Riposta laïque:Seul moyen de sauver la France, voter contre Macron

Seul moyen de sauver la France, voter contre Macron
Publié le 3 mai 2017 – par David Van Hemelryck – 2 commentaires – 271 vues
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Ce jour, nous vous proposons une rencontre avec un vrai militant, exemplaire par l’engagement qui est le sien depuis cinq années…

Riposte Laïque : On vous a connu comme animateur d’actions contre François Hollande, dont la plus spectaculaire a été le survol des plages vendéennes avec une grande banderole « Hollande démission ». Quel bilan tirez-vous de ces cinq années de lutte contre ce président ?

David van Hemelryck : des trois tours de France avec la banderole Hollande Démission je suis content de l’objectif : encourager la résistance au régime, à ce Système qui est une dictature insidieuse… de nombreuses personnes m’ont dit que je leur avais communiqué un entrain à se battre contre le Système. Et si nous avons découragé Hollande, le monstrueux système est une hydre à 6 têtes. On en coupe une, il en repousse une autre. Aujourd’hui c’est Macron. Nous sommes loin d’avoir abattu le Système. Mais nous avons encouragé les résistants. J’en retire la devise de notre Association : « le courage est contagieux ».

Riposte Laïque : Cela vous a valu tout de même quelques ennuis judiciaires, non ?

David van Hemelryck : Tout le monde me pose toujours cette question, j’avoue moi ça ne me préoccupe pas, si je finis en prison, j’écrirais des livres. S’exposer à la répression fait partie du métier de dissident. Alors je ne compte pas trop mes nuits en garde à vue. Ce qui m’a toujours plus inquiété, ce sont les blessures auxquelles s’exposent les militants sous les coups de matraque. Je plains aussi les policiers : ils seraient plus heureux à poursuivre les terroristes.

Riposte Laïque : Depuis quelques semaines, on vous voit à la tête du même type d’actions, mais cette fois tournées contre Emmanuel Macron ? Pourquoi contre lui ?

David van Hemelryck : eh bien comme je vous l’ai dit, le Système est une bête monstrueuse dont les têtes repoussent : il y a toujours des ambitieux qui se coalisent pour priver le peuple de ses droits. Macron en est la créature la plus symbolique. Un sourire de banquier qui se vend au plus offrant jusqu’à ce qu’il soit assez puissant pour vous racheter. Je crois qu’on dépasse le niveau de cynisme de Hollande. Lui au moins, il essayait de cacher combien il se moque du peuple, il disait l’ennemi c’est la finance. Macron, il rit au nez des ouvriers de Whirlpool et il rigole bien à La Rotonde avec Attali. Il avait même arnaqué les journalistes du Monde en leur faisant croire qu’il les conseillait… Oh bien sûr il sermonne qu’il aime la France entre deux cris hystériques, pour faire oublier qu’il nie l’existence de la culture Française. Si Macron passe, La France restera-t-elle la France ? Tout est à craindre. Je me battrai tous les jours pour la France, et pour la Démocratie !

Riposte Laïque : Quels types d’actions avez-vous organisé, et où ?

David van Hemelryck : plusieurs vidéos chocs dont l’une dénonçant le chômage sous ses politiques.

Il faut dissiper la propagande des médias qui prétendent qu’il est compétent. Et des actions dans plusieurs villes, Marseille, Orléans, Lille, Lyon, avec des jeunes et La banderole Tout Sauf Macron.

Riposte Laïque : Et d’ici dimanche, vous avez d’autres projets ?

David van Hemelryck : à Odeon (Paris) ce Jeudi soir 20 h 30 nous allons commencer les rites funéraires de la France. Seul moyen de la sauver : voter CONTRE Macron !

Riposte Laïque : Et si, malgré tout cela, Emmanuel Macron était élu, ce qu’indiquent tous les sondages publiés ce jour, comment verriez-vous la suite ?

David van Hemelryck : je devrai me battre. J’ai cru un temps que je prendrai des vacances. Eh bien non. La France appelle, je dois servir, avec mes petits moyens.

Riposte Laïque : Quelque chose à ajouter, David ?

David van Hemelryck : Aux lecteurs, je veux dire de ne jamais perdre espoir. Des décennies de luttes peuvent progressivement aboutir ! Après Tout dès juin, il y a les législatives. Sortons les traîtres !

Propos recueillis par Pierre Cassen
vid Van Hemelryck
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FONDATION CONCORDE : Manifeste pour ressusciter une jeunesse sacrifiée

