défense de la vie il se fût empressé de dire que ses convictions personnelles n’auraient aucune conséquence sur son action politique, et d’ailleurs n’en avaient jamais eu. Aujourd’hui les masques sont tombés ; l’intéressé déclare à qui veut l’entendre que la principale cause de son échec est le soutien que lui a apporté « Sens Commun », cette frange de catholiques courageux qui pourtant l’avaient soutenu jusqu’au bout et qui en dépit de la publicité faite sur les faiblesses du personnage, ne l’avaient pas abandonné au milieu du gué, contrairement à ses amis politiques les plus proches, et avaient permis, lors de la grande manifestation du Trocadéro, de maintenir une candidature bien compromise. Dans ces conditions, vous n’êtes évidemment pas tenu, bien au contraire, de le suivre dans un ralliement immédiat et inconditionnel à l’ancien ministre de l’Économie de M. Hollande, dont la veille encore il dénonçait le programme néfaste pour la France.

Certains aujourd’hui voudraient aussi vous faire croire que le vote en faveur d’Emmanuel Macron est celui de l’ouverture, de la générosité aux antipodes de celui en faveur de Marine Le Pen, représentant le repli, l’hostilité au monde extérieur, l’égoïsme, etc. L’une de vos principales réticences tient peut-être à la volonté de la candidate nationale de restreindre voire d’inverser le courant migratoire : on veut faire croire aux chrétiens que ce serait un manque de charité, une violation du devoir d’hospitalité, la force de la propagande est telle que certains vont le répétant, qui sont de bonne foi.

N’en croyez rien : le devoir d’hospitalité qui s’impose au chrétien dans sa vie personnelle ne saurait déboucher sur je ne sais quelle obligation de morale politique qui voudrait que l’État, protecteur de la nation, laissât pénétrer sur son territoire quiconque voudrait y rentrer. Car si l’action politique doit dépendre de la morale, la morale politique a ses règles propres, qui sont ordonnées au bien commun. Par exemple : c’est une obligation faite aux chrétiens que de pardonner les offenses qui leur sont faites. Mais que dirait-on d’un État dont les dirigeants, sous prétexte de fidélité à l’Évangile, renonceraient à poursuivre le crime, et à punir les coupables ? On dirait que cet Etat manque gravement à ses devoirs. C’est la raison pour laquelle Saint Paul dit que c’est à juste titre que le prince use du glaive contre les criminels (Romains, 13).

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Au cours des 20 dernières années, la France a accueilli 9 millions d’étrangers. Si beaucoup se sont intégrés, dont souvent les enfants ou petits-enfants sont dans nos rangs, il faudrait être aveugle pour ne pas en voir les conséquences sur la cohésion sociale, sur la montée du communautarisme, sur l’islamisation progressive, mais radicale de bien des secteurs de nos villes, et aussi, sur la progression de la délinquance : en effet, quelle que soit l’honnêteté de beaucoup, si l’immigration n’en est certes pas le seul facteur, elle en est certainement l’un des plus importants. Le déracinement, la perte des repères de la société d’origine, et trop souvent le refus d’accepter ceux de la société d’accueil, sont autant de facteurs qui y prédisposent naturellement. Ceux qui, sous des prétextes humanistes, où sous couvert de générosité, veulent continuer à maintenir cette situation ne tiennent en fait aucun compte des souffrances de nos compatriotes parmi les plus démunis, contre lesquels joue de fait une préférence étrangère, dont le cadre de vie se modifie et qui, sans jamais avoir été consultés sur ce point, deviennent chaque jour un peu plus étrangers dans leur propre pays. Qui ne voit que la situation, si elle perdure, va directement à l’encontre de ce qu’affirme le Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, en reprenant l’enseignement de saint Jean-Paul II, à savoir que « la nation possède un droit fondamental à l’existence ; à garder sa propre langue et sa culture par lesquelles un peuple exprime et défend ce que j’appellerai sa souveraineté spirituelle originelle ; à mener sa vie suivant ses traditions propres ».