1
Nouvelles Visions
Pour une société de la connaissance
Une étude
de la FONDATION CONCORDE (*)
Manifeste pour ressusciter une jeunesse sacrifiée
Avril 2017
2
Sommaire
I) Introduction ………………………………………………………………………………………………… 3
II) Autonomie ………………………………………………………………………………………………….. 5
1) Des dépenses publiques destinées aux seniors et financées à crédit …………………………………… 5
2) Le difficile accès au logement …………………………………………………………………………………….. 9
III) Insertion ……………………………………………………………………………………………………. 12
1) Un coût du travail trop élevé ……………………………………………………………………………………. 12
2) Inefficacité et rigidité du marché du travail ………………………………………………………………….. 13
3) Insuffler l’esprit d’entreprendre ………………………………………………………………………………… 15
4) Rapprocher la formation et l’entreprise …………………………………………………………………… 16
IV) Participation ……………………………………………………………………………………………… 20
1) Une représentation politique biaisée ………………………………………………………………………….. 20
2) Une citoyenneté muette………………………………………………………………………………………….. 22
3) Le hold-up idéologique d’une partie de la jeunesse ……………………………………………………….. 23
Conclusion …………………………………………………………………………………………………………. 25
3
Introduction
La crise et la relégation économique qui touchent notre pays font des jeunes les premières victimes. Crise de notre modèle social, endettement public, chômage structurel, crise de notre modèle éducatif, la jeunesse sert de variable d’ajustement d’un système qui ne tient plus.
Le point le plus édifiant est celui du poids de la dette, véritable fardeau qui pèse sur les épaules de la nouvelle génération : alors que la dette publique ne représentait que 55,6% du PIB national en 1995, elle atteint en 2016, 96,2%. Dans le même temps, le taux de chômage des 15-24 ans a dépassé les 25%.
Le fait le plus inquiétant demeure la soutenabilité de notre modèle social. Face au vieillissement de la population, comment faire peser sur un nombre toujours plus restreint d’actifs le financement d’un nombre toujours plus importants de retraités ? En 1990, il y avait 3,5 cotisants pour un retraité, en 2014 ce ratio n’est plus que de 1,92 cotisant pour un retraité.1
Ces éléments pèsent sur l’avenir des jeunes du pays. Leur pessimisme est tel qu’ils quittent parfois la France à la recherche de nouvelles opportunités : 1 jeune diplômé sur cinq considère que son avenir professionnel est à l’étranger2.
Nous faisons le constat que le pouvoir politique est, depuis les années 1970, fait “par les seniors et pour les seniors”. Cet état de fait est le fruit d’une gérontocratie politique et morale préférant prendre des mesures pour leur électorat et repoussant les réformes qui concernent les générations futures.
Une politique publique dédiée aux jeunes et aux générations à venir est indispensable pour un retour à la prospérité économique de notre pays. Il n’est pas ici question de sombrer dans un jeunisme, occultant des réalités bien plus complexes, mais de faire un diagnostic, et d’en déduire les réformes que nous pensons nécessaires autour du système de protection social, de la formation, de l’accès à l’emploi, et de l’engagement citoyen.
“Les jeunes ont aujourd’hui le choix entre la résignation, la révolte ou l’exil”3. Nous proposons une quatrième voie, celle de la réforme, et souhaitons apporter nos idées pour offrir un meilleur avenir à la jeunesse française.
1 Source chaire TDTE – Caisse des dépôts
2 Source : Enquète Deloitte et OpinionWay “Baromètre de l’humeur des jeunes diplômés”, édition 2015.
3 Bernard Spitz dans On achève bien les jeunes
4
Un espoir désenchanté : les jeunes, oubliés du dernier quinquennat
“Je serai jugé sur le fait qu’un jeune vive mieux en 2017 qu’en 2012”4.La campagne électorale de François Hollande menée en 2012 avait fait de la jeunesse sa priorité. cette stratégie avait alors porté ses fruits : 57% des 18-24 ans ont voté au second tour pour le candidat Hollande.
En 2013, le comité interministériel pour la jeunesse, a adopté une série de 47 mesures en faveur de la jeunesse française5. Ces mesures, tenant plus de la rhétorique que d’un projet concret, touchaient un grand nombre de thématiques : la santé, le logement, l’emploi, l’éducation, l’engagement ou encore la représentation politique.
Le mandat présidentiel s’achevant, que reste-t-il de ces promesses ?
Sur les 47 mesures proposées seul un quart d’entre-elles a fait l’objet d’une mise en oeuvre. Sur ce quart, seules deux mesures peuvent être présentés comme des succès indiscutables. Ainsi,85 000 jeunes, de tous horizons confondus, ont participé à un service civique depuis 2012, alors que l’objectif fixé initialement était de 3000 bénéficiaires.
Parmi les mesures mise en oeuvre qui ont échoué, on retrouve le symbolique « contrat de génération » concept visant à favoriser le maintien en emploi des séniors de plus de 55 ans, en embauchant des jeunes de moins de 26 ans. Une mesure très séduisante en théorie, mais qui n’a pas eu le succès escompté car inapplicable en pratique par les entreprises : seuls 49.000 contrats ont été signés, alors que l’objectif était fixé à 500.000 sur le quinquennat.
Enfin, la politique de l’emploi a démontré son échec, puisqu’il n’a pas permis d’enrayer le chômage qui s’élève à 25,9% chez les jeunes actifs (chiffres 2015), contre 22,8% en 2012.6
4 Discours de François Hollande, Bourget, 22 janvier 2012
5 L’analyse des 47 propositions en annexe
6 Source : Eurostat
5
I) Autonomie
Les jeunes veulent sortir progressivement de la tutelle de leurs parents, tout en évitant de tomber sous celle de l’Etat. Qui n’aspire pas à l’autonomie ? Or, force est de constater qu’actuellement notre modèle ne leur permet pas d’y accéder. Pire, il crée des iniquités entre générations puisqu’un jeune vivant en 2017 ne bénéficie pas du même niveau que ses aînés à son âge.
1) Des dépenses publiques destinées aux seniors et financées à crédit
“Bénis soient les jeunes, car ils hériteront du déficit budgétaire de l’Etat”
Herbert Hoover
“Nous ne paierons pas vos dettes”, titrait la Fondation Concorde dans une note consacrée à la dépense publique, éditée en 2007. L’accumulation de nos déficits et de notre dette n’a pas servi à financer l’avenir, mais à supporter le train de vie des générations passées. Un jeune naît aujourd’hui avec une dette publique de 30 000 euros sur les épaules.
La spirale d’endettement dans laquelle s’est inscrite la France est particulièrement inquiétante : de 55,6% du PIB en 1995, la dette publique est passée à 96,2% du PIB en 2016. Qu’avons-nous fait de cet argent ? Avons-nous investi dans l’éducation et l’enseignement supérieur ? Dans des investissements d’infrastructures ? Dans la recherche pour que nos meilleurs éléments puissent accomplir leur travail sur le territoire national ? Dans l’avenir ? Rien de tout cela, chaque année l’Etat dépense en « frais de fonctionnement » plus que ce qu’il gagne et endette les générations futures. Ainsi, il arrive d’emprunter pour parvenir à payer les retraites des fonctionnaires. En gros, on emprunte pour les fins de mois difficiles.
La dépense publique n’a jamais été aussi élevée, à 57% du PIB, elle représente un poids pour l’ensemble de notre tissu économique, et donc pour notre jeunesse. A cela s’ajoute une dépense sociale extrêmement élevée : la France représente 15% de la dépense mondiale, pour seulement 1% de la population mondiale.
Il faut rappeler que 1€ de dépense publique supplémentaire ne peut être financé que par 1€ de prélèvement supplémentaire, ou par 1€ d’endettement :
6
– Dans le premier cas, une augmentation des taxes sur les ménages ou sur les entreprises va soit diminuer le pouvoir d’achat, soit réduire ses chances d’accéder à l’emploi – les victimes de la pression fiscale à destination des entreprises étant les plus vulnérables, les jeunes en font partie.
– Dans le second cas, le remboursement sera différé et amplifié du taux d’intérêt sur notre dette. Il sera alors financé à moyen terme, souvent par une hausse des prélèvements obligatoires qui reproduira les effets vus plus haut.
Plutôt que de se remettre en cause, la France a choisi de créer des millions d’emplois publics pour compenser la destruction des emplois industriels et son incapacité à créer des emplois marchands. Cette politique s’est additionnée à une politique redistributive de plus en plus coûteuse et de moins en moins efficace7 visant à relancer notre économie par la demande des ménages. Or notre balance commerciale étant déficitaire (notre pays importe plus qu’il n’exporte), toute relance par la demande des ménages conduit à enrichir les autres pays !
Ces choix irresponsables économiquement n’ont résolu en aucun cas notre carence en croissance, en faisant fi de la concurrence de nos voisins européens. Nous avons donc creusé notre déficit structurel dans les années 2000, et la crise de 2010 est venue accroître notre déficit conjoncturel. Résultat : la France est aujourd’hui endettée à hauteur d’une année de création de richesse.
Pour éviter le moindre effort de réduction de la dépense publique, les prélèvements obligatoires furent augmenter pour financer les dépenses supplémentaires, entre 2005 et 2014, ils passèrent de 42,5% à 44,5% du PIB. La taxation implicite sur le capital est passée quant à elle de 40,5% à 46,9% sur la même période.
7 En atteste la présence de 6 millions de personnes au chômage et les 9 millions vivants sous le seuil de pauvreté
7
Cela a grévé la vitalité de notre économie, en contractant l’activité des entreprises. Voici donc la première raison aux difficultés rencontrées par les jeunes pour accéder au marché de l’emploi.
Notre situation démographique de contre-choc du baby-boom ne permet plus de financer sainement notre système actuel de protection sociale. Le baby-boom a entraîné au début des années 2000 une vague, logique, mais très importante de départs à la retraite qui va se prolonger à l’avenir. Entre 2010 et 2030, 11,7 millions de départs à la retraite sont prévus8, alors que la population active ne progressera dans le meilleur des cas que de 2,7 millions sur la même période9. En faisant l’hypothèse optimiste que ces nouveaux actifs seront tous en emplois, nous compterons alors 1,4 cotisant pour 1 retraité, soit 2 cotisants de moins par retraité qu’en 1990.
Parallèlement à cela, la natalité française, certes la meilleure d’Europe, s’est considérablement réduite. On observe donc un double mouvement alarmant : une augmentation des inactifs, et une baisse des actifs.
Une manière pertinente de se rendre compte de cette situation est d’observer le taux de récupération : l’actualisation du rapport entre ce qu’un actif a cotisé et ce qu’il récupère une fois à la retraite.
Pour la cohorte née en 1920, le taux de récupération est de 400%. Autrement dit, cette génération touchait quatre fois ce qu’elle avait cotisé. Pour la cohorte née en 1980, ce taux de récupération a chuté à 105%10.
La taille du socle productif diminue, et le modèle de financement de la protection sociale n’est pas remis en cause. En conséquence, les dépenses sociales augmentent plus vite que la richesse nationale, et le déficit de notre régime se creuse. En 2018, le déficit des régimes de retraite atteindra ainsi 11 milliards d’euros.11
De plus, l’âge légal de départ à la retraite a été régulièrement abaissé durant les 50 dernières années, ce qui est en contradiction avec l’allongement de l’espérance de vie et réduit mécaniquement le rapport retraités/cotisants.
Les réformes successives se sont basées sur 2 piliers quelque peu biaisés : une croissance démographique continue et un plein emploi inconditionnel. Si aucune de ces règles n’est respectée, le modèle n’est plus soutenable s’en suit donc un déficit chronique du régime général et une baisse du taux d’actualisation.
8 Source : COR
9 Source : INSEE- Calculs : Fondation Concorde
10 Source : Chaire TDTE – Caisse des Dépôts 2016
11 Source : Cour des comptes
8
Le système français de protection sociale est souvent cité comme exemple à travers le monde, par la protection universelle qu’il offre. Néanmoins, ce que l’on omet de dire, c’est que ce système est très coûteux : la France représente 0,94% de la population mondiale, et concentre 13% des dépenses sociales. En regardant dans le détail, on constate que 31,5% de notre PIB y est consacré, contre 27% en Suède, 25% au Japon, 25% en Allemagne, 17% au Canada ou 16% en Irlande. Malgré la forte dépense, on ne vit pas mieux en France que dans ces autres pays, l’espérance de vie est de 82,8 ans en France, contre 82,3 en Suède, 83,7 au Japon,81,2 en Allemagne, 81,9 au Canada ou 81,4 en Irlande12. Le système français doit donc être refondé en profondeur, à la fois pour rationaliser les dépenses, et le rendre plus efficace.
Le salut de notre jeunesse devra se faire par la refonte d’un système de protection sociale déséquilibré et aujourd’hui dépassé. Sans cette réforme, les dépenses sociales continueront leur ascension, se répercutant ainsi sur la fiscalité des actifs.
Encadré : les néfastes mutuelles étudiantes
En 1948, la MNEF est créée, elle est alors la seule mutuelle étudiante compétente sur le territoire français. En 1972, ce monopole a éclaté et le gouvernement a autorisé les mutuelles à vocation régionales. A la suite du scandale des emplois fictifs et des détournements financiers de la MNEF en 1998, celle-ci est dissoute et remplacée par la LMDE.
Aujourd’hui, 27% des étudiants renoncent à l’accès aux soins, dont 47% pour des raisons financières. La délégation de service publique accordée à deux mutuelles étudiantes (Réseau Emévia et LMDE), est aujourd’hui désuète et inefficace. Chaque étudiant inscrit dans l’enseignement supérieur cotise 215€ auprès de la mutuelle de leur choix. Cette somme va à la CNAMTS qui verse ensuite l’équivalent de 48€ par étudiant aux mutuelles étudiantes au titre de frais de gestion compensatoire. Le montant total des frais de gestion accordée par l’Etat aux mutuelles s’élève donc à 92,7 millions d’euros soit 1,3% du “trou de la sécurité sociale” uniquement dédiée à la gestion des dossiers des étudiants. Une somme qui est utilisée par les mutuelles étudiantes pour réaliser principalement des opérations de communication.
L’UFC que choisir, la FAGE, la Cour des Comptes et le Sénat ont tous pointé du doigt cette inefficacité. 50% des dossiers sont encore traités à la main, et le taux de réponse aux appels plafonne à 8%. La cour des comptes a calculé que le taux de gestion rapportés aux prestations réalisées est trois fois plus élevé pour les mutuelles étudiantes que pour l’Assurance Maladie.
Il convient donc d’en finir avec un système, opaque et qui coûte très cher chaque année à l’Etat. La délégation de service publique est ici absurde, car la CNAM pourrait tout à fait internaliser la gestion des remboursements des étudiants. La solution est donc ici de mettre fin au régime de sécurité sociale étudiante, et affilier tous les étudiants à la CNAM. Les mutuelles étudiantes pourront continuer si elles le souhaitent à réaliser les opérations de mutuelles uniquement.
12 Source OCDE
9
Dans le but de réduire les iniquités intergénérationnelles, la Fondation Concorde propose d’en finir avec cette pyramide de Ponzi et de faire enfin évoluer notre système de protection sociale :
 Réformer en profondeur le système de retraite :
Dans un premier temps, il faut reculer progressivement l’âge de la retraite à 65 ans. Cette réforme permettra d’augmenter le socle de cotisants, et ainsi d’alléger le poids des prélèvements.
Dans un second temps, il faudra instaurer une retraite par capitalisation, permettant de casser la solidarité intergénérationnelle et éviter aux jeunes de payer les erreurs de leurs aînés. Ce qui permettra d’acter une fois pour toute que la retraite par répartition n’est plus viable et préparer la retraite des Français. Accessoirement, cela pourrait s’accompagner de fonds de pension à la française.
 Aligner les retraites du public sur celles du privé, en termes de règles de cotisation, ne plus tenir compte uniquement des 6 derniers mois de cotisation, mais bien des 20 dernières années.
 Supprimer tous les régimes spéciaux de retraite, pesant lourdement sur notre système de protection sociale. Au nombre de 12, s’ils avaient une logique lors de leur création en 1945, à cause de la pénibilité du travail, ils sont aujourd’hui désuets et coûtent 6,45 milliards d’€ par an13 aux finances publiques.
 Repenser totalement notre politique d’aides sociales à destination de nos jeunes. A cet effet, les aides sociales doivent être à la fois fusionnées, et totalement linéarisées. La fusion permettra une individualisation de l’aide sociale. La linéarisation permettra quant à elle la suppression des effets de seuils visibles aujourd’hui dans l’octroi des aides. Cette mesure se fera à budget constant, n’engendrant aucune dépense supplémentaire, mais permettant une meilleure redistribution des aides sociales.
 Supprimer la délégation de service publique aux mutuelles étudiantes.
2) Le difficile accès au logement
13 Source : Cour des comptes
10
La moitié des personnes vivant sous le seuil de pauvreté en France ont moins de 30 ans.
Le revenu moyen des jeunes actifs est de 1060€/ mois, soit 75€ de moins que le SMIC, 20€ en dessous du seuil du pauvreté et de moitié le niveau du salaire moyen de la population (2125€/ mois).14
Disposant d’un faible pouvoir d’achat, 36% des jeunes sont dans l’obligation d’être logés au domicile familial. Entre 2002 et 2013, la part des plus de 25 ans qui se sont retrouvés contraints de retourner chez leurs parents a augmenté de 20%. Incapable d’accéder au logement les jeunes restent dépendant financièrement de leurs proches.
En toute logique, leur taux d’effort au logement est plus fort que pour le reste de la population. En 30 ans ce taux d’effort a presque doublé pour les jeunes. Les ménages de moins de 30 ans consacrent 27% (ils ne consacraient que 12,6% de leur revenu en 1984 !) de leur revenu pour se loger, soit plus du double de celui des plus de 65 ans qui n’y consacrent que 5%, contre 4,2% en 198215.
Leur capacité à devenir propriétaire a chuté : en 2001, 12% des moins de 30 ans étaient propriétaires. Ils n’étaient plus que 9,8% en 2013.
A cela il faut ajouter la difficulté supplémentaire qui est celle de l’accès à la location pour les jeunes. 85% des embauches se font en CDD aujourd’hui, pour les jeunes c’est donc une chance de moins de pouvoir prétendre à un logement, dans une société où le CDI est la norme. Lorsqu’un jeune est exclu du marché de l’emploi il est également exclu du marché du logement ! Cette double peine est aujourd’hui inacceptable.
Pour que les jeunes et les profils atypiques ne soient pas défavorisés, il convient de restaurer la confiance entre les propriétaires et les locataires, pour libérer le marché du logement. Restaurer un lien de confiance, incitera les propriétaires à louer leur bien en le mettant sur le marché.
14 Source : enquête INSEE mai 2016 sur les conditions de vie des jeunes
15 Source enquête logement INSEE 2013
11
 Libérer le marché du logement, une politique volontariste doit être menée pour libérer le foncier et développer l’offre en permettant dans les zones sous tension la construction de nouveaux logements, et d’étages supplémentaires.
 Durcir les critères d’accession au logement social pour qu’il puisse atteindre sa cible (celle des plus démunis).
 Basculer d’une logique de logement social à celui de ménage social.
 Rééquilibrer les rapports entre les propriétaires et les locataires.
 Dérèglementer le secteur des professions d’auto-écoles afin de réduire les coûts et les délais de passage du permis de conduire.
16 Source enquête logement INSEE 2013
17 Source enquête logement INSEE 2013
Encadré : l’incohérence du logement social en France ;
L’Etat consacre 21 ,9milliards chaque année à la politique du logement social. Un montant considérable qui ne permet pas de résorber la crise du logement. Les logements sociaux représentent 17% du parc immobilier total (contre 8,6% en moyenne dans l’Union Européenne).
Les jeunes ne constituent pas un public propriétaire pour accéder aux logements sociaux. Dans les faits, les moins de 30 ans représentant seulement 8,4%16 des occupants d’un logement social. En 1973, cette proportion était de 25%. En effet, il y a peu de rotation dans le parc social (8% contre 25% pour le parc privé) et un ménage en dispose 25 ans en moyenne. En plus de cela, 9,8% des locataires en HLM perçoivent un revenu annuel supérieur à 25.809€17, et ne sont pas le public prioritairement visé par cette politique. Non seulement la politique du logement social en France coûte très chère à l’Etat mais en plus elle ne touche pas sa cible.
Il ne s’agit pas d’un déficit d’offre, mais bien d’un manque de cohérence politique. Il faut rétablir une adéquation entre offre et besoins en logements sociaux
12
II) Insertion
Pour que les jeunes puissent accéder à l’autonomie financière, et ne dépendre ni de leurs parents ni de l’Etat, il faut qu’ils puissent trouver un emploi. Véritable graal aujourd’hui, un emploi stable et durable ne semble plus être la norme comme c’était le cas il y a encore 10 ans. Or notre modèle de protection sociale est basé sur le plein emploi. Donc pour résorber les iniquités intergénérationnelles et redonner un avenir à notre jeunesse, le marché du travail doit être réformé pour casser dualité qui prédomine entre insiders et outsiders et endiguer la hausse du chômage.
1) Un coût du travail trop élevé
Le coût moyen du travail en France est de 36,22€. En Italie, il n’est que de 27,5€ et la moyenne de la zone euro est de 29,9€. C’est le symbole de notre perte de compétitivité18 dans un monde ouvert et internationalisé.
Notre coût du travail est expliqué en grande partie par de lourdes charges pesant sur les salaires : les politiques successives de ces dernières années visaient à alléger les charges sur les bas salaires (allègements Aubry et Fillon) alors qu’en parallèle on demande à nos jeunes d’être de plus de plus qualifiés (voir les statistiques de diplômés plus haut). On cherche à insérer en priorité les moins qualifiés sur le marché du travail, tout en produisant de très nombreux jeunes diplômés qui se retrouvent sur le carreau à la fin de leurs études ou acceptant un emploi qui ne relève pas de leur champ de compétence.
Encore une fois, les prélèvements sur les salaires mais aussi sur la production réduisent les marges de manoeuvre des entreprises, ne leur permettant pas, dans un contexte incertain, d’embaucher.
Afin de réduire le coût du travail et donc de favoriser l’emploi au sein des entreprises productives, qui sont tournées vers la concurrence internationale. En favorisant le secteur exportateur, la France s’assure de réduire un des grands handicaps de l’économie française, à savoir notre fort déficit commercial. Si l’on favorise les entreprises exportatrices, on pourra gommer les effets néfastes de notre déficit sur notre croissance. S’en suivra donc une croissance de notre économie, qui va engendrer de nombreuses créations d’entreprises et de postes, permettant ainsi d’intégrer plus facilement les jeunes au marché de l’emploi.
18 Voir note de la Fondation Concorde « Itinéraire du décrochage économique »
13
Pour cela, la Fondation Concorde préconise un ensemble de mesures :
 Abaisser l’impôt sur les sociétés à hauteur de 25%, afin de permettre à nos entreprises de se détacher du carcan fiscal.
 Mettre en place des exonérations fiscales totales pour nos entreprises exposées à la concurrence internationale. Ainsi, ces entreprises seront exonérées de : taxes sur les salaires, taxes pour la garantie des salaires, de la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, du fonds national d’aide au logement, de la CVAE, de la cotisation foncière des entreprises, de la C3S et de l’impôt sur le foncier bâti.
2) Inefficacité et rigidité du marché du travail
Pour fluidifier le marché du travail, et diminuer le chômage des jeunes, il faut à la fois améliorer leur employabilité et baisser le coût du travail. Cela passe par une meilleure adéquation entre les compétences dispensées par nos universités et celles attendues par les entreprises. Mais la formation ne résoudra pas tout. Il faut surtout envisager de supprimer les barrières entre insiders et outsiders, ceux qui sont en postes et ceux qui veulent le devenir. Aujourd’hui, dans un contexte économique morose une entreprise qui fait le choix de recruter un jeune, diplômé ou non, prend un risque.
Depuis trente ans, on parle d’une “préférence française pour le chômage”, qui concerne aussi et en nombre les jeunes. Le taux de chômage des jeunes est passé de 15% en 2001, à 25% en 2016, quand celui du reste de la population est passé de 8,1% à 9,6% Les jeunes, servant une fois encore de variable d’ajustement dans l’emploi, ont payé les frais du décrochage économique de notre pays.
S’il paraît moralement acceptable et compréhensible que le taux de chômage des jeunes soit légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population, le différentiel de plus de 15 points n’est plus ni acceptable, ni compréhensible.
Face à cette problématique, les gouvernements successifs ont tous souhaité miser sur les emplois aidés. Si cette politique s’est rapidement avérée être un échec, la persistance dans l’erreur est notable.
Le chômage massif des jeunes se double d’une précarisation. Aujourd’hui 29,3% des 15-24 ans sont titulaires d’un CDD, contre 8,6% de la population. Si les jeunes sont plus soumis à ces contrats précaires par rapport à leurs aînés c’est principalement car il offre une plus