Marine Le Pen sait aussi bien que nous la différence qu’il y a entre les véritables réfugiés, comme par exemple les malheureux chrétiens d’Orient, et ceux qui cherchent essentiellement des conditions économiques meilleures. L’enseignement de l’Eglise sur l’immigration n’est pas la préconisation d’un accueil illimité et inconditionnel de « l’autre ». l’Eglise, responsable, pose que l’immigration peut être limitée pour des motifs relevant du bien commun. Or, il est évident que le Front National ne souhaite limiter l’immigration pour d’autres motifs que le bien commun.

L’accueil d’un million de migrants comme l’a fait l’Allemagne est objectivement irresponsable, comment rendre possible le devoir exprimé par le pape Benoit XVI qu’ont les migrants de s’intégrer à leur pays d’accueil : « Les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil, en respectant ses lois et l’identité nationale » ? On ne trouve pas dans l’Evangile une ode au multiculturalisme, idéologie prônant la dissolution des identités et des nations dans un monde où les individus seraient « libérés » du joug des normes sociales et culturelles.

Depuis que le poète Paul Valéry a écrit la célèbre phrase : « Le temps du monde fini commence », le raccourcissement des distances et l’augmentation des communications ont provoqué une plus grande interdépendance entre les nations. C’est un fait, et nous sommes parfaitement conscients des conséquences de ce fait. Mais il ne faut pas confondre cette « planétisation » avec le projet mondialiste : projet économique, politique, moral (ou plutôt amoral), animé par de puissants réseaux financiers, idéologiques, politiques, médiatiques, qui se proposent la négation de toutes les différences et de toutes les identités : ethniques, culturelles, nationales, spirituelles… sexuelles, pour aboutir à un Homme indifférencié, soumis au dogme de la libre circulation indistincte des marchandises, des capitaux et des êtres humains.

L’Union européenne, mise au service de ce projet, accable de règles, de normes, de contraintes, de charges, cet espace européen, tandis qu’elle l’ouvre à la concurrence sauvage de pays qui n’ont ni règles, ni normes, ni contraintes, ni charges. Sa prétention à régir dans les moindres détails la vie de 500 millions d’européens en a fait une machine à tendance totalitaire, contraire au véritable génie de l’Europe : le continent qui, dans l’histoire de l’humanité, a inventé la liberté et l’égalité des nations. Elle viole allègrement, dans cette perspective véritablement luciférienne, le principe de subsidiarité dont la doctrine sociale de l’Eglise avait fait un élément essentiel du respect des collectivités naturelles. Au nom des droits de l’Homme, mais plus exactement des « droits de l’Homme sans Dieu », elle pratique cette dictature du relativisme que dénonçait Benoît XVI, et dans laquelle se retrouvent toutes les forces politiques qui soutiennent aujourd’hui la candidature de M. Macron. Elle se voue en faveur de la généralisation de l’avortement massif, de la promotion du « LGBT » (lesbian, gay, bi — et trans-sexuel), de la théorie du genre, et demain de l’euthanasie, avec un prosélytisme qui vous stupéfierait si, comme nous, vous aviez accès à ses travaux. Il est urgent d’y mettre un terme et de revenir à une coopération faite de projets communs, de coopération scientifique, culturelle, industrielle ou autre, si possible dans ce cadre, sinon, dans le cadre d’autres coopérations qui, comme Airbus ou Ariane Espace, ne doivent rien au système de Bruxelles.

Ne croyez pas à la générosité des véritables initiateurs du mondialisme dont aujourd’hui Monsieur Macron est, de fait, le candidat. Sous des dehors « humanistes », il y a la volonté, évidente pour quiconque fréquente les milieux politiques, de porter atteinte aux identités nationales comme à la véritable identité européenne, de peser à la baisse sur les salaires, d’organiser les flux économiques entre une partie du monde travaillant dans des conditions proches de l’esclavage et des îlots de consommation (au moins provisoirement), avec comme conséquence inéluctable l’appauvrissement du plus grand nombre et l’enrichissement sans vergogne de la petite caste qui profite de ces flux.