14
grande flexibilité et donc minimise le risque pour une entreprise. Lorsque la situation économique se contracte, l’accès au CDI est restreint. Pour preuve, en 2003, 54.4% des jeunes étaient titulaires d’un CDI, contre 46% en 2014.
Le dualisme sur le marché du travail entre les CDD -contrats flexibles- et les CDI -contrats dits rigides- crée une barrière sur ce marché entre les insiders et les outisders. Cette dichotomie entre CDD et CDI a mis en place un marché du travail à deux vitesses.
Cette barrière s’est imposée comme structurelle, et structurante dans le marché de l’emploi. Elle est un frein à l’employabilité car la marche – en termes de contraintes et d’engagements- entre le CDD et le CDI est trop haute pour permettre à un employeur de passer le cap, surtout auprès des nouveaux actifs qui représentent un risque plus élevé pour l’employeur.
Face à l’inefficience des politiques publiques actuelles, il faut repenser la façon d’aborder notre marché du travail, et la barrière entre les insiders et les outsiders. Cette barrière est aujourd’hui en passe de devenir obsolète. Le logiciel de dualité est en train d’évoluer. Avec l’uberisation de l’économie, on peut gager que le CDI ne sera plus la norme, que les 35 heures ne seront plus la référence et que le SMIC ne sera plus en vigueur. Le monde va évoluer de manière drastique, impulsés par la révolution numérique, nous devons donc faire évoluer notre structure de l’emploi pour préparer au mieux cette révolution.
Pour augmenter l’emploi des jeunes, en l’absence d’une conjoncture économique favorable, il faut donc simplifier et fluidifier les contrats proposés. En Italie par exemple, le Job Act de Renzi, qui prévoit l’instauration d’un contrat de travail à protection progressive, et une adaptation des salaires à la productivité, a permis de réduire le chômage de 1,7 point depuis 2009.
En France pour faciliter l’embauche des jeunes, diplômés ou non, la Fondation Concorde préconise donc :
 D’instaurer un contrat de travail unique, où les droits associés seront évolutifs en fonction du temps passé dans l’entreprise.
 D’abaisser la durée minimum pour les temps partiels. La limite actuelle de 24h défavorise à la fois les actifs et les employeurs, ne permettant pas de souplesse à l’embauche.
 De développer des contrats d’aide de type «coup de pouce», où un jeune n’étant ni en formation, ni en emploi, ni en stage (un NEET) pourra être rémunéré à un niveau inférieur au SMIC, tout en continuant de percevoir
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les transferts sociaux pour une durée maximum d’un an. Ces contrats viseront à aider à réintégrer des personnes éloignées du marché du travail.
3) Insuffler l’esprit d’entreprendre
L’entrepreneuriat doit être la force de notre pays. C’est cet entrepreneuriat qui est source du dynamisme de notre économie. Un premier constat optimiste doit être fait : l’entrepreneur s’est, ces dernières années, particulièrement rajeuni. En 2014, l’âge moyen de l’entrepreneur français était de 38 ans contre 51 ans en 2009. A cela on peut ajouter que selon la dernière étude de l’INSEE, 37,5% des entrepreneurs français ont moins de 29 ans.
Comment expliquer ce changement soudain de l’âge moyen de nos entrepreneurs ? On peut supposer qu’il est principalement lié à la création du statut d’autoentrepreneur datant de 2010. Or, 53% des autoentrepreneurs ne déclarent aucun chiffre d’affaires. Ce rajeunissement de l’entrepreneuriat n’est-il que cosmétique ? Est-il utile d’avoir une France composée uniquement d’entrepreneurs si leur chiffre d’affaire est nul ?
Les jeunes expriment très fortement leur envie d’entreprendre. En 2015, 34%19 des étudiants souhaitaient créer leur propre entreprise. Pour 52% de ces étudiants, l’entrepreneuriat représente un levier de développement économique. Il faut donc libérer les possibilités d’entreprendre pour les jeunes.
Bien entendu, ce n’est évidemment pas une solution miracle, mais il se doit d’être stimulé pour permettre un retour à la prospérité économique des jeunes, et de notre pays.
L’ « uberisation » de notre économie pourra être le vecteur de cet entrepreneuriat, créateur de lien social. Il faut saisir la chance qui nous est offerte par le numérique pour permettre à chaque jeune d’exploiter son potentiel et de développer ses idées.
Ainsi, la Fondation Concorde tient à souligner le rôle important joué par les juniors-entreprises dans le processus de professionnalisation des jeunes.
En complément et pour préparer au mieux l’insertion professionnelle du plus grand nombre de jeunes étudiants
19 Baromètre CNJE
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 Instaurer des modules optionnels dans toutes les filières de l’enseignement supérieur, initiant les étudiants aux différentes compétences nécessaires pour créer sa société et la pérenniser (droit, gestion, comptabilité).
 Promouvoir le statut d’étudiant entrepreneur. Celui-ci est une possibilité aujourd’hui méconnue de la plupart des étudiants et qui n’a profité qu’à 1894 étudiants depuis son lancement en 2014.
 Créer un “passeport numérique d’activité” donné de droit automatiquement à 16 ans, comportant entre autres un numéro de SIRET pour chacun.
 Supprimer l’ISF afin de soutenir l’investissement des business angels dans les start-ups, et donc de permettre un retour à l’investissement des plus riches dans notre tissu économique.
 Sécuriser et unifier le statut des travailleurs indépendants – porte d’entrée à l’emploi pour des chômeurs de longue durée – pour éviter une requalification en salarié. Ce statut permet également de réduire les inégalités sociales et les discriminations liées à l’embauche, car 73% des nouveaux chauffeurs UBER sont issus des “banlieues”20.
 Laisser le choix aux indépendants le souhaitant, de rejoindre le régime général plutôt que d’être assujettis au RSI.
4) Rapprocher la formation et l’entreprise
Dans un monde en mutation, la formation doit s’adapter et évoluer pour mieux coller aux attentes de demain. Il s’agit donc de développer et dispenser des savoir-être et des savoir-faire.
La formation ne peut être pensée hors-sol, déconnectée des réalités qui attendent l’élève /étudiant à la fin de sa scolarité. L’éducation est le principal levier d’émancipation pour toute société, mais également le lieu de transmission de savoir-être et de savoir-faire. Cette
20 Etude BPI France, 20 septembre 2016
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transmission doit être ancrée dans les réalités économiques, pour préparer au mieux les nouvelles générations au monde du travail.
L’éducation et l’entreprise sont aujourd’hui dans une situation de rupture consommée, alors qu’elles devraient fonctionner de concert. La vision de l’entreprise délivrée depuis le plus jeune âge par le corps professoral dépeint celle-ci comme un lieu d’asservissement. Le corps enseignant préfère au concret la dispense d’un intellectualisme nécessaire, mais outrancier.
La plupart des formations aujourd’hui ne permettent plus l’acquisition de compétences, mais se limitent aux connaissances. C’est pourtant ces compétences qui seront nécessaires à l’entrée sur le marché du travail.
Le résultat est aujourd’hui le suivant : l’absence de capacités opérationnelles des jeunes diplômés, notamment dans les filières universitaires de sciences humaines. Cette absence de capacités transférables au monde de l’entreprise crée un gap, un coût de formation supplémentaire pour les employeurs souhaitant embaucher un jeune diplômé inexpérimenté.
Nous disposons aujourd’hui en France de référentiels de compétences, de fiches RNCP (Répertoire National des Compétences Professionnelles), de suppléments diplômes, tant d’outils de lecture des compétences des étudiants, co-construits entre universitaires et représentants du patronat, mais pourtant totalement inconnus des publics cibles. Plutôt que de chercher des solutions innovantes à tout prix, nous devons d’abord utiliser les dispositifs à notre portée :
 Repenser les enseignements non plus en termes de connaissance à acquérir, mais en termes de compétences. Cela se fera, dans un premier, par le biais d’une réforme de l’évaluation des étudiants. Le but étant de développer des compétences telles que l’expression orale, la capacité de synthèse et le travail en groupe, qui serviront plus à l’étudiant que la préparation d’un QCM.
 Intégrer les représentants du milieu socio-économique à la construction des programmes. Aujourd’hui, les entreprises financent les universités, emploient les diplômés, mais n’ont pas voix au chapitre lorsqu’il s’agit de construire les programmes d’enseignements. Il est donc impératif que les représentants du milieu professionnel soient consultés lors de la construction des programmes, que ce soit dans le secondaire, comme dans le supérieur. Concrètement, cela passera par leur inclusion dans le conseil supérieur des programmes, et par une augmentation de leur poids dans les conseils de perfectionnement universitaires.
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 Proposer aux enseignants une immersion dans le monde de l’entreprise au sein des ESPE afin que ceux-ci se rendent compte que l’entreprise, bien plus qu’un lieu où l’on « maximise son profit », représente une composante vivante essentielle à notre économie.
La Fondation Concorde prône l’idée que l’orientation de nos jeunes doit être réalisée par des professionnels, qui connaissent le marché du travail et ses mécanismes. Cela pourra prendre les formes suivantes :
 Employer des consultants professionnels dans les collèges et les lycées. Ayant une connaissance du marché du travail, ils pourront comprendre au mieux les aspirations des élèves.
 Revaloriser l’enseignement professionnel dans la présentation des choix d’orientation au collège. Pour ce faire, il ne devra plus systématiquement être proposé aux élèves studieux de façon prioritaire l’accès à des filières généralistes. L’enseignement professionnel ne devra plus être considéré par le corps enseignant comme une voie d’échec.
 Développer et sécuriser le statut des Junior entreprises représentant de réelles opportunités pour les jeunes de se former à l’entrée sur le marché du travail devront être soutenues dans leur développement. A ces fins, leur statut juridique évoluant actuellement au gré de la jurisprudence sera sécurisé.
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Encadré : les juniors Entreprises :
Créées en 1967, les Juniors entreprises sont des micro entreprises universitaires faisant appel aux étudiants pour réaliser des missions en rapport avec leur sujet d’études, commandées par des entreprises. Depuis 1969, elles sont fédérées au sein de la CNJE (Conférence National des Juniors Entreprises).
Aujourd’hui, elles permettent à 19.000 étudiants d’exercer auprès des entreprises, pour un chiffre d’affaires annuel oscillant entre 6.5 et 8 millions d’euros.
Les Juniors Entreprises sont une formidable occasion pour les étudiants de se professionnaliser et de booster leur employabilité. 73% des juniors entrepreneurs décrochent un emploi avant la fin de leurs études, 80% ont un CDI comme premier contrat 75% des juniors entrepreneurs envisagent d’entreprendre après leurs études21
Ces “laboratoires professionnels” sont donc une formidable opportunité pour les étudiants de découvrir le marché du travail et d’entreprendre à “risque zéro”.
Néanmoins aujourd’hui, les Juniors entreprises sont menacées par une instabilité législative, dû à leur statut hybride (mi association, mi entreprise). Au vu de leur importance et de leur rôle professionnel, il faut impérativement les sécuriser par voie normative en instaurant un statut “junior entreprise” pour accroître leurs visibilités. Il faut également ouvrir le statut de junior entreprises aux alternants et apprentis, mais également ouvrir les professions réglementées aux intervenants des Juniors entreprises.
21 Source : enquête CNJE 2015
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III) Participation
Notre portrait de la situation de la jeunesse se devait de s’interroger sur le système politique actuel. Si notre étude s’est attardée auparavant sur des préoccupations économiques et sociales, il serait imprudent de faire abstraction de la place de la politique.
Ainsi, il paraît particulièrement important, dans une démocratie, que les citoyens, et surtout que tous les citoyens participent à la vie politique par les deux voies qui leur sont permises : la représentation d’une part, et la participation d’autre part.
Or, la jeunesse n’est pas suffisamment présente dans ces deux voies. En effet, il existe d’une part, ce que nous appellerons une gérontocratie politique et morale, et d’autre part une forte abstention, et une tentation de vote pour les partis extrémistes.
Il est nécessaire de redonner confiance, aux jeunes, en la démocratie.
1) Une représentation politique biaisée
Alors que la jeunesse devrait être la priorité, pourquoi les jeunes ont-ils été les grands oubliés des politiques publiques ?
L’élément de réponse principal tient dans la représentation politique actuellement en place. En effet, les décideurs publics, qu’ils soient à un niveau local (Conseil général, régional …) ou national (sénateurs, députés) ne sont absolument pas, en termes d’âge (mais aussi de catégorie sociale) représentatifs de notre société. Alors que l’âge médian de l’ensemble de la population française en mai 2017 sera de 40 ans et 6 mois, l’âge moyen des députés sera de 60 ans. En mai 2012, alors que la population était âgée en moyenne de 39,5 ans, l’âge moyen des députés était également de 60 ans.
Ce déficit de représentativité peut s’expliquer par deux facteurs :
– Un désintérêt des jeunes pour l’engagement politique,
– Un blocage de la part du système politique actuel, créant une barrière envers les jeunes.
Le système politique actuel est jusqu’à présent essentiellement structuré par les partis politiques. Ceux-ci remplissent plusieurs missions, entre autres, la sélection du personnel politique qui sera amené à représenter la population. Nous assistons à la prééminence de ce
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que Duverger appelle les partis de “professionnels” soit : des organisations composées de notables, servant principalement de machine électorale et fonctionnant avec base militante restreinte et limitée en nombre. Ces partis apparaissent comme élitistes et peu accessibles pour des citoyens lambda.
Cette machine électorale fonctionne aujourd’hui en circuit fermé, en faisant tourner un nombre restreint d’individus, et ce sur des temps longs. Il devient impossible d’accéder, quand on est jeune, à des fonctions de responsabilité au sein de ce dernier, et d’obtenir une investiture. Le cumul des mandats dans le temps, pratique répandue chez nos décideurs publics en témoigne.
Le vivier de recrutement politique devient donc de plus en plus réduit. Il en résulte : une baisse d’identification des jeunes, et un désintérêt des élites politiques pour la question de la jeunesse. Ceux-ci la traitent de façon bien souvent périphérique, sans compréhension réelle des enjeux actuels.
De plus, le caractère rigide et figé des partis politiques traditionnels ne correspond plus à la volonté d’engagement de la jeunesse. Celle-ci lui préfère la notion de mouvement, bien plus dynamique et ancrée dans l’actualité. Les jeunes d’aujourd’hui souhaitent de davantage de spontanéité dans l’engagement. Incontestablement, on assiste au passage d’une culture du mimétisme qui existait dans les générations précédentes, celles-ci avaient tendance à reproduire, à une culture de l’expérimentation dans laquelle souhaitent multiplier des expériences, plus ponctuelles.
Ainsi, le seul parti ayant saisi cette problématique est le Front National. Il investit des candidats jeunes en âge, et débutant leur engagement politique.
La seule réponse que l’on a su offrir aux jeunes est uniquement cosmétique et se matérialise sous la forme de création de conseils régionaux : les FRJ (Forums régionaux dédiés à la jeunesse), les CRAJEP (Chambre régionales d’éducation populaires), les CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) et le CESE (Conseil économique, social et environnemental). Ces instances sont par essence dédiées à une mission de prospective, sans qu’il y ait un réel rôle décisionnaire. La jeunesse y est invitée uniquement pour servir de caution et non pour avoir un réel rôle décisionnaire.
Et pourtant, l’âge moyen des représentants au sein de ces instances est très élevé, car elles servent de “placards” pour les fins de carrière politique, et les rapports consultatifs réalisés par les conseils sont en quelque sorte des bouteilles à la mer, qui sont peu pris en compte par les décideurs publics.
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2) Une citoyenneté muette
Dans son ouvrage Sociologie de la jeunesse, Olivier Galland, sociologue, analyse le rapport des jeunes à la société actuelle. Le constat qu’il fait est conforme à un ressenti palpable en France.
En effet, les jeunes sont pessimistes quant à la société dans laquelle ils évoluent, mais optimistes quant à leur avenir personnel. 53% des jeunes affirment que leur avenir est prometteur, mais seulement 17% pensent que l’avenir de leur pays est prometteur. Ce qui peut apparaître comme un paradoxe s’explique par la possibilité dans des sociétés mondialisées de pouvoir s’expatrier. Face à ce pessimisme ressenti à l’égard de la société, le repli se fait vers les cellules plus proches, en circuit court : la famille, les amis … Les nouvelles générations se créent des microsociétés, déconnectées sans considération aucune pour la société dans sa globalité.
Ce repli se ressent particulièrement par le taux d’abstention durant les élections et, si vote il y a, un attrait pour les partis extrémistes.
Au premier tour des dernières élections européennes en 2015, les 18-24 ans n’étaient que 26% à voter contre une moyenne nationale de 43%. Aux départementales, ils n’étaient que de 29% contre une moyenne de 50%. Les jeunes expliquent leur abstention, à 18%, par l’idée que cela ne changera rien à leur situation.
Le Front National est actuellement le premier parti des jeunes, derrière l’abstention. 29% des votants aux dernières élections européennes, âgés entre 18 et 24 ans, se sont tournés vers le Front National.
Le lien est rompu entre les citoyens et les élus, et plus particulièrement entre les jeunes et les élus. Le désintérêt en termes de vote s’inscrit dans une logique plus globale qui est celle du discrédit de la parole politique. Les décideurs publics ont démontré depuis plusieurs décennies leur incapacité à réformer le pays, et à le faire avancer, en particulier pour les jeunes. Le manque de résultats suite aux engagements tenus a laissé un goût amer, qui a brisé la confiance nécessaire au pacte démocratique.
Nous savons que la citoyenneté ne se juge pas que par le vote. Le sentiment de citoyenneté est une volonté de servir le bien commun, et de participer à la communauté. Cette citoyenneté pourrait être renouvelée par les possibilités offertes notamment par le secteur du numérique, dont les nouvelles générations maitrisent le fonctionnement.
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Le développement actuel des civic technologies laisse un large champ des possibles en termes d’expression, pour recréer un lien entre citoyens et élus, et ainsi rendre la parole à une jeunesse muette. Il existe plusieurs dizaines d’applications, sur des domaines différents.
Ce renouveau n’est pas encore formalisé par les décideurs publics, qui le voient comme un “gadget”. Il existe donc un décalage fort entre les possibilités techniques et la prise en compte institutionnel des moyens de participation. Le numérique ne vient pas se substituer au vote, mais il doit tout de même être pris en compte pas les décideurs publics afin de venir compléter des moyens d’expression traditionnels.
3) Le hold-up idéologique d’une partie de la jeunesse
La seule parole réellement visible médiatiquement, est celle d’une minorité, glacée idéologiquement, qui réalise un réel hold-up sur la voix de la jeunesse. Les manifestations contestant la loi travail en sont un parfait exemple : l’UNEF s’érigeait en seul représentant de la jeunesse. Elle était la seule organisation de jeunes présente médiatiquement, et considérée à la table des négociations. Pourtant, l’UNEF n’est représentative que d’une partie faible de la jeunesse : celle des étudiants. Cette organisation auto-proclamée de jeunesse aux 19.000 adhérents, ne représente aujourd’hui que 0,8% des étudiants, soit 0,24% des jeunes de 18-25 ans…
La voix portée est imprégnée d’un conservatisme remontant à de l’esprit du Conseil National de la Résistance, qui considère les acquis sociaux comme étant immuables alors que le monde change. Une parole à rebours de celle voulue par la jeunesse de France en 2017, celle des entrepreneurs, des salariés, des artisans, qui n’est malheureusement pas portée. Il y a donc une opposition entre la citoyenneté muette, et la monopolisation idéologique.
Afin de réconcilier la jeunesse et l’expression politique et civique, nous devons transformer notre logiciel de représentation. Pour y arriver, plusieurs réformes peuvent être entreprises :
 Supprimer le CESE, les CESER et toutes les chambres consultatives régionales « dédiées » à la jeunesse : ces chambres d’enregistrement handicapent plus la jeunesse qu’elles ne les aident. A la place de ces chambres, nous proposons la création d’un poste de Vice-président en charge de la jeunesse au sein des conseils régionaux.
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 Déployer le vote électronique, et la reconnaissance institutionnelle de certaines possibilités numériques afin de permettre un regain de citoyenneté. Dans ce sens, les votations populaires et les projets de lois citoyens devront être expérimentés sur le territoire.
 Aboutir à une réelle reconnaissance institutionnelle du vote blanc dans les scores aux élections. La réforme de 2014 a amorcé cette voie, mais il faudra aller plus loin par une reconnaissance dans le pourcentage de suffrages exprimés.
 Interdire le cumul des mandats dans le temps, pour favoriser la rotation en politique et éviter la « professionnalisation » des élus. Les parlementaires devront ainsi se limiter à deux mandats consécutifs. Cette mesure permettra mécaniquement un renouvellement du personnel politique.
 Introduire une proportion de 20 % des membres du Parlement tirée au sort, parmi l’ensemble des inscrits sur les listes électorales. Les mandats pour les parlementaires tirés au sort seront de la longueur en vigueur, c’est à dire 5 ans.
 Adapter les règles du CSA du partage du temps de parole médiatique entre partis politiques à toutes les organisations représentatives (de jeunes, étudiantes, syndicales, etc.…). Ainsi, nous éviterons d’avoir un abatage médiatique allant uniquement dans le sens de l’organisation la plus médiatisée car tenant des propos “chocs”. Les règles du temps de parole se feront sur la base de la représentativité des organisations (nombre d’adhérents) et sur leur champ d’action.
 Inciter à l’engagement associatif et citoyen pour permettre à un maximum de jeunes le souhaitant de s’engager au sein de structures bénévoles. Pour cela, une réflexion doit être menée pour valoriser l’engagement de chacun. Cette incitation citoyenne pourra élargir le nombre d’acteurs publics et enrayer la dynamique de professionnalisation de la politique qui nuit à notre pays.
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Conclusion
A la vue de l’ensemble du panorama qui a été réalisé durant cette étude, une caractéristique principale ressort : une dichotomie entre insiders et outsiders existe et plombe l’avenir de la jeunesse. Cette dichotomie est présente à tous les niveaux (générationnel, sur le marché du travail, en politique, etc…)
Notre système de protection sociale et notre logique d’endettement publique a profité aux seniors et aux générations passées, mais représente indéniablement un frein pour les générations futures. Notre système éducatif conditionne actuellement soit à la brillante réussite via les grandes écoles, soit à l’échec. Notre marché du travail permet aux plus diplômés de s’insérer, tandis qu’il impose un grand nombre de barrières à l’entrée pour les autres. Notre système politique crée un fossé entre une gérontocratie de la représentation, et un mutisme des jeunes dans la participation.
Le manque de perspectives dans notre société fait fuir nos jeunes, tous diplômes et milieux sociaux confondus, à l’étranger. 62% des 18-24 ans ont déjà envisagé de quitter la France pour aller s’installer à l’étranger. Plus de 100 000 expatriés français vivaient à Londres en 2015.
Cette situation n’est pas acceptable. Elle est le fruit de dizaine d’années de politiques publiques oubliant la jeunesse, segment trop faible de l’électorat, où l’on a préféré signer des chèques à destination de la jeunesse plutôt que d’effectuer des réformes structurelles profondes.
La jeunesse doit être au coeur du projet des décideurs publics pour une raison simple : elle représente l’avenir. Il sera nécessaire de substituer les annonces tonitruantes -comme avait pu en faire François Hollande- à l’action. Ce livret a ainsi présenté quelques pistes de réformes.

TRIBUNE LIBRE A LA UNE: Macron, l’enfant gâté d’une France malade

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Macron, l’enfant gâté d’une France malade
On 4 mai 2017 par Pour une opposition constructivedans POINT DE VUE

Macron: ses bonnes fées sentent la naphtaline.

Point de vue
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Macron, l’enfant gâté d’une France malade
Par Ivan Rioufol

Ses bonnes fées sentent la naphtaline. À son tour, François Hollande a appelé, lundi, à voter pour Emmanuel Macron, vainqueur du premier tour de la présidentielle (24,01 % des voix). François Fillon, arrivé troisième (20,01%), l’avait précédé dans ce ralliement. L’homme neuf n’est déjà plus que le candidat banal des caciques désavoués : Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls, Benoît Hamon, etc. Macron est également soutenu par le monde médiatique, le Medef et une palanquée de « résistants » à Marine Le Pen, arrivée deuxième (21,30 %). La percée du leader d’En marche ! lui assure, normalement, son élection le 7 mai. L’intéressé a d’ailleurs déjà fêté sa victoire, dimanche soir à la Rotonde, restaurant cossu du quartier Montparnasse. Sarkozy l’avait fait en 2007 au Fouquet’s… mais à l’issue du second tour. L’UMPS, que moquait le FN, s’est reconstituée avec les socialistes et les Républicains. Mais où est la rupture annoncée ?
La France en colère ne ressemble pas à ce bon élève verbeux. Ceux des villes ont adopté l’enfant gâté au regard envoûteur : Paris a voté à 34,8 % pour Macron, contre 4,99 % pour Le Pen. Le phénomène se retrouve dans toutes les grandes cités. Cependant, la France rurale a enraciné son vote FN, qui a gagné 1,2 million de voix. La progression de Mélenchon (19,58 %) dans les banlieues est plus spectaculaire encore ; il a gagné 3 millions de voix. Cette dynamique populiste, à laquelle s’ajoutent les 4,70 % de Nicolas Dupont-Aignan, est celle des Oubliés. Ils sont à mille lieues du projet européiste et mondialiste de Macron. S’il peut bénéficier du coup de fouet de sa prouesse, son socle est fragile : 18,9 % des inscrits. Les sondages lui promettent une victoire écrasante. Est-ce si sûr ?
Macron est le représentant des « inclus », bourgeois urbains à l’aise dans l’univers plat de la mondialisation et de son commerce créatif. Le paradoxe est d’observer la gauche, rebaptisée « progressisme », se reconnaître dans ce personnage éloigné du peuple et de ses misères.
Lors de la campagne américaine, en 2016, la superfavorite Hillary Clinton avait insulté les partisans de Donald Trump : elle voulait les mettre « dans le panier des pitoyables : les racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes ». Ce mépris de classe s’observe en France, lorsque les opposants au FN disent vouloir « faire barrage » à ces mêmes ploucs, fascistes au surplus. Ces injures permettent d’ignorer les causes de la montée constante du populisme. Macron, sifflé mercredi par les ouvriers de Whirlpool (Amiens) qui venaient d’acclamer Le Pen, devrait se souvenir du sort réservé à Clinton.
L’Eliacin est capable d’hypnotiser la droite étourdie. Après avoir salué Jeanne d’Arc puis visité le Puy du Fou (Vendée) en compagnie de Philippe de Villiers, voilà Macron qui se dit patriote, mais aussi populiste. Il parlera aussi de la France périphérique, des exclus, des invisibles, cochant les bons mots du marketing. Demeure toutefois l’idéologue de la société ouverte, de l’immigration, du multiculturalisme, des bienveillances accordées aux minorités. Mardi, Macron a reçu l’appui de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans, dont l’objectif est de défendre la charia. Cette organisation islamiste appelle « à aller voter massivement pour faire barrage aux idées de xénophobie et de haine et donner (à Macron) le score le plus large ». Macron à l’Élysée, c’est la France mise à l’encan.
Une révolution est lancée

Le ralliement des barons Républicains à l’ambitieux jeune homme, dans lequel Hollande voit sa filiation, est un abandon supplémentaire pour ceux qui se désespèrent de cette droite sans orgueil ni conviction. Avoir vu Fillon, le soir de sa défaite, oublier ses combats pour la nation assimilatrice et contre le totalitarisme islamique au profit de ce « front républicain », reconstitué pour sauver la gauche qui l’a torpillé, n’a pas été la moindre des déceptions. Tous ces professionnels de la politique ne semblent pas comprendre le message des électeurs : ils ne veulent plus de ces pratiques insincères, de ces arrangements d’appareils, de ces reniements opportuns. C’est une révolution que les Français ont lancée, en éliminant les deux principales formations (PS et LR). Elle force le monde politique à redescendre sur terre et à revoir son rôle, au vu des nouvelles exigences démocratiques. Plutôt que de mimer les oukases de la gauche moralisatrice, qui a lâché les chiens contre le FN, la droite devrait suivre Hannah Arendt, quand elle pestait contre « la dégradante obligation d’être de son temps ».
Le grand débat de mercredi s’annonce déterminant. Ce sera l’occasion de mesurer la totale opposition entre les deux projets concernant, notamment, la conception de la nation, de la famille et de la civilisation occidentale. La vision que porte Le Pen n’est guère éloignée de celle de la droite de gouvernement, sensible à la question identitaire et à la préservation de l’unité de la nation : des sujets que Macron répugne à aborder, leur préférant la politique de l’apaisement, cette lâcheté maquillée en vertu. En réalité, le FN a déjà gagné la bataille des idées, en ayant replacé la patrie, la nation, le drapeau au centre des discours. L’idéologie postnationale, que défend Macron quand il dit qu’il n’y a plus de culture française, est une vision combattue par le populisme, éclaté en courants contraires. Une élection de Macron par défaut, loin de tranquilliser la France excédée, la rendra plus éruptive. C’est cette issue qui se profile. À moins que Le Pen comprenne enfin que le sort du pays est plus important que la sortie de l’euro et ses archaïques saillies antilibérales.
Union des droites

Dans l’ultime étape, Le Pen a l’opportunité d’attirer une partie de ceux qui rejettent le projet macronien. Un tiers des fillonistes, moins d’un quart des mélenchoniens pourraient déjà la rejoindre. Dupont-Aignan partage aussi des cousinages. L’union des droites, que les états- majors refusent en ne sachant plus trop pourquoi, est en marche. Ce sont les citoyens qui écrivent l’histoire dans le dos de leurs représentants.
La Ve République en question

Que le gagnant soit Macron ou Le Pen, la frustration sera la même, d’un côté ou de l’autre de la France fracturée. En fait, le système présidentiel étouffe l’intelligence collective. Sortir de la Ve République ?
ivan-rioufolIVAN RIOUFOL

Nouvelles de France: Lettre ouverte aux catholiques perplexes;Des bulletins Marine Le Pen envoyés avec les professions de foi… déchirés donc nuls-et varia

Lettre ouverte aux catholiques perplexes
Des bulletins Marine Le Pen envoyés avec les professions de foi… déchirés donc nuls
À la rencontre des électeurs de Marine Le Pen à Perpignan (vidéo)
Présidentielle 2017 : Stéphane Ravier blâme « l’indignité » des hommages de Macron
Peut-on connaître l’histoire de notre maison ?
Nicolas Dupont-Aignan va porter plainte contre les célébrités qui l’ont insulté
Gagnants de la mondialisation, nous voterons Marine Le Pen
Présidentielle : qui sont les plumes des candidats ?
Présidentielle : « Faites preuve de bon sens », l’appel de François Fillon aux électeurs LR
Donald Trump menace de démanteler les grandes banques
Nicolas Dupont-Aignan : « M. Macron est un danger public et un type instable »
États-Unis : violences d’extrême-gauche dans les manifestations du 1er mai
Le « clin d’œil » de Marine Le Pen aux fillonistes
Manifestations anti-FN, anti-loi travail, anti-NDDL… Qui sont les Black Blocs ?
Ralliements au FN ou à En Marche ! : le parti Les Républicains « prendra les décisions qui s’imposent »

Lettre ouverte aux catholiques perplexes

Posted: 03 May 2017 02:48 PM PDT
Lettre ouverte aux catholiques perplexes
par Bruno Gollnisch Madame, Mademoiselle, Monsieur, À la veille de cette échéance décisive pour l’avenir de notre pays, vous vous interrogez peut-être encore. Au-delà de sa personne, vous n’avez pas de sympathie particulière pour le programme de Monsieur Macron, ni pour l’action passée de ceux qui le soutiennent aujourd’hui, mais vous hésitez à voter pour […]

Des bulletins Marine Le Pen envoyés avec les professions de foi… déchirés donc nuls

Posted: 03 May 2017 12:35 PM PDT
Des bulletins Marine Le Pen envoyés avec les professions de foi… déchirés donc nuls
Attention à ne pas les utiliser pour votre vote. Le système est prêt à tout pour faire battre la candidate patriote : Soyez vigilants : des bulletins déchirés ou raturés (et donc nuls) sont envoyés avec les professions de foi ! pic.twitter.com/Ivd8fUq0uL — Marion Le Pen (@Marion_M_Le_Pen) 3 mai 2017

À la rencontre des électeurs de Marine Le Pen à Perpignan (vidéo)

Posted: 03 May 2017 10:52 AM PDT
À la rencontre des électeurs de Marine Le Pen à Perpignan (vidéo)
Marine Le Pen donnait un meeting à Perpignan le samedi 15 avril 2017 pour la campagne présidentielle. Rencontre avec son public :

Présidentielle 2017 : Stéphane Ravier blâme « l’indignité » des hommages de Macron

Posted: 03 May 2017 04:34 AM PDT
Présidentielle 2017 : Stéphane Ravier blâme « l’indignité » des hommages de Macron
L’élu marseillais du Front national s’en est pris mardi à l’instrumentalisation par Emmanuel Macron des victimes de la Shoah :

Peut-on connaître l’histoire de notre maison ?

Posted: 03 May 2017 04:19 AM PDT
Peut-on connaître l’histoire de notre maison ?
Tout comme les noms de famille, les maisons ont elles aussi leur histoire. RTL fait parler les pierres dans « On est fait pour s’entendre » :

Nicolas Dupont-Aignan va porter plainte contre les célébrités qui l’ont insulté

Posted: 03 May 2017 04:16 AM PDT
Nicolas Dupont-Aignan va porter plainte contre les célébrités qui l’ont insulté
Vivement critiqué après son ralliement à Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan envisage de porter plainte contre les personnalités qui l’ont insulté sur la toile :

Gagnants de la mondialisation, nous voterons Marine Le Pen

Posted: 03 May 2017 04:13 AM PDT
Gagnants de la mondialisation, nous voterons Marine Le Pen
Nous sommes du bon côté de la mondialisation. Nous sommes « jeunes cadres dynamiques » et habitons dans les grandes métropoles mondialisées. Nous ne sommes pas atteints par le communautarisme, la désindustrialisation, le chômage. Nous sommes entourés de ceux qui se réjouissent qu’Emmanuel Macron ne parle pas des problèmes d’identité, d’intégration, de ceux qui pensent […]

Présidentielle : qui sont les plumes des candidats ?

Posted: 03 May 2017 04:09 AM PDT
Présidentielle : qui sont les plumes des candidats ?
La polémique suscitée par une partie du discours de Marine Le Pen, largement copié sur l’un de ceux de François Fillon, a au moins l’avantage de mettre la lumière sur les plumes des candidats à la présidentielle. De Marine Le Pen à Emmanuel Macron en passant par Jean-Luc Mélenchon, petit tour d’horizon de ces rédacteurs […]

Présidentielle : « Faites preuve de bon sens », l’appel de François Fillon aux électeurs LR

Posted: 03 May 2017 04:08 AM PDT
Présidentielle : « Faites preuve de bon sens », l’appel de François Fillon aux électeurs LR
Sans appeler explicitement à voter pour le candidat d’En marche ! Emmanuel Macron, François Fillon a appelé les électeurs LR à faire « preuve de bon sens », ce mardi 2 mai. « Au parti, on s’est mis d’accord mardi dernier sur une ligne en bureau politique (…) À charge pour chacun s’il souhaite aller plus loin, d’aller […]

Donald Trump menace de démanteler les grandes banques

Posted: 03 May 2017 04:08 AM PDT
Donald Trump menace de démanteler les grandes banques
Donald Trump a réitéré lundi sa menace de démanteler les grandes banques et de rétablir les dispositions de la loi dite « Glass-Steagall ». Adoptée en 1933, cette dernière interdisait aux banques de cumuler des activités de banque de dépôt et d’investissement aux États-Unis, avant d’être abrogée par l’administration Clinton en 1999 :

Nicolas Dupont-Aignan : « M. Macron est un danger public et un type instable »

Posted: 03 May 2017 04:07 AM PDT
Nicolas Dupont-Aignan : « M. Macron est un danger public et un type instable »

États-Unis : violences d’extrême-gauche dans les manifestations du 1er mai

Posted: 03 May 2017 04:03 AM PDT
États-Unis : violences d’extrême-gauche dans les manifestations du 1er mai
Les manifestations du 1er mai ont été ternies par des violences aux Etats-Unis, avec une émeute à Portland, dans l’Oregon (nord-ouest), et un face-à-face tendu entre partisans et opposants à Donald Trump à New York (nord-est) :

Le « clin d’œil » de Marine Le Pen aux fillonistes

Posted: 03 May 2017 03:57 AM PDT
Le « clin d’œil » de Marine Le Pen aux fillonistes
À Villepinte, Marine Le Pen a prononcé un discours dont des pans entiers ont été empruntés à François Fillon. Un « clin d’œil » revendiqué par le FN pour « faire le buzz ». Du côté de la France insoumise, les résultats de la consultation voulue par Jean-Luc Mélenchon sont tombés. Sur les 243 000 militants qui y ont […]

Manifestations anti-FN, anti-loi travail, anti-NDDL… Qui sont les Black Blocs ?