Ce n’est d’ailleurs pas en « tiers-mondisant » la France que l’on résoudra les problèmes du tiers-monde, mais c’est, comme l’a proposé Marine Le Pen dans son ambitieux programme en direction de l’Afrique, par une politique de développement différente de celle que l’on a menée jusqu’à présent, qui consistait trop souvent à prendre l’argent des pauvres des pays riches, pour le donner aux riches des pays pauvres.

Dans votre légitime souci d’universalité spirituelle, ne confondez pas l’égalité ontologique de tous les Hommes avec brassage des populations, et, quoi que l’on vous dise, sachez que la préférence nationale n’est pas contraire à la justice distributive, car il est légitime que les Français soient prioritaires chez eux, comme les étrangers le sont légitimement dans leur propre pays. Rappelez à cet égard les justes propos du Cardinal Feltin, alors archevêque de Paris : « L’Eglise qui proclame que tous les hommes sont frères, corrige l’interprétation erronée qu’on donne parfois à cette fraternité universelle. Elle déclare, en effet, que chacun doit aimer particulièrement ceux qui sont nés sur le même sol que lui, qui parlent la même langue, ont hérité des mêmes richesses historiques, artistiques, culturelles, qui constituent dans l’humanité cette communauté spéciale que nous appelons notre patrie, véritable mère, qui a contribué à former chacun de ses enfants. Elle a droit à un amour de préférence ».

Nous ne prétendons pas vous imposer un choix électoral au nom de vos valeurs spirituelles, qui sont aussi les nôtres. Toutefois nous osons affirmer que notre projet n’est en rien incompatible avec celles-ci. Rappelons par exemple la « Note doctrinale sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique » donnée en 2002 par le cardinal Ratzinger alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et confirmée par lui, alors devenu pape, devant les représentants d’un groupe parlementaire européen en 2007 : « protection de la vie dans toutes ses phases ; reconnaissance et défense de la structure naturelle de la famille — union entre un homme et une femme fondée sur le mariage — ; protection du droit des parents à éduquer leurs enfants ; protection sociale des mineurs ; libération des victimes des formes modernes d’esclavage ; droit à la liberté religieuse ; développement d’une économie au service de la personne et du bien commun ; respect de la justice sociale, de la solidarité et de la subsidiarité ; sauvegarde de la paix ». À cette aune, si le programme de Marine Le Pen vous paraît imparfait, comme toute initiative humaine, celui d’Emmanuel Macron demeure le plus éloigné de ces principes, n’en déplaise au journal « La Croix » et à certains membres de l’épiscopat.

En effet, ce programme ne va pas à l’encontre des valeurs chrétiennes dont nous connaissons l’importance dans la formation de la civilisation française et européenne. C’est finalement à un véritable retour au réel et au sens commun que nous aspirons légitimement et nous voyons avec espoir se dissiper progressivement la chape de plomb affective et idéologique qui pesait sur une grande partie des catholiques, clercs ou laïcs, et qui, tout en les empêchant de rappeler à temps et à contre temps les vérités enseignées par le Magistère, les incitait au contraire à hurler avec les loups contre les seuls mouvements de résistance politique face à la décadence de notre Europe.

Vous avez donc le droit de voter « National ». Vous en avez la possibilité, et c’est peut-être l’une des dernières qui vous soient données d’enrayer la décadence de nos mœurs, de notre culture, et de notre Patrie.

Nous affirmons avec Marine Le Pen que « l’enjeu de cette présidentielle est un enjeu de civilisation » et pour notre part, nous continuerons notre pacifique combat, nous souvenant des paroles de Jean-Paul II qui, il y a 30 ans, lors de sa rencontre à Rome avec le premier groupe de nos députés européens, leur avait adressé ce message :

« Continuez à vous battre contre la décadence morale de l’Europe ! ».

Bruno Gollnisch, député européen, membre du bureau politique du Front National

Pascal Gannat, président du groupe FN au conseil régional Pays-de-la-Loire et membre du bureau politique du Front National

Bébés éprouvettes : Deux amis de longue date découvrent qu’ils sont frère et soeur

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Deux jeunes Britanniques, Georgia Bond et Jack Bowman, sont meilleurs amis depuis des années. Originaires de Liverpool, ils ont également en commun d’être tous les deux nés d’une fécondation in vitro. Aussi, les deux adolescents s’amusent de la possibilité d’être issus du même donneur de sperme. Mais la plaisanterie va s’avérer exacte.

Georgia a raconté dans un message sur Facebook :

“Il y a quelques semaines, nous avons découvert que nous pouvions accéder à des détails à propos de nos donneurs”.

Jack recueille ainsi l’information qu’il a une sœur née en 1998, l’année de naissance de Georgia. La jeune femme entreprend à son tour la démarche. Après des semaines d’attente anxieuse, les résultats tombent enfin.

“Aujourd’hui, nous avons découvert que nous avions le même donneur de sperme, donc nous sommes réellement frères et sœurs”.

Sur Twitter, certains leur ont fait remarquer que sans cette découverte de parenté, ils auraient pu avoir une relation incestueuse… L’adolescente a aussitôt tweeté qu’il n’en était rien : son frère est LGBT. Sic.

Bernard Cazeneuve ne se cache même plus : « Il faut gagner l’élection présidentielle ! »

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Et les Français qui croyaient que le premier ministre avait soutenu Benoit Hamon (PS)….

Image de la grande magouille

La Commission européenne veut ouvrir à nouveau les vannes de l’immigration clandestine

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Déjà, il faut se pincer pour croire qu’elle avait voulu les fermer. C’est cependant ce qu’a décidé la commission européenne :

« La Commission européenne va mettre un terme en novembre aux dérogations exceptionnelles accordées à cinq pays européens, confrontés à un fort afflux migratoire, concernant les contrôles aux frontières internes de l’espace Schengen, a-t-elle annoncé ce mardi. Bruxelles a donné son accord à l’Allemagne, l’Autriche, au Danemark, la Suède et la Norvège pour une nouvelle prolongation des contrôles de six mois, mais ce sera la dernière fois, a prévenu le commissaire européen à la Migration Dimitris Avramopoulos lors d’une conférence de presse. »

Vous remarquerez que la France ne figure pas dans la liste de ces 5 pays ce qui revient à confirmer que le contrôle des frontières en France n’existe pas malgré l’état d’urgence et contrairement à ce que dit le gouvernement, Emmanuel Macron et les journalistes aux ordres…

Education : Macron entérine et prolonge toutes les dispositions de madame Vallaud Belkacem

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Extrait de l’analyse de l’association Enseignants pour l’Enfance :

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« Du point de vue de l’école, le quinquennat qui s’achève fut un désastre. A titre d’exemple, rappelons qu’au début de ce dernier des milliers de familles retirèrent une fois par mois leurs enfants des classes pour protester contre l’expérimentation des ABCD de l’égalité. Souvenons-nous aussi que la Ministre de l’Éducation nationale termina son mandat avec ce chiffre terrible : depuis 2012, le nombre d’enseignants stagiaires démissionnant de leur poste a été multiplié par trois. L’école est devenue un lieu d’inquiétude, que l’on fuit ou dont on se méfie.

Conscient de cette dégradation, Emmanuel Macron entend, dans la partie éducative de son programme, présenter des solutions neuves. Souhaitant « une école qui garantisse la réussite de tous », son projet est dédié à l’« accompagnement comme à l’orientation de chaque élève ».