Posted: 03 May 2017 03:57 AM PDT
Manifestations anti-FN, anti-loi travail, anti-NDDL… Qui sont les Black Blocs ?
Ils étaient présents, lundi 1er mai, en marge des manifestations contre le Front national. Qui sont les Black Blocs, ces militants cagoulés et vêtus de noir qui se sont notamment fait remarquer lors des rassemblements anti-loi travail et anti-NDDL ?

Ralliements au FN ou à En Marche ! : le parti Les Républicains « prendra les décisions qui s’imposent »

Posted: 03 May 2017 03:50 AM PDT
Ralliements au FN ou à En Marche ! : le parti Les Républicains « prendra les décisions qui s’imposent »
Bernard Accoyer a assuré ce mercredi sur BFMTV que le parti Les Républicains « prendra les décisions qui s’imposent » vis-à-vis des élus et membres du parti qui envisagent de rallier le Front national ou le mouvement En Marche! à l’issue de l’élection présidentielle. « C’est ce qu’attendent de nous celles et ceux qui nous ont confié des […]

Le Salon beige: Emmanuel Macron, vecteur de l’islamisme et des frères musulmans ?-et varia

Le Salon beige:

C’est arrivé un 4 mai…
La question culturelle et identitaire s’est invitée au cœur des stratégies électorales
Emmanuel Macron, vecteur de l’islamisme et des frères musulmans ?
Et des universités de plus qui donnent dans la propagande
Lettre ouverte d’un prêtre diocésain à Mgr Blaquart
Pour ceux qui ont peur… du projet économique de Marine Le Pen
Macron a le visage de cette Europe libérale et égoïste dont les Français ne veulent pourtant pas…
« Macron est un psychopathe » : l’analyse d’un psychiatre italien
Macron, sauveur de l’économie ?
Lettre ouverte aux catholiques perplexes : « L’enjeu de cette présidentielle est un enjeu de civilisation »
Bébés éprouvettes : Deux amis de longue date découvrent qu’ils sont frère et soeur
Bernard Cazeneuve ne se cache même plus : « Il faut gagner l’élection présidentielle ! »
La Commission européenne veut ouvrir à nouveau les vannes de l’immigration clandestine
Education : Macron entérine et prolonge toutes les dispositions de madame Vallaud Belkacem
Abrogation de la loi Taubira : engagement n°87 de Marine Le Pen
Terres de mission : Le renouveau de l’Eglise orthodoxe russe
Brigitte Bardot votera Marine Le Pen
Le collectif Antioche dénonce la connivence entre le haut-clergé et les élites
Messe pour la France ce 3 mai à 19h45 à Paris
Les cathos peuvent voter pour Le Pen
On ne peut pas expliquer aux électeurs que, pendant des mois, on est pour Fillon, puis, le lendemain on est pour Macron
Ce qui se joue cette semaine, c’est la capacité de Marine Le Pen a incarner la principale force de droite
Le Front national a cru, ou feint de croire, qu’il pouvait arriver tout seul au pouvoir
La colère de Finkielkraut contre l’instrumentalisation de la Shoah
Pour les Eveilleurs d’Espérance : Macron c’est non
Alain Dumait votera Marine Le Pen
Pilate et Judas : quel électeur êtes-vous ?
Conférence-témoignage de M et Mme Caron sur l’Espérance, Nantes vendredi 5 mai

C’est arrivé un 4 mai…

Posted:

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 4 mai 1008 (date incertaine) : naissance d’Henri Ier, Roi de France.

Le règne d’Henri 1er est une longue suite de luttes féodales. Il perd la Bourgogne et ne gagne que le Sénonais. C’est durant cette période difficile que les évêques français proclament la paix de Dieu, puis la trêve de Dieu. Voir les chroniques du 14 mai, 20 juillet et 14 août.

le 4 mai 1097 : la première croisade.

Godefroy de Bouillon, à la tête des premiers croisés quittent Nicomédie et se dirigent sur Nicée (actuelle İznik), capitale du sultanat seldjoukide de Roum, leur premier objectif militaire. Le siège commence le 14 mai.

le 4 mai 1493 : le pape Alexandre VI fulmine la bulle Inter cætera qui partage le Nouveau-Monde entre l’Espagne et le Portugal.

Le pape décrète par la bulle Inter cætera que les nouvelles terres découvertes situées à l’ouest d’un méridien à 100 lieues des îles du Cap-Vert reviennent à l’Espagne, celles à l’est revenant au Portugal ; la bulle exclut toute terre connue déjà sous le contrôle d’un État chrétien. La bulle est renforcée cette même année par un accord entre les Espagnols et les Portugais connu sous le nom de traité de Tordesillas.

le 4 mai 1600 : Controverse de Fontainebleau.

A Fontainebleau, devant Henri IV, a lieu une joute théologique entre catholiques et protestants. Le Roi donne raison au cardinal Du Perron et à ses collaborateurs, parmi lesquels le futur cardinal Pierre de Bérulle et tort à Duplessis-Mornay et aux protestants. Monseigneur Du Perron affirme que toutes les citations bibliques contenues dans le livre de Duplessis-Mornay sont fausses. Il met donc au défi l’auteur d’apporter la preuve de la véracité de ces citations. La conférence se tient publiquement devant 200 personnes en présence du Roi. Du Perron relève 500 passages dans le livre de Duplessis-Mornay se référant à la Bible. Duplessis-Mornay se révèle incapable de relever le « défi ». Il est donc abreuvé des sarcasmes du Roi.

le 4 mai 1714 : le duc de Berry Charles meurt lors d’un accident de chasse.

Il y fait une chute de cheval et meurt brutalement 10 jours plus tard. C’est le troisième petit-fils de Louis XIV.

le 4 mai 1724 : élection du pape Benoit XIII.
le 4 mai 1794 : la colonne infernale Dutruy est au Perrier.
le 4 mai 1814 : Napoléon arrive à l’île d’Elbe en exil.

L’arrivée de Napoléon à l’île d’Elbe ; Gravure de Marc Sandelli, extraite de La Petite Armée de G. Daddi

Il y séjourne jusqu’à son retour en France, le 26 février 1815 (Cf. la chronique du jour). L’île, conquise en 1802 par les Français, devient partie intégrante de l’Italie en 1860.

le 4 mai 1877 : le frère 3 points Gambetta à la Chambre.

« Le catholicisme, voilà l’ennemi »

Note François Marie Algoud dans son livre Histoire de la perversion de l’intelligence et des mœurs. (Edition de Chiré, pages 126).

« Qu’est-ce que le cléricalisme ? Hector Depasse, un écrivain républicain, en donne alors cette définition : « Le cléricalisme est la ligue des partis d’État et d’Église, la confusion de la politique et du culte, le complot de la police et du dogme pour l’asservissement de l’esprit humain. » Se donnant pour but de combattre le cléricalisme, l’anticléricalisme revêt donc à la fois une dimension politique, qui vise les relations entre l’État et la religion, une dimension sociale, qui regarde la place de la religion dans la société, et une dimension philosophique, qui concerne l’emprise de la religion sur l’individu.

[…] Le 4 mai 1877, des députés interpellent le gouvernement sur « l’agitation antipatriotique » entretenue par les « menées ultramontaines ». C’est dans ces circonstances que Gambetta monte à la tribune de la Chambre, et lance une charge contre l’Église en brandissant les règles concordataires. « À quel degré de faiblesse et d’impuissance sommes-nous donc tombés, accuse-t-il, qu’on puisse voir un pape s’adresser directement en France soit à des particuliers, soit à une collectivité, sans recourir à l’intermédiaire des pouvoirs civils ? »

Et de conclure : « Je ne fais que traduire les sentiments intimes du peuple de France en disant du cléricalisme ce qu’en disait un jour mon ami Peyrat : « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 15 et 22)

le 4 mai 1945 : le général Leclerc prend Berchtesgaden.
le 4 mai 2008 : les apparitions du Laus sont reconnues.

Concernant le message donné au Laus, la sainte Vierge dit à Benoite Rencurel :

« J’ai demandé le Laus à mon Fils pour la conversion des pécheurs et Il me l’a donné ». Elle a également demandé la construction d’une grande église et de faire un pèlerinage. Ensuite, Benoite reçoit de la sainte Vierge une longue formation, en vue de sa mission : œuvrer pour faire connaître la Miséricorde de Dieu, spécialement dans le Sacrement de Pénitence. La Vierge attire également l’attention des pèlerins sur l’Eucharistie en multipliant les miracles par l’utilisation de l’huile de la lampe du Tabernacle.

La question culturelle et identitaire s’est invitée au cœur des stratégies électorales

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Le géographe Christophe Guilluy analyse le second tour d’une élection présidentielle qui, selon lui, confirme que la mondialisation ou l’immigration sont devenues les vrais sujets de clivage au-delà de la droite ou de la gauche.

Que nous apprend la carte du vote du premier tour de la présidentielle ?

Il y a une confirmation du mouvement entamé ces dix dernières années avec une forte poussée du FN dans les périphéries. Quelle que soit la région, la dynamique est là. Pour le second tour, ces périphéries devraient logiquement donner de forts scores à Marine Le Pen, alors qu’Emmanuel Macron sera vainqueur dans les centres urbains. Évidemment, ces constatations n’effacent pas la géographie traditionnelle, à savoir l’Est plutôt à droite, l’Ouest à gauche. Mais le fond du décor est en train de s’estomper peu à peu.

L’analyse qui oppose un vote des villes à un vote des campagnes est-elle pertinente ?

Elle est imprécise. Le clivage sépare ceux qui bénéficient de la mondialisation de ceux qui en pâtissent. Il est à la fois géographique et social. Que ce soit aux États-Unis, en Suède, au Danemark, aux Pays-Bas ou en Autriche, les territoires s’adaptent toujours de la même façon au modèle économique mondialisé : les métropoles deviennent de nouvelles citadelles, un monde fermé auquel on ne peut accéder sans ticket d’entrée. Impossible pour les classes populaires d’y acheter leur logement, compliqué d’y louer, à moins d’habiter dans des quartiers de logements sociaux. On nous explique que la révolution numérique efface les différences entre New York et le Cantal, ce n’est pas vrai. Les catégories supérieures se replient de plus en plus dans les territoires gagnants de la mondialisation, alors que la classe moyenne disparaît.

Vous avez l’ habitude de dire que les classes populaires ont tourné le dos à la gauche. Or, 24 % des ouvriers ont voté pour Jean-Luc Mélenchon. Ce n’ est pas négligeable…

Nous assistons à un clivage à l’intérieur même des classes populaires. Le FN reste en tête avec un score de 37 % chez les ouvriers et Jean-Luc Mélenchon engrange effectivement des voix, notamment au sein des catégories populaires de banlieue. Ce sont les mêmes qui avaient voté Hollande en 2012. À l’inverse, les catégories populaires de la France périphérique ont plutôt voté FN. La question culturelle et identitaire s’est invitée au cœur des stratégies électorales des partis politiques.

Donc, pour vous, ce succès de Mélenchon chez les ouvriers, c’ est un vote ethnique ?

Pas seulement, mais il y a une dimension ethnoculturelle très nette. Ce fonctionnement est en place depuis plus de quinze ans, rien de très neuf. Nous ne sommes plus sur un clivage strictement social. Prenez une cité d’Hénin-Baumont par exemple, le « petit Blanc » va voter FN et le « petit beur » va voter Mélenchon… Alors même que les deux partagent une réalité géographique et sociale, leur vote diverge ! Cela signifie bien que la question culturelle et identitaire s’est invitée au cœur des stratégies électorales des partis politiques ! Les partis dits républicains prétendent le contraire la main sur le cœur, mais c’est bien évidemment faux. Au moins sur la question de l’émergence de la société multiculturelle, les partis américains ont moins de pudeur sur le sujet.

C’est ce que vous appelez « l’ insécurité culturelle »…

J’ai élaboré ce concept opérationnel pour analyser les demandes d’attribution de logement dans le parc social et pour étudier les leviers de l’ethnicisation de certaines cités. Je me suis rendu compte que, parfois, alors qu’il n’y avait ni problème d’insécurité physique ni grande précarisation, les habitants d’un quartier cherchaient à déménager pour échapper à une instabilité démographique. Cette instabilité renvoyait aux individus l’idée qu’ils étaient minoritaires ou en passe de le devenir dans leur quartier. Cette prise de conscience faisait flamber les demandes de changement d’attribution. C’est ce fait de ne pas pouvoir partager un capital culturel ou historique commun que j’appelle l’insécurité culturelle. Ce phénomène est assez universel, par exemple, la petite bourgeoisie magrébine quitte les quartiers où se concentre l’immigration africaine. En réalité, personne ne souhaite être minoritaire, car cela signifie dépendre de la bienveillance de la majorité. […]

Dans ce cas, comme expliquer qu’ Emmanuel Macron soit donné gagnant au second tour, alors que la France périphérique représenterait 60 % de la population ?

Ce qui est frappant, c’est qu’il y a un potentiel majoritaire avec des gens qui se croient minoritaires. En somme, c’est un conflit de classe, sans conscience de classe. Nous ne sommes pas la Grèce : il y a encore beaucoup de gens qui ont beaucoup à perdre. Les retraités et les fonctionnaires, qui sont protégés de la mondialisation, n’ont aucune raison de renverser la table. Il y a aussi, à la marge, le vote des minorités qui va se porter vers le parti le moins anti-immigrés. On voit bien que le Front national est bloqué par sa sociologie : les catégories populaires ne lui suffiront pas. Mais les coups de boutoir seront de plus en plus violents. On peut très bien imaginer demain voir un FN atteindre les 30-35 % au premier tour. Cela signifiera que les digues sont en train de céder. Pour l’instant, la difficulté que rencontre Emmanuel Macron est la suivante : comment tenir un discours optimiste sur la mondialisation, tout en captant les voix des perdants de cette mondialisation, ceux dont le niveau de vie a diminué ces vingt dernières années ? Pas facile.

Certains analystes affirment que l’ on assiste à une « droitisation de la France »… Pour vous, c’est un leurre ?

Tout d’abord, le clivage gauche-droite ne structure plus complètement l’opinion. La preuve : le candidat de droite comme le candidat de gauche ont été éjectés dès le premier tour. Ceux qui ont franchi l’obstacle, ce sont des candidats qui se revendiquent « ni de droite ni de gauche ». Ce vieux clivage n’est encore pertinent que pour les retraités et les fonctionnaires. Les autres électeurs se déterminent désormais par des thématiques, comme la mondialisation ou l’immigration. Cela n’en fait pas spécifiquement des gens de gauche ou de droite. Si le pays avait vraiment « basculé à droite », l’État providence serait par exemple remis en question par l’opinion. Or, c’est tout le contraire. L’attachement aux services publics se vérifie, tout particulièrement dans la France périphérique, où la fermeture d’un bureau de poste peut devenir un casus belli. Même chose sur la question de la laïcité : il existe des électeurs de droite comme de gauche qui y sont attachés. Le clivage gauche-droite était le clivage du XIXe et du XXe siècle. Ce qui détermine le vote aujourd’hui, c’est le rapport à la mondialisation, à l’économie et le niveau de désaffiliation aux partis. […] »

Emmanuel Macron, vecteur de l’islamisme et des frères musulmans ?

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Intéressante présentation par un franco-marocain des agitateurs musulmans très entristes qui entourent le candidat de l’oligarchie. L’un des risques majeurs, non présenté ici mais qui nous semble essentiel, et de nature à mobiliser ceux de notre entourage qui voudraient voter blanc, ou pire (si, si, il y en a, nous avons discuté avec l’un d’eux pas plus tard qu’hier, un ardent participant aux manifs de 2013!), est selon nous la probabilité non négligeable que le fils d’Hollande légifère sur le vote des émigrés dans les 5 ans, ce qui nous condamne alors à la défaite électorale permanente par putsch démographique.

Il conclue par les considérations suivantes.

Que faire le 7 mai ?

J’entends depuis l’annonce des résultats du premier tour des injonctions par-ci, des insultes par-là. Je n’ai jamais vu une telle violence dans les propos, à la veille d’une élection majeure. Comme si le bien était d’un côté et le mal de l’autre. Une binarité simpliste qui n’augure rien de bon pour l’avenir du débat contradictoire et complexe dans une société, la nôtre, demeurant déboussolée par des crises économiques, sociales, identitaires doublées de menaces réelles de toutes ces violences islamistes qui surgissent, ici où là, causant la mort et condamnant la République à être en état d’urgence. Comme si, après une campagne électorale calamiteuse, Emmanuel Macron était de facto «le» candidat légitime pour présider la France, durant les cinq prochaines années.