Dans les faits cependant, cette noble intention se traduit par la perpétuation de mesures mises en œuvre sous le quinquennat Hollande. Réformes du collège et des rythmes scolaires, qui suscitèrent tant de crispations, ne seront aménagées qu’à la marge. « Pour les écoles primaires », assure le texte qui fait office de programme, on laissera le « soin aux communes d’organiser le temps périscolaire sans contrainte ». Quant aux collèges, on ne rendra possible que le « rétablissement de parcours bilangues en 6ème et de parcours européens ». La dérégulation du temps scolaire, l’atrophie des savoirs, la consécration d’un arbitraire ministériel qui bouleversa sans concertation des pans entiers du système scolaire français sont donc entérinées par le candidat d’« En marche ! » (…)

Preuve de cette intention, Monsieur Macron a le projet de réformer le baccalauréat. Voulant revoir la « réforme » de ce diplôme, il ne souhaite garder que « 4 matières obligatoires en examen final » et mettre « le reste en contrôle continu ». Cette mesure, qui autorisera une réduction des matières et des heures d’enseignement, n’est pas nouvelle : elle émane directement d’un rapport rédigé par le thintank Terra Nova, qui rédigea un texte intitulé « Comment sauver le bac ? Quatre semestres pour certifier et orienter ». On y trouve l’idée que, pour maintenir le baccalauréat, il suffirait de conserver des « épreuves finales, limitées au nombre de 4 », afin de placer le reste en « contrôle continu » (…)

Car tout le reste est à l’avenant. Comme Najat Vallaud-Belkacem, Monsieur Macron souhaite lutter contre les inégalités scolaires en créant de nouveaux postes, « entre 4 000 et 5 000 ». Comme cette dernière, il consacre l’interdiction du redoublement, puisque doivent être créés, « en fin de chaque année, des bilans personnalisés », qui n’auront d’autre fonction que d’autoriser l’élève à passer en classe supérieure. Comme elle aussi, il entend « renforcer la relation avec les parents », « en généralisant l’expérience de la mallette des parents ». Comme elle enfin, il fait de l’école le vecteur d’une égalité sociale, puisque, croyant aux « bienfaits de la crèche par la socialisation », il voit en celle-ci « un instrument de lutte contre les inégalités ».

Réplique de tout ce qui se fit depuis cinq ans avec le succès que l’on connaît, le programme d’Emmanuel Macron dédié aux questions éducatives est emblématique d’une candidature hâtive et artificielle. Alors que l’école française sombre dans la médiocrité et le vertige du vide, l’ancien Ministre reprend la posture de ses pairs : idéologie égalitaire, recherche du moindre coût, vacuité culturelle. Présenté comme le candidat du renouvellement, Monsieur Macron, s’il est élu, sera gestionnaire des affaires courantes, exécutant de consignes données plus haut. Président des experts et des compères, sa politique éducative transformera, au détriment des élèves, des parents et des enseignants, le quinquennat qui s’achève en décennat prolongé. Dix ans de malheurs attendront alors les enfants notre pays, qui assisteront, impuissants et bernés, à la confirmation de l’adage suivant : ce n’est pas avec de vieux cartables que l’on fait une école neuve. »

Abrogation de la loi Taubira : engagement n°87 de Marine Le Pen

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A quoi sert-il de manifester si, le moment venu, on refuse de voter pour la candidate qui veut abroger cette loi ?

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Terres de mission : Le renouveau de l’Eglise orthodoxe russe

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Mais aussi

Eglise en France : Encore une nouvelle traduction du “Notre Père”
Eglise en France : Missio. Des jeunes engagés dans l’apostolat des jeunes

Brigitte Bardot votera Marine Le Pen

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Le collectif Antioche dénonce la connivence entre le haut-clergé et les élites

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Le porte-partole du collectif Antioche est interrogé par Anne Le Pape dans Présent. Extrait :

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« Pour tout vous dire, nous sommes un peu dépassés par l’écho favorable que rencontre notre initiative. Cependant, la perspective est simple : « Antioche », ce sont les racines de l’Eglise (Actes 11, 26), la foi de ses premiers évêques, l’apôtre saint Pierre et le martyr saint Ignace. C’est le courage dans l’épreuve de nos frères chrétiens d’Orient, inspiration pour l’Occident. Une sorte de « retour à l’essentiel » pour éclairer le présent, sans intention de donner des leçons à qui que ce soit, en des temps difficiles. Nous avons vu les positions voilées de la CEF et, surtout, nous constatons l’incertitude des fidèles. Nous nous devions de réagir de manière ajustée à notre rôle de pasteurs. Après quelques discussions entre amis, l’initiative a été lancée.

Quelles sont les raisons qui vous empêchent de voter pour Emmanuel Macron ? Et celles qui vous font voter Marine Le Pen ?

La focalisation de l’argumentaire sur quelques versets bibliques pour défendre « l’accueil de l’étranger » ou « rejeter la peur » ne suffisent pas à guider un discernement politique. L’hospitalité d’Abraham est une belle chose, mais la réflexion éthique de l’Eglise s’est approfondie depuis quelques siècles, non ? La pensée des docteurs, saint Thomas, saint Alphonse et tant d’autres, devrait éclairer plus finement nos débats. Les enjeux sociaux et sociétaux méritent un peu plus de sérieux.

Allons à l’essentiel. M. Macron et ses riches mentors sont partisans d’une ouverture économique dérégularisée qui met en péril les plus faibles. C’est le système financier qui devient la norme. Le pape François le dit : « La politique ne doit pas se soumettre à l’économie et celle-ci ne doit pas se soumettre aux diktats ni au paradigme d’efficacité de la technocratie. Aujourd’hui, en pensant au bien commun, nous avons impérieusement besoin que la politique et l’économie, en dialogue, se mettent résolument au service de la vie, spécialement de la vie humaine » (Laudato si, 189). N’oublions pas les changements sociétaux que ce système induit nécessairement. D’où notre défiance.

Et pour Mme Le Pen ? Bien sûr qu’il y a des raisons de s’opposer à elle, mais pourquoi donc la traiter comme une candidate d’une autre nature que son adversaire ? Sur les questions essentielles, nous n’avons – ce qui est normal en politique – qu’une « préférence d’opportunité ».

Comment expliquez-vous l’engagement anti-FN, même s’il n’ose plus s’intituler ainsi, de la Conférence des évêques de France ?

Seuls les historiens pourront nous le dire un jour. Il nous semble, à mes confrères et à moi, que la « connivence » dénoncée autrefois par le cardinal Decourtray entre une part du haut clergé et les élites, une paresse intellectuelle récurrente dans ces milieux et la pression médiatique pourraient l’expliquer. Le problème, c’est que les temps ont changé. La Manif pour tous, qui a engendré une nouvelle et magnifique génération de jeunes catholiques décomplexés, est passée par là. La « parole se libère », pour reprendre un vieux slogan. Les évêques auraient tout intérêt, nous le disons avec respect, à le voir.

Quel succès rencontre votre collectif dans le milieu des prêtres et des religieux ? Avez-vous le soutien de certains prélats ?

Un succès d’estime, certainement bridé par la chape de plomb qui règne dans l’Eglise en France aujourd’hui, fruit d’années de pressions et de sanctions aussi. De toute façon, nous n’avons aucune vocation à nous perpétuer en un vulgaire lobby. Nous intervenons, comme des millions de citoyens, pour dire sur l’agora ce que nous pensons, sans sortir du devoir de prudence et de réserve qui est notre lot au quotidien. Ceci explique l’anonymat.

Prêtres en lien quotidien avec le véritable peuple français, comment voyez-vous ses préoccupations et son avenir ?

Nous sommes des témoins de la vie quotidienne des familles, des villages et des quartiers. Nous voyons les évolutions profondes, les fractures sociétales, les dérives anthropologiques qui affectent notre pays, le « hors-sol » de nos évêques. Nous sommes aussi témoins d’une « résistance » du bon sens, au quotidien, dans les familles, chez ceux « qui se lèvent tôt », et ne s’en laissent pas (trop) compter par la « société du spectacle ». Même sur le plan de la foi, un certain « retour identitaire chrétien », simple et courageux, se fait jour, loin des structures officielles. Tout ceci est fragile, d’où notre prise de parole. […] »

Messe pour la France ce 3 mai à 19h45 à Paris

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En l’église Saint-François-Xavier.