Ses électeurs, respectables et respectés, constatant son relatif modeste score au premier tour d’une élection qui n’a pas livré ses secrets — le ferait-elle un jour ? –semblent être décidés, au nom de grands principes, à culpabiliser tous les autres humanistes, qui ne partagent pas leurs avis et qui ne veulent voter ni pour Macron, ni pour Le Pen. Pour ce faire, le vote «ni-ni» est considéré comme étant favorable à Marine Le Pen. Pourquoi ne serait-il pas favorable à Macron ? Mais cela n’est pas la vraie question.

Pour culpabiliser ceux qui refusent les postures de «moutons» et de «castors», on sort l’argument de l’antisémitisme, du nazisme et l’autre argument relatif à la Russie de Poutine, entre autres. Comme si un antisémitisme constaté chez des proches de Marine Le Pen serait beaucoup plus dangereux qu’un antisémitisme structurel avéré, constaté chez des proches islamistes d’Emmanuel Macron. Où est la cohérence ? Où sont la justice et la justesse dans le jugement ? La haine du juif, parce qu’il est juif, ne mériterait pas la même condamnation ferme et inconditionnelle selon qu’elle soit exprimée par un proche de Le Pen ou par un proche de Macron ?

Par ailleurs, l’islamisme, qui a détruit des pays et des civilisations millénaires au Proche-Orient comme en Afrique serait-il devenu, le temps des présidentielles, compatible avec les valeurs et les idéaux démocratiques et humanistes ? Quid des liens entre islamisme et nazisme ?

Que dire de cet épouvantail nommé la Russie de Poutine ? Est-il plus (ou moins) nocif, pour la stabilité de la République, qu’une servitude volontaire à la Turquie d’Erdogan ou aux monarchies pétrodollars, l’Arabie-Saoudite et le Qatar, et à leur volonté affichée de contrôler l’islam et la communauté de foi musulmane en France, via leurs agents frérosalafistes, leurs ONG, à travers une stratégie Soft Power assumée et financée, devant laquelle la France de Sarkozy, la France de Hollande-Macron se sont prosternées ?

Le combat contre l’islamisme est, pour beaucoup, un combat secondaire. Soit. Mais ce n’est pas mon avis, car là où l’islamisme s’implante, la paix devient un mirage. Un rêve fragile. Les violences se banalisent. Les libertés fondamentales et les droits humains reculent, petit-à-petit, mais reculent pour disparaître à jamais. Quand j’observe l’arrière-plan, derrière la candidature d’Emmanuel Macron, je vois certaines choses s’organiser. L’islamisme tente d’obtenir ici en France ce qu’il n’a pas pu atteindre dans bien d’autres pays. Ils sont là, derrière les rideaux de fumée, avec leur idéologie de conquête, leur antisémitisme décomplexé mais masqué, leur haine de l’autre, leur détestation de la laïcité, de la République, leur volonté d’asservir des esprits, des corps et des espaces, leurs structures de lobbying et d’entrisme. Ils sont venus de divers chemins pour rejoindre «En Marche !», en direction du Tamkine.

Peu importe que, par le passé récent, ils ont infiltré des formations politiques de gauche, du centre ou de droite. Ils ont même tenté de placer des «frères» au Front National, à l’image d’un certain Camel Bechikh. Aujourd’hui, c’est cap sur Macron.

Leurs intérêts y sont. Ils ont fait comme ce que le prophète Jacob (Israël), le père du prophète Joseph, avait demandé à ses fils, selon le récit coranique, d’accéder à l’Egypte par diverses portes : «Ô mes fils, n’entrez pas par une seule porte, mais entrez par portes séparées» (Coran, 12, 67). Ils ont diversifiés les portes politiques d’accès au cœur de la République.

Si Macron est élu président, tout laisse à penser qu’ils gagneront en poids, en efficacité, surtout à destination des jeunes. Affaiblis au Caire et dans d’autres capitales arabes, ils comptent rebondir à Paris. Leur contre-projet de société semble être parfaitement compatible avec une certaine conception de la société française chez Emmanuel Macron. Ils vont voter massivement pour lui. Je ne ferai pas de même, à moins que le candidat d’ «En Marche !» prenne position claire et rende publique la liste intégrale de ses candidats aux législatives, avant le second tour.

Pour l’instant, je ne voterai ni pour lui, ni pour Marine Le Pen. L’histoire jugera. L’histoire me jugera. Je me remettrai à son jugement, librement.

Et des universités de plus qui donnent dans la propagande

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Lettre ouverte d’un prêtre diocésain à Mgr Blaquart

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Nous publions volontiers cette lettre d’un prêtre, certes anonyme mais nous en garantissons l’authenticité :

A Monseigneur Jacques Blaquart,

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C’est un prêtre profondément blessé qui vous écrit (et qui pourrait le faire pour bien d’autres interventions d’Evêques malheureusement), et je n’emploie pas ce terme pour faire pleurer dans les chaumières. Evêque catholique, Successeur des Apôtres, vous avez outrepassé votre mission au travers de l’interview que vous avez donné concernant les élections et que je découvre avec effarement sur internet, redifusé sur le site du Diocèse d’Angoulême, votre Diocèse d’origine, comme s’il s’agissait de la parole du Pape. Je devine que si j’avais dit 1/10e de ce que vous avez dit mais en faveur de Madame Le Pen, mon Evêque m’aurait aussitôt mis au pilori. Et vous, vous pouvez asséner vos propos sans problème, blesser de nombreux catholique mais aussi non croyants par des paroles légères où le «moi je» répété plusieurs fois n’est pas digne du Pasteur d’un Diocèse, qui plus est au moment où ce Diocèse célèbre Sainte Jeanne d’Arc comme je le constate sur votre site, et dont il semble que vous ayez oublié la devise: «Dieu premier servi».

Tout d’abord vous vous appuyez sur l’expression «Non possumus» de nos frères martyrs des premiers siècles pour asseoir votre argumentation. Monseigneur c’est grave et injuriant pour tous ces martyrs et montre que, malheureusement, et avec tout le respect que je vous dois, vous n’avez pas encore l’étoffe de ces martyrs. Ils ont versé leur sang pour le Christ, seul Dieu, pour la Vérité, et non pour une opinion politique qui, surtout aujourd’hui avec tous les candidats qui se sont présentés à nos suffrages et spécialement avec Monsieur Macron, s’éloigne très fortement de cette Vérité. Comment peut-on faire un tel rapprochement? J’avoue ne pas croire qu’un Evêque ait pu prononcer une telle énormité. Seriez-vous un nouveau Cauchon?

Ensuite vous invoquez l’Evangile et c’est encore plus grave. Car pour justifier vos dires vous le tirez à vous avec des approximations et surtout des réductions. Très bien de nous dire: «Les exigences de l’évangile, est-ce de rejeter le pauvre? L’étranger? Le replis sur soi? Est-ce que l’évangile ne nous dit pas plutôt: prends soin du blessé, celui qui est d’un autre pays que toi? Regardez le Samaritain avec cet homme juif blessé au bord du chemin. Jésus est très clair, il va même jusqu’à dire tu aimeras ton ennemi. Ou je pense aussi à ce Proverbe: si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. Et je parle là seulement de l’ennemi. Alors je sais qu’on est dans des situations compliquées, mais moi, comme chrétien si j’ai une personne en détresse devant moi je ne peux pas la laisser tomber. Parce que c’est l’évangile.» Je crois que Monsieur Macron de façon plus grave que Madame Le Pen, va laisser sur le bord de la route bien des pauvres, il l’a d’ailleurs déjà prouvé. Et vous ajoutez ensuite: «Ma position est assez claire, c’est sur l’évangile que je reviens sans arrêt… Je suis extrêmement clair avec les valeurs de l’évangile qui ne sont pas négociables.» Pourquoi n’évoquez-vous pas dans ce cas des passages de l’Evangile et même de toute l’Ecriture qui parlent de respect de la vie, de tout ce qui touche à la morale personnelle et familiale, qui font partie des points non négociables comme nous l’a rappelé en son temps le Pape Benoît XVI, et qui sont à l’opposé de tout ce que nous promet Monsieur Macron. Ce dernier n’est-il pas lui aussi dans le rejet, et plus gravement qu’une Madame Le Pen, lorsqu’il prône toutes les déviances que sont la GPA et la PMA, sans parler des déviances homosexuelles? Sont-ce là des valeurs compatibles avec l’Evangile?

Non Monseigneur. Et je crois que votre prise de position va profondément diviser votre Diocèse qui, comme je le constate, a placé Madame Le Pen en tête au premier tour, comme elle va blesser bien des catholiques fidèles et aimant leur Eglise, sans compter les prêtres. Vous dites: «Je les respecte», en parlant de ceux qui votent FN. Est-ce si vrai? Ont-ils encore leur mot à dire? Allons-nous être obligés de choisir entre un évangile édulcoré et l’Evangile du Christ? Dans ce cas, mon choix et celui de nombreux frères prêtres et laïcs est fait. Malheureusement il ne leur est pas possible de s’exprimer librement et sans anonymat pour vous le faire savoir, et c’est grave. On voit cela sous des régimes totalitaires.

Monseigneur, par votre prise de position vous nous poussez à faire le pas et à aller mettre le 7 mai prochain un bulletin de vote pour Madame Le Pen. Et nous ne nous sentons pas du tout sous le coup de votre invective: «Y a-t-il une responsabilité collective dans la montée des extrêmes? Oui, je crois qu’on est tous responsables. À partir du moment où on ne prend pas soin de celui qui est en détresse, on encourage les extrêmes. Si on s’enferme dans la peur, si on se sent exclu, si on ne va pas vers eux, on est responsable de cette montée.» Dans notre ministère de prêtres nous sommes quotidiennement en présence de gens en détresse et, loin de nous enfermer dans la peur, nous allons vers eux et nous ne croyons pas être de ceux qui encouragent les extrêmes, Monsieur Macron en étant une et de la pire espèce car il arrive à endormir les catholiques qui n’auront pas assez de leurs deux yeux pour pleurer.

Je ne sais ce que vous ferez de ces lignes. Peu m’importe. J’ai appris de mes parents à aimer mon pays et l’Eglise, et ils m’ont aussi appris que Jésus a dit: «Que votre oui soit oui, et votre non soit non». Aujourd’hui, c’est un non franc que je vous adresse à la suite de vos propos. C’est un non franc que j’adresse à un Pasteur qui a outrepassé sa mission et qui ne peut en aucun cas exiger d’être suivi, même par ses prêtres, sur cette question.

Soyez assuré cependant de mon respect et de mes prières à votre intention, spécialement auprès de Notre Dame, Reine des Martyrs et Reine de France et de sainte Jeanne d’Arc, la Sainte de la Patrie comme l’appelait le Cardinal Touchet votre prédecesseur, que vous fêtez en ces jours à Orléans.

Un prêtre de France

Pour ceux qui ont peur… du projet économique de Marine Le Pen

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Ecoutez Jean Messiha :

Macron a le visage de cette Europe libérale et égoïste dont les Français ne veulent pourtant pas…

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De Stéphane Audeguy dans La Croix :

« (…) Comme en 2002, on va nous répéter que les deux candidats ne se valent pas. Nous voterons probablement non pas pour M. Macron, mais contre la xénophobie, contre une certaine bêtise, et pour la démocratie.

J’arrête ici le « nous » : si c’est une infamie d’ignorer leur existence, il y a une indignité à parler pour les autres. Pour moi, tout est facile, puisque j’ai un métier valorisant, de bonnes conditions de travail, des conditions de vie plaisantes. J’irai voter. Mais pour toute une France sinistrée, sera-ce aussi aisé ? Personne ne parle plus de classes sociales : mais enfin, qui ne voit que l’électorat de Mme Le Pen ne vit pas dans le même monde que celui de M. Macron ?

Pour la première fois, un parti d’extrême droite peut véritablement accéder à la présidence de la République. Il ne suffit pas d’appeler à voter pour le candidat qui se présente comme démocrate, et qui, comme « Marine », navigue à vue, sans autre boussole que sa petite personne. La France de Macron, on la connaît : c’est celle qui a voté pour ce traité européen que jadis les Français, dans leur majorité, refusaient ; et qu’on leur imposa !

Je me rappelle avoir été invité, le soir du « non », chez de bons bourgeois libéraux (aux deux sens du terme). Je me souviens de leur colère arrogante contre tous ces pauvres qui votaient si mal, qui ne comprenaient rien… Je me souviens, donc, d’avoir vu le visage de cette Europe libérale et égoïste dont je ne veux pas : si dans dix jours Mme Le Pen est élue, c’est à eux que nous devrons cette catastrophe ; et non à tous ces malheureux dont on dénie depuis si longtemps l’existence, les souffrances, le désespoir. »

« Macron est un psychopathe » : l’analyse d’un psychiatre italien

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Macron, sauveur de l’économie ?

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Un grand nombre d’« économistes » présente le duel Marine-Macron sous l’angle suivant : nous aurions le choix entre sauter dans l’inconnu ou le chaos avec Marine, ou poursuivre le redressement enclenché par Macron.

Il importe donc de se poser une question simple : Macron a-t-il une vraie compétence pour résoudre les difficultés considérables auxquelles est confrontée la France, tant sur le plan macro-économique que sur le plan micro-économique ?

Commençons par les compétences macro-économique du candidat, en rappelant préalablement sa fonction de principal décideur économique du quinquennat Hollande, puisqu’il fut :

du 15 mai 2012 au 15 juillet 2014, Secrétaire général de l’Élysée, responsable du pôle « Économie et Finance »,
et du 26 août 2014 au 30 août 2016, ministre de l’Économie et des Finances.

Concernant la direction économique générale de notre pays, les résultats obtenus par Macron s’apparentent à une Bérézina ou à un Waterloo, comme on voudra, puisque :

la dette publique a continué d’enfler de façon démesurée, en passant de 1800 milliards à 2200 milliards d’euros, traduisant la folie dépensière de l’Etat,
le nombre de chômeurs toutes catégories s’est considérablement accru, passant de 5 millions à 6,2 millions, révélant l’extrême précarité de l’emploi en France,
le déficit commercial est resté lourdement déficitaire, de près de 50 milliards d’euros en 2016, montrant que la maison France n’est plus compétitive,
la croissance est restée à un très bas niveau, de l’ordre de 1% par an, signifiant que la France ne produit pas suffisamment pour se développer normalement,
les caisses sociales restent très lourdement déficitaires : l’assistanat improductif grève de manière considérable les forces productives que sont les entreprises, seules créatrices de richesse.

Ainsi, sur le plan macro-économique, la messe est dite : Macron fut un piètre ministre, ne comprenant sans doute pas les rouages économiques fondamentaux, et se montrant donc incapable d’agir en profondeur pour redresser l’économie.

Il est donc logique que son programme actuel soit totalement insuffisant pour redresser la barre, et que le candidat dise tout ou presque, et le contraire de tout ou presque. Un seul exemple : comment peut-il vouloir ouvrir les frontières à une immigration non contrôlée, quand n’importe quel étudiant de première année d’économie sait que cela se traduira mécaniquement par un chômage accru, une dette publique non maîtrisée et des caisses sociales en faillite ?

Analysons maintenant quelques points de son programme micro-économique. Le candidat prévoit :

une baisse de l’impôt sur les sociétés, ramené en cinq ans de 33,3% à 25%, ce qui est un petit pas, mais pas de baisse de l’impôt pour les classes moyennes et les retraités, voyant globalement leurs impôts fortement augmenter, alors qu’ils sont déjà étranglés par les impôts actuels ;
un ISF élargi frappant les particuliers sur leur seul patrimoine immobilier, qui est le bien le plus précieux des classes moyennes, cet ISF ne touchant plus les détenteurs d’actions ou autres outils de placement, qui sont les amis financiers du candidat ;
des réductions de charges, des formations à grande échelle touchant deux millions de personnes, dixit Macron, mais payées comment puisque le déficit est partout …
un statu quo sur le système financier européen, piloté par une BCE qui inonde les marchés d’une bonne vraie monnaie de singe, au moyen d’une utilisation frénétique de la planche à billet : lorsque va sonner prochainement l’heure de vérité, et que la bulle financière va exploser, les placements des ménages seront très largement mis à contribution, n’en doutons pas ;
la libre circulation totale des marchandises, tuant de mois en mois nos derniers vestiges industriels, l’industrie ne représentant plus que 12% de notre PIB, contre 25% il y a 15 ans, et bientôt autour de 0% au train où vont les choses.

Le Medef signe ce programme, s’enthousiasme pour Macron, a trouvé son sauveur : c’est à se demander si ces chefs d’entreprise ont lu, une fois dans leur vie, un Que sais-je du genre : Comprendre toute l’économie en 50 pages.

Lorsque j’étais en doctorat d’économie, l’un de nos brillants professeurs martelait l’idée suivante : l’économie est une science inexacte, mais ô combien sérieuse. Le candidat, ses économistes et ses soutiens ont-ils vraiment conscience du sérieux de l’inexacte science économique ? Au vu des résultats économiques obtenus par Macron pendant cinq ans, la réponse est définitive : le candidat ne maîtrise en rien la science économique, et les Français paieront cher sa déficience, s’il est élu.

François Billot de Lochner, président de la Fondation de Service politique, de Liberté politique et de France Audace.

Lettre ouverte aux catholiques perplexes : « L’enjeu de cette présidentielle est un enjeu de civilisation »

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Bruno Gollnisch, député européen, membre du bureau politique du FN et Pascal Gannat, président du groupe FN au conseil régional Pays-de-la-Loire et membre du bureau politique du FN, tous deux catholiques pratiquants, publient aujourd’hui cette lettre ouverte destinée aux catholiques :

« À la veille de cette échéance décisive pour l’avenir de notre pays, vous vous interrogez peut-être encore. Au-delà de sa personne, vous n’avez pas de sympathie particulière pour le programme de Monsieur Macron, ni pour l’action passée de ceux qui le soutiennent aujourd’hui, mais vous hésitez à voter pour sa concurrente.

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Peut-être êtes-vous de ceux qui avez cru, en votant pour François Fillon, soutenir des convictions plus proche des vôtres, bien qu’en matière de défense de la vie il se fût empressé de dire que ses convictions personnelles n’auraient aucune conséquence sur son action politique, et d’ailleurs n’en avaient jamais eu. Aujourd’hui les masques sont tombés ; l’intéressé déclare à qui veut l’entendre que la principale cause de son échec est le soutien que lui a apporté « Sens Commun », cette frange de catholiques courageux qui pourtant l’avaient soutenu jusqu’au bout et qui en dépit de la publicité faite sur les faiblesses du personnage, ne l’avaient pas abandonné au milieu du gué, contrairement à ses amis politiques les plus proches, et avaient permis, lors de la grande manifestation du Trocadéro, de maintenir une candidature bien compromise. Dans ces conditions, vous n’êtes évidemment pas tenu, bien au contraire, de le suivre dans un ralliement immédiat et inconditionnel à l’ancien ministre de l’Économie de M. Hollande, dont la veille encore il dénonçait le programme néfaste pour la France.

Certains aujourd’hui voudraient aussi vous faire croire que le vote en faveur d’Emmanuel Macron est celui de l’ouverture, de la générosité aux antipodes de celui en faveur de Marine Le Pen, représentant le repli, l’hostilité au monde extérieur, l’égoïsme, etc. L’une de vos principales réticences tient peut-être à la volonté de la candidate nationale de restreindre voire d’inverser le courant migratoire : on veut faire croire aux chrétiens que ce serait un manque de charité, une violation du devoir d’hospitalité, la force de la propagande est telle que certains vont le répétant, qui sont de bonne foi.

N’en croyez rien : le devoir d’hospitalité qui s’impose au chrétien dans sa vie personnelle ne saurait déboucher sur je ne sais quelle obligation de morale politique qui voudrait que l’État, protecteur de la nation, laissât pénétrer sur son territoire quiconque voudrait y rentrer. Car si l’action politique doit dépendre de la morale, la morale politique a ses règles propres, qui sont ordonnées au bien commun. Par exemple : c’est une obligation faite aux chrétiens que de pardonner les offenses qui leur sont faites. Mais que dirait-on d’un État dont les dirigeants, sous prétexte de fidélité à l’Évangile, renonceraient à poursuivre le crime, et à punir les coupables ? On dirait que cet Etat manque gravement à ses devoirs. C’est la raison pour laquelle Saint Paul dit que c’est à juste titre que le prince use du glaive contre les criminels (Romains, 13).

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Au cours des 20 dernières années, la France a accueilli 9 millions d’étrangers. Si beaucoup se sont intégrés, dont souvent les enfants ou petits-enfants sont dans nos rangs, il faudrait être aveugle pour ne pas en voir les conséquences sur la cohésion sociale, sur la montée du communautarisme, sur l’islamisation progressive, mais radicale de bien des secteurs de nos villes, et aussi, sur la progression de la délinquance : en effet, quelle que soit l’honnêteté de beaucoup, si l’immigration n’en est certes pas le seul facteur, elle en est certainement l’un des plus importants. Le déracinement, la perte des repères de la société d’origine, et trop souvent le refus d’accepter ceux de la société d’accueil, sont autant de facteurs qui y prédisposent naturellement. Ceux qui, sous des prétextes humanistes, où sous couvert de générosité, veulent continuer à maintenir cette situation ne tiennent en fait aucun compte des souffrances de nos compatriotes parmi les plus démunis, contre lesquels joue de fait une préférence étrangère, dont le cadre de vie se modifie et qui, sans jamais avoir été consultés sur ce point, deviennent chaque jour un peu plus étrangers dans leur propre pays. Qui ne voit que la situation, si elle perdure, va directement à l’encontre de ce qu’affirme le Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise, en reprenant l’enseignement de saint Jean-Paul II, à savoir que « la nation possède un droit fondamental à l’existence ; à garder sa propre langue et sa culture par lesquelles un peuple exprime et défend ce que j’appellerai sa souveraineté spirituelle originelle ; à mener sa vie suivant ses traditions propres ».

Marine Le Pen sait aussi bien que nous la différence qu’il y a entre les véritables réfugiés, comme par exemple les malheureux chrétiens d’Orient, et ceux qui cherchent essentiellement des conditions économiques meilleures. L’enseignement de l’Eglise sur l’immigration n’est pas la préconisation d’un accueil illimité et inconditionnel de « l’autre ». l’Eglise, responsable, pose que l’immigration peut être limitée pour des motifs relevant du bien commun. Or, il est évident que le Front National ne souhaite limiter l’immigration pour d’autres motifs que le bien commun.

L’accueil d’un million de migrants comme l’a fait l’Allemagne est objectivement irresponsable, comment rendre possible le devoir exprimé par le pape Benoit XVI qu’ont les migrants de s’intégrer à leur pays d’accueil : « Les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil, en respectant ses lois et l’identité nationale » ? On ne trouve pas dans l’Evangile une ode au multiculturalisme, idéologie prônant la dissolution des identités et des nations dans un monde où les individus seraient « libérés » du joug des normes sociales et culturelles.

Depuis que le poète Paul Valéry a écrit la célèbre phrase : « Le temps du monde fini commence », le raccourcissement des distances et l’augmentation des communications ont provoqué une plus grande interdépendance entre les nations. C’est un fait, et nous sommes parfaitement conscients des conséquences de ce fait. Mais il ne faut pas confondre cette « planétisation » avec le projet mondialiste : projet économique, politique, moral (ou plutôt amoral), animé par de puissants réseaux financiers, idéologiques, politiques, médiatiques, qui se proposent la négation de toutes les différences et de toutes les identités : ethniques, culturelles, nationales, spirituelles… sexuelles, pour aboutir à un Homme indifférencié, soumis au dogme de la libre circulation indistincte des marchandises, des capitaux et des êtres humains.

L’Union européenne, mise au service de ce projet, accable de règles, de normes, de contraintes, de charges, cet espace européen, tandis qu’elle l’ouvre à la concurrence sauvage de pays qui n’ont ni règles, ni normes, ni contraintes, ni charges. Sa prétention à régir dans les moindres détails la vie de 500 millions d’européens en a fait une machine à tendance totalitaire, contraire au véritable génie de l’Europe : le continent qui, dans l’histoire de l’humanité, a inventé la liberté et l’égalité des nations. Elle viole allègrement, dans cette perspective véritablement luciférienne, le principe de subsidiarité dont la doctrine sociale de l’Eglise avait fait un élément essentiel du respect des collectivités naturelles. Au nom des droits de l’Homme, mais plus exactement des « droits de l’Homme sans Dieu », elle pratique cette dictature du relativisme que dénonçait Benoît XVI, et dans laquelle se retrouvent toutes les forces politiques qui soutiennent aujourd’hui la candidature de M. Macron. Elle se voue en faveur de la généralisation de l’avortement massif, de la promotion du « LGBT » (lesbian, gay, bi — et trans-sexuel), de la théorie du genre, et demain de l’euthanasie, avec un prosélytisme qui vous stupéfierait si, comme nous, vous aviez accès à ses travaux. Il est urgent d’y mettre un terme et de revenir à une coopération faite de projets communs, de coopération scientifique, culturelle, industrielle ou autre, si possible dans ce cadre, sinon, dans le cadre d’autres coopérations qui, comme Airbus ou Ariane Espace, ne doivent rien au système de Bruxelles.

Ne croyez pas à la générosité des véritables initiateurs du mondialisme dont aujourd’hui Monsieur Macron est, de fait, le candidat. Sous des dehors « humanistes », il y a la volonté, évidente pour quiconque fréquente les milieux politiques, de porter atteinte aux identités nationales comme à la véritable identité européenne, de peser à la baisse sur les salaires, d’organiser les flux économiques entre une partie du monde travaillant dans des conditions proches de l’esclavage et des îlots de consommation (au moins provisoirement), avec comme conséquence inéluctable l’appauvrissement du plus grand nombre et l’enrichissement sans vergogne de la petite caste qui profite de ces flux.

Ce n’est d’ailleurs pas en « tiers-mondisant » la France que l’on résoudra les problèmes du tiers-monde, mais c’est, comme l’a proposé Marine Le Pen dans son ambitieux programme en direction de l’Afrique, par une politique de développement différente de celle que l’on a menée jusqu’à présent, qui consistait trop souvent à prendre l’argent des pauvres des pays riches, pour le donner aux riches des pays pauvres.

Dans votre légitime souci d’universalité spirituelle, ne confondez pas l’égalité ontologique de tous les Hommes avec brassage des populations, et, quoi que l’on vous dise, sachez que la préférence nationale n’est pas contraire à la justice distributive, car il est légitime que les Français soient prioritaires chez eux, comme les étrangers le sont légitimement dans leur propre pays. Rappelez à cet égard les justes propos du Cardinal Feltin, alors archevêque de Paris : « L’Eglise qui proclame que tous les hommes sont frères, corrige l’interprétation erronée qu’on donne parfois à cette fraternité universelle. Elle déclare, en effet, que chacun doit aimer particulièrement ceux qui sont nés sur le même sol que lui, qui parlent la même langue, ont hérité des mêmes richesses historiques, artistiques, culturelles, qui constituent dans l’humanité cette communauté spéciale que nous appelons notre patrie, véritable mère, qui a contribué à former chacun de ses enfants. Elle a droit à un amour de préférence ».

Nous ne prétendons pas vous imposer un choix électoral au nom de vos valeurs spirituelles, qui sont aussi les nôtres. Toutefois nous osons affirmer que notre projet n’est en rien incompatible avec celles-ci. Rappelons par exemple la « Note doctrinale sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique » donnée en 2002 par le cardinal Ratzinger alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et confirmée par lui, alors devenu pape, devant les représentants d’un groupe parlementaire européen en 2007 : « protection de la vie dans toutes ses phases ; reconnaissance et défense de la structure naturelle de la famille — union entre un homme et une femme fondée sur le mariage — ; protection du droit des parents à éduquer leurs enfants ; protection sociale des mineurs ; libération des victimes des formes modernes d’esclavage ; droit à la liberté religieuse ; développement d’une économie au service de la personne et du bien commun ; respect de la justice sociale, de la solidarité et de la subsidiarité ; sauvegarde de la paix ». À cette aune, si le programme de Marine Le Pen vous paraît imparfait, comme toute initiative humaine, celui d’Emmanuel Macron demeure le plus éloigné de ces principes, n’en déplaise au journal « La Croix » et à certains membres de l’épiscopat.

En effet, ce programme ne va pas à l’encontre des valeurs chrétiennes dont nous connaissons l’importance dans la formation de la civilisation française et européenne. C’est finalement à un véritable retour au réel et au sens commun que nous aspirons légitimement et nous voyons avec espoir se dissiper progressivement la chape de plomb affective et idéologique qui pesait sur une grande partie des catholiques, clercs ou laïcs, et qui, tout en les empêchant de rappeler à temps et à contre temps les vérités enseignées par le Magistère, les incitait au contraire à hurler avec les loups contre les seuls mouvements de résistance politique face à la décadence de notre Europe.

Vous avez donc le droit de voter « National ». Vous en avez la possibilité, et c’est peut-être l’une des dernières qui vous soient données d’enrayer la décadence de nos mœurs, de notre culture, et de notre Patrie.

Nous affirmons avec Marine Le Pen que « l’enjeu de cette présidentielle est un enjeu de civilisation » et pour notre part, nous continuerons notre pacifique combat, nous souvenant des paroles de Jean-Paul II qui, il y a 30 ans, lors de sa rencontre à Rome avec le premier groupe de nos députés européens, leur avait adressé ce message :

« Continuez à vous battre contre la décadence morale de l’Europe ! ».

Bruno Gollnisch, député européen, membre du bureau politique du Front National

Pascal Gannat, président du groupe FN au conseil régional Pays-de-la-Loire et membre du bureau politique du Front National

Bébés éprouvettes : Deux amis de longue date découvrent qu’ils sont frère et soeur

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Deux jeunes Britanniques, Georgia Bond et Jack Bowman, sont meilleurs amis depuis des années. Originaires de Liverpool, ils ont également en commun d’être tous les deux nés d’une fécondation in vitro. Aussi, les deux adolescents s’amusent de la possibilité d’être issus du même donneur de sperme. Mais la plaisanterie va s’avérer exacte.

Georgia a raconté dans un message sur Facebook :

“Il y a quelques semaines, nous avons découvert que nous pouvions accéder à des détails à propos de nos donneurs”.

Jack recueille ainsi l’information qu’il a une sœur née en 1998, l’année de naissance de Georgia. La jeune femme entreprend à son tour la démarche. Après des semaines d’attente anxieuse, les résultats tombent enfin.

“Aujourd’hui, nous avons découvert que nous avions le même donneur de sperme, donc nous sommes réellement frères et sœurs”.

Sur Twitter, certains leur ont fait remarquer que sans cette découverte de parenté, ils auraient pu avoir une relation incestueuse… L’adolescente a aussitôt tweeté qu’il n’en était rien : son frère est LGBT. Sic.

Bernard Cazeneuve ne se cache même plus : « Il faut gagner l’élection présidentielle ! »

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Et les Français qui croyaient que le premier ministre avait soutenu Benoit Hamon (PS)….

Image de la grande magouille

La Commission européenne veut ouvrir à nouveau les vannes de l’immigration clandestine

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Déjà, il faut se pincer pour croire qu’elle avait voulu les fermer. C’est cependant ce qu’a décidé la commission européenne :

« La Commission européenne va mettre un terme en novembre aux dérogations exceptionnelles accordées à cinq pays européens, confrontés à un fort afflux migratoire, concernant les contrôles aux frontières internes de l’espace Schengen, a-t-elle annoncé ce mardi. Bruxelles a donné son accord à l’Allemagne, l’Autriche, au Danemark, la Suède et la Norvège pour une nouvelle prolongation des contrôles de six mois, mais ce sera la dernière fois, a prévenu le commissaire européen à la Migration Dimitris Avramopoulos lors d’une conférence de presse. »

Vous remarquerez que la France ne figure pas dans la liste de ces 5 pays ce qui revient à confirmer que le contrôle des frontières en France n’existe pas malgré l’état d’urgence et contrairement à ce que dit le gouvernement, Emmanuel Macron et les journalistes aux ordres…

Education : Macron entérine et prolonge toutes les dispositions de madame Vallaud Belkacem

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Extrait de l’analyse de l’association Enseignants pour l’Enfance :

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« Du point de vue de l’école, le quinquennat qui s’achève fut un désastre. A titre d’exemple, rappelons qu’au début de ce dernier des milliers de familles retirèrent une fois par mois leurs enfants des classes pour protester contre l’expérimentation des ABCD de l’égalité. Souvenons-nous aussi que la Ministre de l’Éducation nationale termina son mandat avec ce chiffre terrible : depuis 2012, le nombre d’enseignants stagiaires démissionnant de leur poste a été multiplié par trois. L’école est devenue un lieu d’inquiétude, que l’on fuit ou dont on se méfie.

Conscient de cette dégradation, Emmanuel Macron entend, dans la partie éducative de son programme, présenter des solutions neuves. Souhaitant « une école qui garantisse la réussite de tous », son projet est dédié à l’« accompagnement comme à l’orientation de chaque élève ».