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Les cathos peuvent voter pour Le Pen

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C’est ce que pense Jeanne Smits dans Minute :

« […] Il y a belle lurette qu’une bonne part des évêques de France affiche un net penchant à gauche. Les électeurs catholiques ne sont pas dupes, pourtant. Mais voter en conscience est une question qui se pose pour tous. Peut-on voter pour Marine Le Pen ?

[…] Le cardinal Ratzinger – toujours lui – apporte une réponse concise et claire au dilemme de la conscience « catholique et française », catholique et nationale : il l’a fait en écrivant un mémorandum privé à un évêque américain à propos de l’admission à la communion des politiques favorisant l’avortement, où il précisait – c’était en 2004 – ce qu’il en est pour leurs électeurs. « Un catholique serait coupable de coopération formelle au mal, et donc indigne de se présenter à la communion, s’il devait délibérément voter pour un candidat précisément en raison de la position permissive d’un candidat à l’égard de l’avortement et(ou) de l’euthanasie. Lorsqu’un catholique ne partage pas la position favorable d’un candidat à l’égard de l’avortement et (ou) de l’euthanasie, mais vote pour ce candidat pour d’autres raisons, cela est considéré comme une coopération matérielle éloignée, qui peut être permise en présence de raisons proportionnées », répondait-il au cardinal Mc Carrick. Ce n’est pas un blanc-seing pour voter n’importe comment : s’il a le choix, l’électeur catholique doit en conscience privilégier le candidat qui affirme pleinement le respect de la vie, de la famille, de la liberté éducative. Mais quand il n’a pas ce choix ? Il a le droit de voter non point « pour » des mesures mauvaises ou contestables dans ce domaine, qu’il n’approuve ni ne désire soutenir, mais pour ce qu’il estime y avoir, dans ce mauvais programme, de moins mauvais, voire de nécessaire pour son pays. Comparez les programmes, cochez les cases, faites les comptes. Il y a d’un côté une ouverture tous azimuts au mondialisme et à la culture de mort qu’il véhicule. De l’autre, un « moins pire » éthique, et une volonté, fût-elle imparfaite, de protéger les réalités et les libertés françaises. Face à cela, la pesante bureaucratie gauchisante des évêques de France ne fait décidément pas le poids. »

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Auteur : erlande

68 ans;45 ans d'expérience dans la communication à haut niveau;licencié en lettres classiques;catholique;gaulliste de gauche à la Malraux;libéral-étatiste à la Jacques Rueff;maître:Saint Thomas d'Aquin:pro-vie sans concession.Centres 'intérêt avec connaissances:théologie,metaphysie,philosophies particulières,morale,affectivité,esthétique,politique,économie,démographie,histoire,sciences physique:physique,astrophysique;sciences de la vie:biologie;sciences humaines:psychologie cognitive,sociologie;statistiques;beaux-arts:littérature,poésie,théâtre,essais,pamphlets;musique classique.Expériences proffessionnelles:toujours chef et responsable:chômage,jeunesse,toxicomanies,énergies,enseignant,conseil en communication:para-pubis,industrie,services;livres;expérience parallèle:campagne électorale gaulliste.Documentation:5 000 livres,plusieurs centaines d'articles.Personnalité:indifférent à l'argent et aux biens matériels;généraliste et pas spécialiste:de minimis non curat praetor;pas de loisirs,plus de vacances;mémoire d'éléphant,pessimiste actif,pas homme de ressentiment;peur de rien sauf du jugement de Dieu.Santé physique:aveugle d'un oeil,l'autre très faible;gammapathie monoclonale stable;compressions de divers nerfs mal placés et plus opérable;névralgies violentes insoignables;trous dans les poumons non cancéreux pour le moment,insomniaque.Situation matérielle:fauché comme les blés.Combatif mais sans haine.Ma devise:servir.Bref,un apax qui exaspère tout le monde mais la réciproque est vraie!

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