Dans les faits cependant, cette noble intention se traduit par la perpétuation de mesures mises en œuvre sous le quinquennat Hollande. Réformes du collège et des rythmes scolaires, qui suscitèrent tant de crispations, ne seront aménagées qu’à la marge. « Pour les écoles primaires », assure le texte qui fait office de programme, on laissera le « soin aux communes d’organiser le temps périscolaire sans contrainte ». Quant aux collèges, on ne rendra possible que le « rétablissement de parcours bilangues en 6ème et de parcours européens ». La dérégulation du temps scolaire, l’atrophie des savoirs, la consécration d’un arbitraire ministériel qui bouleversa sans concertation des pans entiers du système scolaire français sont donc entérinées par le candidat d’« En marche ! » (…)

Preuve de cette intention, Monsieur Macron a le projet de réformer le baccalauréat. Voulant revoir la « réforme » de ce diplôme, il ne souhaite garder que « 4 matières obligatoires en examen final » et mettre « le reste en contrôle continu ». Cette mesure, qui autorisera une réduction des matières et des heures d’enseignement, n’est pas nouvelle : elle émane directement d’un rapport rédigé par le thintank Terra Nova, qui rédigea un texte intitulé « Comment sauver le bac ? Quatre semestres pour certifier et orienter ». On y trouve l’idée que, pour maintenir le baccalauréat, il suffirait de conserver des « épreuves finales, limitées au nombre de 4 », afin de placer le reste en « contrôle continu » (…)

Car tout le reste est à l’avenant. Comme Najat Vallaud-Belkacem, Monsieur Macron souhaite lutter contre les inégalités scolaires en créant de nouveaux postes, « entre 4 000 et 5 000 ». Comme cette dernière, il consacre l’interdiction du redoublement, puisque doivent être créés, « en fin de chaque année, des bilans personnalisés », qui n’auront d’autre fonction que d’autoriser l’élève à passer en classe supérieure. Comme elle aussi, il entend « renforcer la relation avec les parents », « en généralisant l’expérience de la mallette des parents ». Comme elle enfin, il fait de l’école le vecteur d’une égalité sociale, puisque, croyant aux « bienfaits de la crèche par la socialisation », il voit en celle-ci « un instrument de lutte contre les inégalités ».

Réplique de tout ce qui se fit depuis cinq ans avec le succès que l’on connaît, le programme d’Emmanuel Macron dédié aux questions éducatives est emblématique d’une candidature hâtive et artificielle. Alors que l’école française sombre dans la médiocrité et le vertige du vide, l’ancien Ministre reprend la posture de ses pairs : idéologie égalitaire, recherche du moindre coût, vacuité culturelle. Présenté comme le candidat du renouvellement, Monsieur Macron, s’il est élu, sera gestionnaire des affaires courantes, exécutant de consignes données plus haut. Président des experts et des compères, sa politique éducative transformera, au détriment des élèves, des parents et des enseignants, le quinquennat qui s’achève en décennat prolongé. Dix ans de malheurs attendront alors les enfants notre pays, qui assisteront, impuissants et bernés, à la confirmation de l’adage suivant : ce n’est pas avec de vieux cartables que l’on fait une école neuve. »

Abrogation de la loi Taubira : engagement n°87 de Marine Le Pen

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A quoi sert-il de manifester si, le moment venu, on refuse de voter pour la candidate qui veut abroger cette loi ?

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Terres de mission : Le renouveau de l’Eglise orthodoxe russe

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Mais aussi

Eglise en France : Encore une nouvelle traduction du “Notre Père”
Eglise en France : Missio. Des jeunes engagés dans l’apostolat des jeunes

Brigitte Bardot votera Marine Le Pen

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Le collectif Antioche dénonce la connivence entre le haut-clergé et les élites

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Le porte-partole du collectif Antioche est interrogé par Anne Le Pape dans Présent. Extrait :

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« Pour tout vous dire, nous sommes un peu dépassés par l’écho favorable que rencontre notre initiative. Cependant, la perspective est simple : « Antioche », ce sont les racines de l’Eglise (Actes 11, 26), la foi de ses premiers évêques, l’apôtre saint Pierre et le martyr saint Ignace. C’est le courage dans l’épreuve de nos frères chrétiens d’Orient, inspiration pour l’Occident. Une sorte de « retour à l’essentiel » pour éclairer le présent, sans intention de donner des leçons à qui que ce soit, en des temps difficiles. Nous avons vu les positions voilées de la CEF et, surtout, nous constatons l’incertitude des fidèles. Nous nous devions de réagir de manière ajustée à notre rôle de pasteurs. Après quelques discussions entre amis, l’initiative a été lancée.

Quelles sont les raisons qui vous empêchent de voter pour Emmanuel Macron ? Et celles qui vous font voter Marine Le Pen ?

La focalisation de l’argumentaire sur quelques versets bibliques pour défendre « l’accueil de l’étranger » ou « rejeter la peur » ne suffisent pas à guider un discernement politique. L’hospitalité d’Abraham est une belle chose, mais la réflexion éthique de l’Eglise s’est approfondie depuis quelques siècles, non ? La pensée des docteurs, saint Thomas, saint Alphonse et tant d’autres, devrait éclairer plus finement nos débats. Les enjeux sociaux et sociétaux méritent un peu plus de sérieux.

Allons à l’essentiel. M. Macron et ses riches mentors sont partisans d’une ouverture économique dérégularisée qui met en péril les plus faibles. C’est le système financier qui devient la norme. Le pape François le dit : « La politique ne doit pas se soumettre à l’économie et celle-ci ne doit pas se soumettre aux diktats ni au paradigme d’efficacité de la technocratie. Aujourd’hui, en pensant au bien commun, nous avons impérieusement besoin que la politique et l’économie, en dialogue, se mettent résolument au service de la vie, spécialement de la vie humaine » (Laudato si, 189). N’oublions pas les changements sociétaux que ce système induit nécessairement. D’où notre défiance.

Et pour Mme Le Pen ? Bien sûr qu’il y a des raisons de s’opposer à elle, mais pourquoi donc la traiter comme une candidate d’une autre nature que son adversaire ? Sur les questions essentielles, nous n’avons – ce qui est normal en politique – qu’une « préférence d’opportunité ».

Comment expliquez-vous l’engagement anti-FN, même s’il n’ose plus s’intituler ainsi, de la Conférence des évêques de France ?

Seuls les historiens pourront nous le dire un jour. Il nous semble, à mes confrères et à moi, que la « connivence » dénoncée autrefois par le cardinal Decourtray entre une part du haut clergé et les élites, une paresse intellectuelle récurrente dans ces milieux et la pression médiatique pourraient l’expliquer. Le problème, c’est que les temps ont changé. La Manif pour tous, qui a engendré une nouvelle et magnifique génération de jeunes catholiques décomplexés, est passée par là. La « parole se libère », pour reprendre un vieux slogan. Les évêques auraient tout intérêt, nous le disons avec respect, à le voir.

Quel succès rencontre votre collectif dans le milieu des prêtres et des religieux ? Avez-vous le soutien de certains prélats ?

Un succès d’estime, certainement bridé par la chape de plomb qui règne dans l’Eglise en France aujourd’hui, fruit d’années de pressions et de sanctions aussi. De toute façon, nous n’avons aucune vocation à nous perpétuer en un vulgaire lobby. Nous intervenons, comme des millions de citoyens, pour dire sur l’agora ce que nous pensons, sans sortir du devoir de prudence et de réserve qui est notre lot au quotidien. Ceci explique l’anonymat.

Prêtres en lien quotidien avec le véritable peuple français, comment voyez-vous ses préoccupations et son avenir ?

Nous sommes des témoins de la vie quotidienne des familles, des villages et des quartiers. Nous voyons les évolutions profondes, les fractures sociétales, les dérives anthropologiques qui affectent notre pays, le « hors-sol » de nos évêques. Nous sommes aussi témoins d’une « résistance » du bon sens, au quotidien, dans les familles, chez ceux « qui se lèvent tôt », et ne s’en laissent pas (trop) compter par la « société du spectacle ». Même sur le plan de la foi, un certain « retour identitaire chrétien », simple et courageux, se fait jour, loin des structures officielles. Tout ceci est fragile, d’où notre prise de parole. […] »

Messe pour la France ce 3 mai à 19h45 à Paris

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En l’église Saint-François-Xavier.

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Les cathos peuvent voter pour Le Pen

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C’est ce que pense Jeanne Smits dans Minute :

« […] Il y a belle lurette qu’une bonne part des évêques de France affiche un net penchant à gauche. Les électeurs catholiques ne sont pas dupes, pourtant. Mais voter en conscience est une question qui se pose pour tous. Peut-on voter pour Marine Le Pen ?

[…] Le cardinal Ratzinger – toujours lui – apporte une réponse concise et claire au dilemme de la conscience « catholique et française », catholique et nationale : il l’a fait en écrivant un mémorandum privé à un évêque américain à propos de l’admission à la communion des politiques favorisant l’avortement, où il précisait – c’était en 2004 – ce qu’il en est pour leurs électeurs. « Un catholique serait coupable de coopération formelle au mal, et donc indigne de se présenter à la communion, s’il devait délibérément voter pour un candidat précisément en raison de la position permissive d’un candidat à l’égard de l’avortement et(ou) de l’euthanasie. Lorsqu’un catholique ne partage pas la position favorable d’un candidat à l’égard de l’avortement et (ou) de l’euthanasie, mais vote pour ce candidat pour d’autres raisons, cela est considéré comme une coopération matérielle éloignée, qui peut être permise en présence de raisons proportionnées », répondait-il au cardinal Mc Carrick. Ce n’est pas un blanc-seing pour voter n’importe comment : s’il a le choix, l’électeur catholique doit en conscience privilégier le candidat qui affirme pleinement le respect de la vie, de la famille, de la liberté éducative. Mais quand il n’a pas ce choix ? Il a le droit de voter non point « pour » des mesures mauvaises ou contestables dans ce domaine, qu’il n’approuve ni ne désire soutenir, mais pour ce qu’il estime y avoir, dans ce mauvais programme, de moins mauvais, voire de nécessaire pour son pays. Comparez les programmes, cochez les cases, faites les comptes. Il y a d’un côté une ouverture tous azimuts au mondialisme et à la culture de mort qu’il véhicule. De l’autre, un « moins pire » éthique, et une volonté, fût-elle imparfaite, de protéger les réalités et les libertés françaises. Face à cela, la pesante bureaucratie gauchisante des évêques de France ne fait décidément pas le poids. »

La Méduse: Soros, les migrants, Macron, Alstom, la table est mise pour les grands prédateurs

La Méduse:

Soros, les migrants, Macron, Alstom, la table est mise pour les grands prédateurs

Posted: 03 May 2017 05:43 AM PDT

Qui se cache derrière les ONG qui organisent le flux des migrants entre l’Afrique et l’Europe?

PAR CHRISTIAN CAMPICHE

Pour le savoir, le procureur de Catane a ouvert une enquête. Alors qu’un demi-million de personnes ont transité par la Sicile depuis 2013, Carmelo Zuccaro s’interroge. Quel rôle joue, par exemple, l’ONG maltaise Moas et sa flottille de navires privés? Quels sont ses liens avec les trafiquants et autres passeurs dont l’activité s’assimile à celle de négriers?

En Italie, le monde politique s’est emparé de l’affaire, les uns s’indignant du manque de confiance accordé à des entités soucieuses de soulager la détresse humaine, les autres s’inquiétant de l’irruption du crime organisé dans le trafic des migrants dont moins de 3%, selon des chiffres d’une agence de l’ONU, seraient des réfugiés. Tenace, Carmelo Zuccaro ne se laisse pas démonter et affirme détenir des preuves d’une collusion entre des gardes-côtes italiens, des ONG et des passeurs. Un réseau triangulaire dont l’action permet aux bateaux d’éviter l’escale de Malte, passage bien vu par Bruxelles pour permettre le contrôle du flux des réfugiés.

Si le procureur de Catane parvient à ses fins, l’ONG Moas sera peut-être contrainte de jouer la transparence. Qui la finance, par exemple? Une petite recherche menée par nos soins permet de repérer que son PDG, Christopher Catambrone, soutint par de généreuses donations Hillary Clinton en 2016. Un logique retour d’ascenseur, la candidate malheureuse à la présidentielle américaine ayant été un temps un sponsor important de Moas. Mais la fondation Clinton connaît aujourd’hui des difficultés de trésorerie et c’est un certain George Soros qui a pris le relais. Le financier new-yorkais et présumé philanthrope avait promis l’an dernier un demi-milliard de dollars à Barack Obama pour l’aider à « régler » la crise des migrants.

Avec quelles motivations? Quel intérêt a Soros à encourager l’aiguillage vers le Vieux Continent de centaines de milliers de migrants illégaux? De nombreux organes d’information étant contrôlés à distance par une création de Soros, l’ «Open Society», nébuleuse de fondations actives dans le cybermilitantisme, on trouvera difficilement une réponse dans les journaux « mainstream ». Tant et si bien que l’on ne peut que se perdre en conjectures. Ou se rabattre sur la presse africaine pour obtenir des éléments de réponse. En 2012, le journal guinéen «Le Jour » évoquait déjà les liens qu’entretient le milliardaire américain avec Alpha Condé, président de la Guinée, pays d’origine d’un très grand nombre de migrants en France. «Georges le philanthrope arrange les affaires de Soros l’homme d’affaires. Ses pays cibles sont ceux qui sont instables mais riches en ressources naturelles».

En finançant le transit maritime des migrants, Soros rend service aux régimes africains en délicatesse avec une partie de leur population. Plus en aval, il donne un coup de pouce aux employeurs à la petite semaine dans les pays d’Europe, ravis d’embaucher une main-d’oeuvre à moindre coût. Insensibles à l’idée que s’enclenche une spirale de décadence sociale, accentuant l’inégalité salariale, avec pour corollaire l’exacerbation des conflits sociaux. La table est mise pour les grands prédateurs, qui, tels Soros, s’empressent de faire main-basse sur le patrimoine industriel des nations européennes.

On peut compter sur eux. Un excellent élève du maître de Wall Street est Emmanuel Macron. Du temps où il était ministre de l’économie, le candidat à la présidentielle s’est fait un point d’honneur de vendre Alstom, plus précisément sa division électrique, à General Electric. Devenu américain, ce fleuron du génie français ne se console même pas d’avoir échappé aux griffes chinoises. Ce plaisir, il le délègue à un autre. Qui sera le prochain?
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Détails

Bonald, Joseph de (1859-1930)-bibliographie IDREF

Bonald, Joseph de (1859-1930)
130142476
Notice de type Personne

Forme retenue
Bonald, Joseph de (1859-1930)

Forme rejetée
Bonald, Vicomte de (1859-1930)
[Nom de personne]

Information
Langue d’expression : français
Pays : FRANCE
Date de naissance : 1859
Date de mort : 1930
Sexe : masculin

Notes
Note publique d’information :
Généalogiste. – Collaborateur de la « Revue historique de Toulouse »

Source
Bibliographie de l’Aveyron – http://wiki.geneanet.org (2006-08-29)

Documents généalogiques sur des familles du Rouergue / vicomte de Bonald, 1902

Ermitage du Mont Cindre, près de Lyon / par une jeune languedocienne… (Bertille de Mazade d’Avèze, vicomtesse de Bonald) ; 4e édition précédée d’une préface par Joseph de Bonald, 1891

Utilisation dans Rameau
La vedette ne peut pas être employée dans une vedette RAMEAU

Autres identifiants
Identifiant BNF : FRBNF118256168
Identifiant ARK : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb11825616b

Informations sur la notice
Identifiant de la notice : 130142476
Dernière modification : 29-09-2015 à 10h22

Notices bibliographiques liées :2 rôle(s)
070 Auteur ( 7 )
080 Préfacier, etc. ( 1 )

Auteur :

Rôles ?

130142182 : Documens généalogiques sur des familles du Rouergue [Texte imprimé] / par le Vicomte de Bonald,… / Rodez : E. Carrère , 1902

130690007 : Les comtes de Rodez et les seigneurs de Benadent [Texte imprimé] / Vicomte de Bonald / Paris : Champion , 1905

130689939 : A propos du tombeau des Frésals [Texte imprimé] / Vicomte de Bonald / Rodez : Imp. Carrère , 1922

130690074 : Nobles et Marchands [Texte imprimé] / Vicomte de Bonald / Toulouse : imp. St Cyprien , 1923

130690120 : Saunhac (1070-1926) [Texte imprimé] / Vicomte de Bonald / Toulouse : [s. n.] , 1926

174691807 : Documents généalogiques sur des familles du Rouergue [Texte imprimé] / vicomte de Bonald / Marseille : Laffitte Reprints , 1978

128221399 : Documens généalogiques sur des familles du Rouergue [Texte imprimé] / le vicomte de Bonald / [Reproduction en fac-similé] / Nîmes : Lacour-Ollé , 2008

Préfacier, etc. :

Rôles ?

008064598 : Ermitage du Mont Cindre près de Lyon / par une jeune languedocienne… (Bertille de Mazade d’Avèze, vicomtesse de Bonald) / 4e éd / Toulouse : Douladoure-Privat , 1891
ABES